- DIALOGUE INTERCULTUREL
Dialogue interculturel
La Route de l'esclave
Lancé à Ouidah, Bénin, en 1994, le projet interculturel " La Route de l'Esclave " a connu un développement soutenu. Il est actuellement structuré autour de quatre grands piliers : programme de recherche scientifique ; programme d 'éducation et d'enseignement ; programme sur la promotion des cultures vivantes et des expressions artistiques et spirituelles ; et le programme de tourisme culturel sur la mémoire de l'esclavage et la diaspora.
Dans le cadre du réseau de recherche scientifique sur " l'impact de la traite négrière sur la Sénégambie " (Volet principal du projet qui est mis en œuvre à travers des réseaux thématiques de recherche sous la coordination de différentes institutions scientifiques renommées en Afrique, Europe, Amérique et Caraïbes), le projet pilote sur la tradition orale liée à la traite négrière vient d'être conclu. Lancé en décembre 1999, ce projet visait la collecte, l'archivage et l'exploitation des données de la tradition orale liée à la traite négrière en Sénégambie (Gambie, Guinée, guinée Bissau et Sénégal). Le projet fut coordonné par le Professeur Djibril tamsir Niane (Guinée), le Comité guinéen de la route de l'esclave, en coopération avec les responsables de " la route de l'esclave " de la région, notamment le professeur Mbaye Guèye de l'Université Cheikh Anta Diop à dakar. Les deux chercheurs sont membres du Comité scientifique de la route de l'Esclave. Deux projets similaires doivent démarrer en mars 2001 en Afrique de l'Ouest (Nigeria, Ghana et bénin) et en Afrique centrale (Congo, Gabon, et Sao Tome et Principe). Par ailleurs, un séminaire sur le " Dialogue interculturel en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs est envisagé à Libreville au Gabon.
Dans le cadre de ce programme, un " séminaire international sur les cultures Bantou dans les Amériques et les Caraïbes " a eu lieu du 6 au 10 novembre 2000 à Libreville (Gabon). Le séminaire a été organisé en coopération avec le centre international des civilisations Bantou, l'université de Alcala, Espagne et le Gouvernement gabonais. Un réseau de recherche scientifique sur le même sujet a été créé à l'Université Omar Bongo. Un festival culturel a été organisé par les autorités gabonaises dans le cadre de ce séminaire. L'UNESCO a apporté une contribution financière à l'organisation de cette activité ainsi qu'à l'exposition à Libreville d'une partie de l'exposition itinérante Afro-América Mexico, qui abordait la mémoire des esclaves marrons dans les Amériques. Une contribution financière a également été accordée à la Mairie de Gorée (6.000 dollars US) pour l'organisation du Festival des racines Noires qui a eu lieu à Gorée du 30 novembre du 3 décembre 2000.
L'UNESCO a lancé en coopération avec l'Organisation mondiale du Tourisme (OMT) le programme sur le Tourisme culturel lié à la route de l'esclave en Afrique. ce programme vise l'identification , la restauration et la promotion des sites et lieux de mémoire liés à la traite négrière et la création de musées de l'esclavage afin de renforcer la mémoire de l'esclavage, de valoriser un tourisme de mémoire et promouvoir le développement économique et social par le tourisme. Des missions techniques d'appui sectoriel ont été envoyées dans les pays pilotes définies par la commission de l'OMT pour l'Afrique (Sénégal, Gambie, Guinée Bissau, république centrafricaine, Afrique du sud, Malawi, Mozambique, Ghana). En 2000, des études ont été effectuées au Mozambique et sur le site de Sali au Sénégal. Jusqu'à la fin de ce biennium, les missions techniques seront poursuivies dans d'autres pays africains : Burkina Faso, Mali, Togo, Cameroun, côte d'Ivoire, guinée Equatoriale, Gabon, Congo, Tchad, cap Vert, Kenya, Ouganda, Namibie, Zimbabwe, Libéria, sierra Leone et Nigeria. Une carte africaine sur les sites et lieux de mémoire liés à la traite négrière sera établie et les pays concernés seront assistés dans l'élaboration des programmes nationaux et sous régionaux de tourisme culturel. D'autre part, L'UNESCO a participé aux assises de la commission de l'OMT pour l'Afrique qui se sont déroulées du 11 au 13 juillet 2000 à Cotonou au Bénin. Cette année les assises ont eu lieu à Windhoek, Namibie, du 28 au 31 Mai. L'UNESCO y a fait le bilan des activités du programme conjoint UNESCO-OMT sur le tourisme culturel lié à la route de l'esclave en Afrique.
Par ailleurs, l'UNESCO poursuit la mise en œuvre du projet du " Mémorial
de Gorée " , sous l'égide de la Commission internationale qui tiendra, cette
année, sa troisième session. La maquette du Mémorial est prête, et les
travaux de préparation de la collecte de fonds destinés à sa réalisation
sont en cours. L'Office de coopération pour la recherche de la paix est en
charge de la coopération avec la Fondation Houphouet-Boigny pour la
recherche de la paix de Yamoussoukro. Compte tenu de la situation
politique en Côte d'Ivoire, un certain nombre d'activités n'ont pu être
entreprises. Depuis les élections présidentielles, des contacts sont en
cours avec les responsables de la Fondation afin de re dynamiser la
coopération.
