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Après le lancement du Nouvel Ordre du Jour des Nations Unies pour le développement de lAfrique dans les années 90 (UN-NADAF) lUNSIA vit le jour en 1996, un an après la tenue des Assises de lAfrique; le Secrétaire général des Nations Unies, de concert avec le Président de la Banque mondiale, ont mis en place pour une période de 10 ans, lInitiative spéciale du système des Nations Unies pour lAfrique (UNSIA) pour accélérer le développement de lAfrique et coordonner la mobilisation la plus importante quait jamais effectuée le système des Nations Unies en faveur de la population dun continent. LInitiative constitue pour lUNESCO un cadre supplémentaire pour mener son action en Afrique. Les co-Présidents du Comité Directeur de lInitiative sont lAdministrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Secrétaire exécutif de la Commission Economique pour lAfrique des Nations Unies (CEA). L'UNESCO est l'institution co-chef de file responsable de la mise en oeuvre des trois composantes suivantes de lUNSIA : l'éducation de base pour tous les enfants africains (avec la Banque mondiale), les communications au service de la consolidation de la paix , avec le PNUD et la CEA et l'informatique au service du développement (avec la Banque mondiale, la CEA et lONUDI). Coordonnateur de la contribution de lUNESCO à l'Initiative spéciale, le Département Priorité Afrique représente l'Organisation au sein du Comité directeur du Comité de coordination des Nations Unies (CAC), suit les progrès réalisés dans la mise en oeuvre des trois composantes et participe à la mobilisation nécessaire et aux manifestations de soutien à lUNSIA. La tenue à Nairobi, le 5 mars 1999, de la première réunion régionale annuelle des agences spécialisées en Afrique a été évoquée lors de la dernière réunion du Comité directeur en mai 1999. Il a été convenu que lUNSIA serait un mécanisme approprié pour la coordination de toutes les activités du système des Nations Unies en Afrique et que la Commission Economique des Nations Unies pour lAfrique (CEA), en tant que co-présidente de lUNSIA, doit y jouer un rôle primordial. Les informations sur les activités de la CEA peuvent être consultées sur le site.
Activités de l'Unesco dans le cadre de l'initiative spéciale
Activités de l'unesco dans le cadre de l'initiative spéciale
I. Généralités 1. L'UNESCO est l'institution chef de file et l'organisme de coopération responsable de la mise en oeuvre des trois composantes suivantes de l'Initiative spéciale du système des Nations Unies pour l'Afrique (UNSIA) : l'éducation de base pour tous les enfants d'Afrique, les communications au service de la consolidation de la paix et l'informatique au service du développement. Coordonnateur de l'Initiative spéciale à l'UNESCO, le Département Priorité Afrique représente l'Organisation au Comité directeur du CAC, suit les progrès réalisés dans la mise en oeuvre des trois composantes et participe à la mobilisation des soutiens, outre les activités mentionnées dans le présent rapport. A ce titre, le Département a présenté un document lors d'une réunion d'information organisée à l'intention des représentants des Etats membres à l'Assemblée générale des Nations Unies en novembre 1998 ; il a également participé à l'exposition UNSIA organisée à Londres en décembre 1998 ainsi qu'aux réunions interinstitutions sur la réforme de la santé (Cotonou, octobre 1998) et la réduction de la pauvreté grâce au secteur informel (Banjul, décembre 1998). Le présent rapport fait le point des activités entreprises en 1998, ainsi que des activités déjà mentionnées dans les rapports précédents, dont le dernier en date remonte à avril 1998. 2. Avant de passer en revue ces activités, il convient de faire référence à la recommandation formulée par le Comité du programme et de la coordination (CPC) à sa 38e session (juin 1998) et invitant l'UNESCO, l'UNICEF et la Banque mondiale à constituer un groupe de travail technique afin d'accélérer la mise en oeuvre de plans d'action pour l'éducation dans les 16 pays où les taux de scolarisation dans le primaire sont les plus bas. 3. A la suite d'une série de réunions qui ont porté sur les stratégies de collaboration au Plan d'action pour les pays à faible taux de scolarisation (LEC) [UNESCO-Banque mondiale (septembre 1997), UNICEF-Banque mondiale (avril 1998), Banque mondiale-UNESCO (mai 1998), UNICEF-UNESCO (juin 1998)], une réunion rassemblant ces différentes institutions a eu lieu à New York le 28 septembre 1998 avec l'objectif suivant : définir d'un commun accord des moyens concrets de favoriser l'application de la stratégie UNSIA-LEC aux niveaux régional et national. Les activités ultérieures de l'UNESCO ont pris en compte les éléments sur lesquels l'accord s'était fait pendant la réunion.
II. Activités A. Education de base Dans ce domaine, les efforts ont porté sur les aspects suivants : 4. Depuis le lancement de l'Initiative spéciale, on s'est attaché, dans le cadre du volet du Programme et budget pour 1998-1999 (29 C/5) concernant l'éducation de base pour tous les enfants africains, à mobiliser davantage de ressources et à coordonner les activités. Comme suite aux conclusions de la septième Conférence des ministres de l'éducation des Etats membres d'Afrique (MINEDAF VII), l'UNESCO a pris depuis juin 1998 des mesures concrètes pour faciliter la mise en oeuvre de la "Déclaration d'engagement" adoptée par les ministres africains de l'éducation, notamment à travers : (i) la création d'un secrétariat au Bureau de l'UNESCO à Pretoria pour seconder le Comité intergouvernemental de suivi et (ii) la création d'un Institut international pour le renforcement des capacités en Afrique, dont l'un des objectifs fondamentaux est de favoriser l'extension et l'amélioration de l'éducation de base pour tous les enfants africains. 5. Plus concrètement, l'UNESCO a mené les activités suivantes : Dans le domaine des politiques éducatives, entre juin et décembre 1998, l'UNESCO a travaillé au Burkina Faso conjointement avec le PNUD, le FNUAP, l'UNICEF, le PAM et la Banque mondiale pour aider le gouvernement à mettre au point un plan décennal concernant l'éducation de base pour tous (1998-2007). Ces cinq institutions spécialisées participent activement au programme conjoint gouvernement-Nations Unies d'appui à l'éducation de base pour tous (1998-2002). L'UNESCO, de concert avec le PNUD et la Banque mondiale, est intervenue au Sénégal en 1998 pour aider le gouvernement à élaborer un programme décennal sur la base duquel il puisse solliciter l'appui des donateurs lors d'une consultation prévue à la fin de 1998. Les tâches ayant trait à l'éducation de base ont été menées à bien mais, par suite de retards qui ont compromis le travail sur d'autres volets du système éducatif, la consultation n'a pu avoir lieu. Toutefois, l'UNESCO, en coopération avec le PNUD, a continué d'apporter une assistance technique au Département chargé de l'éducation de base. L'UNESCO continue de participer en Ethiopie à l'élaboration et à la mise en oeuvre du programme de développement du secteur de l'éducation. 6. Dans le cadre de la coopération UNESCO-Banque mondiale, un programme intitulé "Améliorer l'apprentissage : perspectives pour l'enseignement primaire en Afrique rurale" a été lancé dans six pays : Ethiopie, Ouganda, Zambie, Mali, Guinée (Conakry) et Sénégal. Ce programme, qui vise à promouvoir des stratégies pour améliorer les résultats de l'apprentissage au niveau primaire, accorde une attention spéciale aux enfants des zones rurales. Dans un premier temps, des études ont été réalisées au niveau national afin de recenser les innovations et les progrès intervenus dans les domaines suivants : contenu de l'enseignement, formation continue des enseignants, décentralisation de la gestion scolaire et évaluation. Les résultats de ces études ont été présentés et examinés lors d'un séminaire conjoint UNESCO-Banque mondiale tenu en Zambie du 6 au 11 décembre 1998 et qui a été l'occasion pour les équipes de pays d'échanger des idées et de proposer des stratégies de suivi. 7. A la suite des activités entreprises au Niger en 1995-1996, le projet La nouvelle route du coton a été lancé au Burkina Faso et à Madagascar, l'objectif étant de produire des matériels d'apprentissage entoilés. Le PNUD a indiqué qu'il était prêt à appuyer cette innovation dans le cadre du soutien aux programmes nationaux de réforme de l'enseignement. 8. L'UNESCO a déjà appelé l'attention de ses partenaires UNSIA sur l'importance dune action conjointe dans les domaines de l'éducation préscolaire et des besoins éducatifs spéciaux. S'agissant de l'éducation de la petite enfance et de l'éducation familiale, l'UNESCO, dans le cadre des activités visant à renforcer les capacités nationales et régionales en matière de recherche, de formation et de programmation, réalise trois projets : (i) la création de "clos d'enfants", en coopération avec le Burkina Faso, le Tchad, le Mali et le Sénégal, l'objectif principal étant de mobiliser les femmes pour mettre en place des structures novatrice destinées à la petite enfance ; (ii) l'ouveture d'un centre de documentation sur la petite enfance pour l'Afrique francophone (Mali) ; (iii) l'établissement d'un réseau africain francophone sur la petite enfance, auquel participent le Burkina Faso, le Tchad, la Guinée, le Niger et le Sénégal. 9. En ce qui concerne les besoins éducatifs spéciaux, le programme d'éducation intégratrice et d'appui communautaire (phase II, 1998-1999) vise à faciliter l'accès à l'école et à une éducation de qualité pour les enfants, les jeunes et les adultes ayant des besoins éducatifs spéciaux en les intégrant dans le système scolaire normal. Les initiatives pilotes menées au niveau national bénéficient d'un soutien pour permettre aux pays d'acquérir une expérience dans le domaine de l'éducation intégratrice. Ce projet, auquel participent le Burkina Faso, la Guinée (Conakry) et le Mali, bénéficie d'un soutien du Danemark, de la Norvège et de la Finlande. Une initiative distincte, financée par le Portugal, porte sur l'Angola, la Guinée-Bissau et le Mozambique, entre autres. 10. Les activités en faveur de l'éducation de base pour tous les enfants d'Afrique menées dans le cadre de l'Initiative spéciale montrent que l'efficacité est plus grande lorsque les institutions internationales travaillent de concert avec les pays bénéficiaires. Toutefois, malgré les efforts louables déployés par les pays et leurs partenaires de développement - efforts qui se sont traduits par certains résultats non négligeables - le faible taux de scolarisation dans l'enseignement primaire ainsi que le faible taux d'alphabétisation dans les seize pays concernés restent fort préoccupants. La proportion de jeunes déscolarisés est encore très élevée tandis que le taux de scolarisation des filles demeure bas dans de nombreux pays. Un tel bilan s'explique principalement par le recours à des stratégies et modalités d'éducation inadaptées, souvent inefficaces et par là même coûteuses. Différents facteurs sont en cause : coût élevé des matériels et services éducatifs, difficultés d'accès aux ressources éducatives, flou et manque de cohérence des politiques de formation et d'éducation, faiblesse des capacités institutionnelles qui empêche d'offrir une éducation de base à tous dans des conditions satisfaisantes. Il est permis d'espérer que, comme suite au mémorandum conjoint adressé par l'UNESCO, l'UNICEF, le PNUD et la Banque mondiale à leurs représentants, coordonnateurs et responsables d'équipes de pays, le système des Nations Unies sera en mesure d'aider avec une efficacité croissante les pays susmentionnés à développer l'éducation de base et à en améliorer la qualité. Le programme conjoint gouvernement-Nations Unies visant à promouvoir l'éducation de base pour tous les enfants à Madagascar a été officiellement lancé en mars 1999. La phase de formulation, financée par des fonds PNUD/SPPD (156.000 dollars), en est à mi-parcours ; la mise en oeuvre sera confiée à une équipe multidisciplinaire nationale et internationale, l'UNESCO étant l'agent d'exécution.
B. Les communications au service de la consolidation de la paix 11. L'UNESCO est l'institution chef de file pour la mise en oeuvre de cette composante, qui s'inscrit dans le volet "consolidation de la paix, règlement des conflits et réconciliation nationale" de l'Initiative spéciale. Dans son dernier rapport, l'UNESCO mentionnait, entre autres, la tenue d'une réunion interinstitutions en novembre 1996 au Siège de l'Organisation et d'une consultation régionale à Addis-Abeba du 23 au 25 juin 1997. Ces deux réunions avaient pour objectifs de recommander des stratégies de sensibilisation par les médias, de promouvoir l'établissement de réseaux entre organisations et institutions ainsi que d'entreprendre des études nationales dans certains domaines d'activité. 12. L'UNESCO et les organisations représentées à la réunion d'Addis-Abeba sont convenues de poursuivre, directement et par le truchement de l'Organisation de l'unité africaine, le travail de mobilisation en direction des partenaires potentiels qui ne sont pas au courant de cette composante spécifique de l'Initiative spéciale, de façon à obtenir des gouvernements africains qu'ils s'engagent à soutenir les actions et à participer à leur mise en oeuvre. On a également recommandé que le système des Nations Unies ouvre des centres de presse sous-régionaux afin de diffuser les informations sur les activités en faveur de la paix. Depuis ces deux réunions, l'UNESCO a réalisé des études sur la communication au service de la paix au Burundi, en Ethiopie, au Libéria et au Mali. Des ateliers nationaux ont également été organisés sur ce thème en Ethiopie, au Libéria et au Mali ; au cours de ces ateliers, on a examiné les conclusions des études et formulé des recommandations pour l'élaboration de plans d'action nationaux. Le cadre conceptuel et le document directif concernant la communication pour la paix ont également été mis au point et devraient être publiés d'ici le deuxième semestre de 1999. 13. Une proposition de projet portant sur la prévention des conflits et la consolidation de la paix à travers les médias pour un développement durable dans les pays de l'Afrique subsaharienne, représentant un montant d'un million de dollars, a été élaborée et soumise pour financement au Fonds des Nations Unies pour les partenariats internationaux et à la United Nations Foundation Inc. Il s'agit de favoriser, par le truchement des médias, la prévention des conflits, la consolidation de la paix et la création d'un environnement propice au développement durable dans cinq pays, pour commencer (Burundi, République du Congo, