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LA QUESTION AUTOCHTONE EN AFRIQUE
Lancé en 1996, ce projet régional est basé à Dakar à l'institut des Nations Unies pour le développement économique et la planification. Il a pour objectif de renforcer les capacités nationales africaines en matière de planification, de contrôle et d'évaluation de stratégies de développement, des programmes et des projets qui s'inscrivent dans une perspective culturelle. Depuis son lancement, il a permis de créer huit stages sous-régionaux de formation et de sensibilisation, et d'effectuer trois projets régionaux de recherche sur les différents aspects de l'interaction entre la culture et le développement. La réunion des donateurs a été organisée les 17 et 18 février 1999 à Dakar, Sénégal, sous l'égide de l'institut des nations Unies pour le développement économique et la planification et l'UNESCO. Parmi les 65 participants aux travaux de cette réunion, figuraient des représentants d'organisations internationales, régionales et sous-régionales, des institutions spécialisées, des gouvernements, des bureaux régionaux et de pays partenaires des institutions du système des Nations Unies. En 2000-2001, ce projet a été renforcé selon les conclusions de l'évaluation effectuée en 1998-1999 sur la phase expérimentale et les consultations avec les donateurs potentiels. Le partenariat avec les commissions nationales , les ONG, les institutions académiques, les organisations de développement et les agences internationales de financement sera développé. L'objectif consiste à sensibiliser quelque 200 décideurs, planificateurs et agents de développement à l'interaction entre les cultures et les diverses questions de développement telles que la prévention du SIDA et du virus VIH. Grâce au financement accordé par le centre de recherches pour le développement international (the International Development Research Centre/ IDRC), Canada, (220.000 dollars canadiens), le collège activera également le travail en réseau et la coopération entre les spécialistes , les universités et les institutions scientifiques afin de promouvoir la recherche, la formation et la dissémination d'informations concernant la culture et le développement en Afrique ainsi que les consultations sur le rôle de la culture dans la mise en place de projets de développement. La contribution prévue à partir du budget régulier pour 2000-2001 s'élève à 850. 000 dollars US des Etats- Unis, alors que la contribution prévue dans le cadre de fonds extrabudgétaires pour financer trois cours de formation sous-régionaux est de l'ordre de 95.000 dollars US. Les actions entreprises en vue de développer le Collège itinérant sont axées autour de la publication et la diffusion d'informations, et l'organisation d'ateliers divers (en collaboration avec l'UNFPA, l'UNAIDS,…). En 200-2001, une aide technique et une autre financière, quoique limitée, a été accordée aux Etats africains membres ayant exprimé le désir d'élaborer des politiques culturelles nationales ou de réviser celles déjà en place. Les fonds supplémentaires nécessaires seront levés à partir de sources extrabudgétaires. L'UNESCO a par ailleurs accordé une assistance technique conséquente pour l'organisation du Symposium régional sur le financement de la culture en Afrique, qui s'est tenu à Abidjan en juin 2000, et qui a été financé par la Fondation Ford.
Approche culturelle de la prévention et du traitement du VIH/SIDADans le cadre de ce projet extrabudgétaire (UNAIDS/UNESCO), cinq études nationales d'évaluation ont été effectuées en 1998-1999 sur les aspects socioculturels de la prévention du VIH/SIDA en Afrique (Angola, Malawi, Mozambique, Ouganda, Zimbabwe) en vue d'identifier les facteurs culturels qui doivent être pris en considération dans l'élaboration d estratégies et de programmes de prévention afin d'assurer leur pertinence aux contextes spécifiques et d'améliorer leur efficacité. Les rapports ont été publiés et mis sur le site Internet de l'UNESCO en 2000. En 2000-2001, deux ateliers sous-régionaux ont été organisés, en coopération avec le Collège itinérant Africain pour la Culture et le Développement, et en Ouganda (mai 2000) et en Egypte (juin 2000). Ils avaient pour but de former des spécialistes de divers pays d'Afrique de l'Est et du Nord afin qu'à leur tour ils forment des planificateurs et d'autres professionnels à l'adoption d'approches culturelles dans leur travail. Deux autres ateliers, avec le même objectif, ont été organisés à Dakar (début mai 2001) à l'intention des pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale, et à Fès (fin Avril 2001) à l'intention des pays du Maghreb. D'autre part, un projet pilote a été lancé en Ouganda pour le test et la mise en place des méthodes proposées dans le manuel d'élaboration de projets. Par ailleurs, une conférence internationale sur l'Approche culturelle de la prévention du VIH/SIDA " a été organisée à Nairobi du 2 au 4 octobre 2000. Les 47 participants qui y ont été conviés sont originaires des pays africains, des Etats arabes, des caraïbes et d'Asie (République centrafricaine, l'ethiopie, le Kenya, le Malawi, le Nigeria, le Sénégal, l'Afrique du sud, l'Ouganda, et le Zimbabwe pour la région Afrique) ainsi que des représentants de l'UNAIDS, de l'IUNFPA, de l'UNICEF, de l'UNDCP, du PNUD, de l'OMS, de l'organisation Internationale de la Migration, de l'Organisation Pan Américaine de la Santé, de la Banque mondiale, et de diverses ONG et communautés religieuses.