Site Web du programme
La Route du Fer
Les activités suivantes ont eu lieu dans le cadre du projet " La Route du fer " :
(i) séminaire sur la stratégie du projet co-organisé en avril 2000 par la Division du Dialogue interculturel et le bureau de l'UNESCO à Addis-Abeba 5Ethiopie) ;
(ii) deuxième séminaire international sur les cultures bantu : contribution des routes de fer en Afrique, organisé en novembre 2000 au Gabon ;
(iii) attribution du " Prix spécial Routes du Fer en Afrique " à un jeune artisan du Burkina Faso dans le cadre du " Prix UNESCO de l'artisanat 2000 pour l'Afrique ".
Site Web du Programme Les Routes du Fer
Histoire générale de l'Afrique
Les activités suivantes qui ont eu lieu dans le cadre de ce projet :
(i) achèvement de la version kiswahili (8 volumes) en janvier 2000, rédigée et publiée sous la direction du Kiswahili Institute de Dar-es-salaam (tanzanie) ;
(ii) préparation d'un Guide de l'histoire générale de l'Afrique destiné aux professeurs d'histoire des lycées, aux étudiants des universités, etc. avec le concours de l'Université de Lecce, Italie, et financé en partie par l'UNESCO (10.000 dollars) et l'Union européenne ;
(iii) réunion à Conakry, Guinée, du 8 au 15 mai 2000 dans le cadre du projet " Mémoire d'Afrique ", élaboré par le Groupe Africain d'Edition et de Diffusion, pour la mise en place des activités liées à ce projet : production d'albums et de bandes dessinées destinés aux enfants et aux adolescents à partir de l'Histoire générale de l'Afrique.
Culture de quartier, une interaction entre l'Afrique et l'Europe, 1998-2001
Le projet " Culture de quartier, une interaction entre l'Afrique et l'Europe " est l'un des cinq projets qui concrétisent la décennie mondial du développement culturel après son achèvement. Il s'adresse e priorité aux habitants des quartiers les plus pauvres et se propose de promouvoir des activités culturelles par les habitants de ces quartiers et pour eux sur des thèmes les concernant directement, dans la perspective de favoriser les relations entre eux et de renforcer ainsi leur appartenance à un lieu et à une entité sociale. Huit sous-projets concrets ont été lancés dans quatre quartiers de pays africains partenaires de pays européens : Burkina Fasso / Suisse, Cameroun / France, Mozambique /Autriche , et Namibie / Finlande.
Une réunion de suivi et d'évaluation du projet, organisée conjointement par les Commissions nationales de la France et de la suisse, s'est tenue à Strasbourg les 28 et 29 novembre 1998. cette réunion a permis de préparer le terrain pour une mise en réseau des quartiers concernés. Une seconde rencontre s'est tenue en décembre 1999, à Yaoundé qui a permis d'élargir le projet à d'autres pays africains (Togo et République Démocratique du Congo). La mise en place d'une politique de partenariat avec d'autres villes africaines a permis à plusieurs quartiers de s'associer au projet, notamment au Bénin, au Burundi, en République démocratique du Congo, au Ghana et à l'Ile Maurice.
La quatrième rencontre des coordinateurs nationaux de ce projet a eu lieu à Genève les 9 et 10 décembre 2000. Elle a permis de faire le bilan de la phase opérationnelle du projet et de préparer la conférence finale qui est en cours de préparation par le secrétariat en coopération avec la Commission nationale suisse pour l'UNESCO, permettra de définir un plan d'action sur l'extension du projet à d'autres régions du Monde.
Le dialogue interculturel au quotidien
L'objectif de ce projet est d'encourager les échanges d'expériences en matière de dialogue interculturel et de la formulation de projets par et pour les jeunes pour promouvoir une coexistence pacifique entres jeunes et différentes origines.
En coopération avec les bureaux UNESCO de Luanda et de Pretoria, une réunion des coordonnateurs sous-régionaux a été organisée à Pretoria du 23 au 25 février 2000, afin d'étudier les expériences et les activités des participants au projet depuis l'Atelier régional qui s'est tenu à grand Bassam en mai 1998, et d'établir un plan d'action pour consolider le réseau panafricain pour le dialogue interculturel et la paix. Cette réunion a permis aux participants, outre un échange général d'informations sur les actions en cours dans leurs pays respectifs, d'établir un programme d'activités pour 2000-2001 et de sélectionner quatre activités principales et d'en attribuer la responsabilité de la mise en œuvre à chacun d'eux, à savoir(i) Forum de jeunes sur les droits culturels en Afrique centrale ; (ii) Festival culturel en Afrique de l'ouest ; (iii) séance de formation pour des leaders de jeunes Africains en Mauritanie ; et (iv) concours de poésie, d'essais et de peintures dans toutes les sous-régions d'Afrique. cette réunion leur a également permis de prendre des décisions quant au développement du réseau (site web, base de données, lettre d'information).
D'autre part, une contribution financière a été apportée à la fédération togolaise des associations et clubs UNESCO pour l'organisation d'un atelier national sur le dialogue interculturel au quotidien , tenu du 31 mars au 1er avril 2000 à Lomé. Cet atelier a permis aux responsables des Clubs UNESCO et des associations de jeunesse du togo de mener une réflexion sur leur rôle dans le renforcement d'une éducation à la tolérance et à la paix et de proposer des actions communes dans ce sens.