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Afin de renforcer l'impact des activités de l'UNESCO en Afrique tout en favorisant l'intégration sous-régionale et régionale, considérée par les Assises de l'Afrique comme un domaine prioritaire, le Département a renforcé ses relations de travail avec un certain nombre d'associations et d'organisations régionales africaines, intergouvernementales ou non gouvernementales, telles que la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), l'Autorité intergouvernementale pour le Développement (IGAD), la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL), la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), et tout particulièrement, avec l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
La Déclaration du directeur Général à l'ECOSOG: 16 Juillet 2001
Derniers accords de coopération :
la CEDEAO, et
Coopération avec l'OUA
L'adoption d'une stratégie commune OUA/UNESCO en novembre 1995 pour la mise en oeuvre des recommandations des Assises de l'Afrique, et la signature de l'Aide-Mémoire en janvier 1996, ont permis au Département de redynamiser la coopération entre l'OUA et l'UNESCO, en particulier dans le cadre du suivi des recommandations des Assises de l'Afrique ainsi que de la mise en oeuvre du Traité d'Abuja instituant la Communauté Economique Africaine, en instituant des consultations régulières et des Commissions mixtes entre les deux Organisations dont la dernière remonte au 1er juin 1999; ces réunions ont permis l'identification d'activités conjointes, relevant notamment : -de la coopération Sud-Sud et de l'intégration régionale, C'est ainsi que depuis ces deux dernières années, le Département a contribué à la mise en place d'un système d'alerte rapide aux fins de la prévention et du règlement des conflits en Afrique à travers la mise en place d'infrastructures, de programmes éducatifs et de programmes de réinsertion. Une expertise a été fournie au secrétariat de l'OUA pendant un an pour la promotion et la mise en oeuvre des activités de l'UNESCO relatives à une culture de la paix, et des spécialistes dans ce domaine et dans celui de l'éducation, de la science et de la technologie ont été mis à la disposition de l'OUA. La formation de personnel et la fourniture d'équipement ont permis le renforcement des services d'information de l'OUA dans le cadre de la restructuration et de la relance de l'Agence Panafricaine d'Information (PANA). Depuis la proclamation par l'OUA en 1996 de la Décennie de l'éducation en Afrique, dont l'UNESCO fait partie du Comité directeur de pilotage, l'axe principal de la coopération conjointe repose sur la participation de l'UNESCO aux activités prévues dans le Programme d'action de la Décennie adopté lors de la Conférence des Ministres africains de l'éducation de l'OUA (COMEDAF I) qui a été organisée à Harare du 17 au 19 mars 1999 avec une assistance financière de l'UNESCO. Il a été convenu de mettre en place un mécanisme de coordination de la Décennie, du COMEDAF I et du MINEDAF VII, qui a été adopté au Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement à Alger du 12 au 14 juillet 1999. En ce qui concerne l'exécution du Programme, l'UNESCO fera bénéficier l'OUA et les communautés économiques régionales concernées: SADC (Communauté de développement des pays de l'Afrique australe), CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), COMESA (Marché Commun de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique Australe), UMA (Union du Maghreb Arabe), CEEAC (Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale) de son expertise pour mener à bien les activités envisagées. D'autres activités conjointes, notamment dans le domaine de la culture, seront entreprises telles que la restructuration du Fonds culturel africain, l'organisation de la 5e Conférence des Ministres africains de la culture, la mise en oeuvre du Plan d'Action de Dakar sur les industries culturelles, notamment les problèmes liés au développement de l'industrie du livre en Afrique, la mobilisation des Etats membres en ce qui concerne la commémoration de la "Journée du 23 août, Journée Internationale du Souvenir de la Traite négrière et de son abolition", et la mise en place d'une structure de coopération culturelle, après la disparition de l'Institut culturel africain (ICA). La création de l'Institut culturel afro-arabe est à l'étude. Par ailleurs, l'UNESCO a également contribué à plusieurs manifestations à but commercial organisées conjointement par l'OUA, la Ligue des Etats arabes et les pays hôtes. La 35e session du Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OUA, (Alger 12-14 juillet 1999), a adopté une résolution par laquelle le Sommet demandait à l'UNESCO de réviser en vue de son renforcement, l'Accord de coopération entre l'OUA et l'UNESCO signé en 1968 en mettant un accent particulier sur la mise en commun de leurs expertises au service des Etats membres, de continuer à développer les mécanismes de consultation en vue de la mise en oeuvre de projets communs et de poursuivre les initiatives destinées à promouvoir un environnement de paix et de stabilité pour le développement de l'Afrique. A l'occasion des réunions de la Commission mixte UNESCO/OUA, le Département Priorité Afrique a souligné l'importance du développement de la science et de la technologie en Afrique. C'est ainsi que la 35e session du Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OUA, a adopté une résolution préconisant que les pays en développement consacrent progressivement au moins 0,4% de leur produit national brut annuel à la recherche scientifique et technologique et que 3% des ressources provenant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) soient réservés au développement de la science et la technologie. A ce Sommet, l'OUA a également adopté une résolution pour soutenir la Déclaration de Zanzibar ainsi que le Programme d'Action adopté par la Conférence panafricaine des femmes sur une culture de paix (Zanzibar, 17-20 mai 1999).
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