Mise en réseauxL'an 2000 a connu le lancement de deux réseaux, à savoir : (i) le réseau international des observatoires de politiques culturelles établi avec la participation, entre autres, de deux participants africains : le " Southern African Cultural Information System " (SACIS, Maputo) et le groupe Africain des 30 (dakar). L'UNESCO coopère avec l'OUA pour l'établissement d'un observatoire régional africain des politiques culturelles avec l'appui de la Fondation Ford. Dans ce cadre, une réunion d'experts a été organisée à Kinshasa en septembre 2000, alors qu'une autre est prévue à Pretoria vers la fin de janvier 2001. (ii) - Le réseau inter-régional des Chaires UNESCO et des centres de formation en politiques culturelles et en gestion (NETCULT°, au sein duquel l'Afrique est représentée par le centre régional d'action culturelle (CRAC, Lomé) et le centre d'Etudes et de Promotion de la Culture et de la Communication en Afrique (CEPROCOM, Kinshasa). En 2000-2001, conformément à la résolution 30C/DR.8 Rev. Adoptée par la conférence générale , le centre régional d'action culturelle (CRAC° à Lomé, Togo a reçu une assistance technique et une contribution financière (35.000 dollars US) pour la préparation intellectuelle de la Conférence pan-Africaine sur la Culture et le développement en Afrique, prévue cette année dans le cadre de la présidence togolaise de l'OUA.
La question autochtone en AfriqueDans le cadre de la Décennie internationale des populations autochtones du monde (1995-2004) proclamée par l'Assemblée générale des nations unies dans sa résolution 48/163 du 21 décembre 1993, l'UNESCO cherche à promouvoir activement des projets en faveur des populations autochtones permettant la restauration de leur identité et le renforcement de leur dignité. La question des populations autochtones en Afrique se développe depuis quelques années et le mouvement autochtone s'organise dans le respect des Etats démocratiques d'Afrique. Dans cette perspective, l'UNESCO a initié des contacts avec le comité de Coordination des peuples Autochtones d'Afrique (IPACC, organisation non-gouvernementale, créée en 1996, lors de la 14éme session du Groupe d e travail sur les populations autochtones qui est un organe subsidiaire de la sous-commission de la lutte contre les mesures discriminatoires et de la protection des minorités). L'IPAAC constitue un réseau d'organisations basées dans les collectivités autochtones et participe, sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies, à la mise en œuvre du Plan d'action de la Décennie en Afrique. Elle identifie les populations autochtones d'Afrique suer la base de la définition juridique des Nations Unies. Dans le cadre du renforcement de son action en faveur des populations autochtones d'Afrique, l'UNESCO a prévu de développer un partenariat avec le " Soutf African San Institute " (SASI° en Afrique du sud, à travers un projet pilote en faveur des communautés San et Khoe d'Afrique du Sud. Intitulé " Cultural ressource Auditing and Management project with the Khomani San (Bushmen) of the Southern Khalahari", le projet est constitué de deux phases. La première a pour objectif la mise en place d'un inventaire des ressources culturelles en partenariat avec les anciens de la communauté. La seconde phase qui vise plus particulièrement les jeunes, consiste à assurer la gestion de ces ressources culturelles et la formation des membres au profit du développement des San et des Khoe.
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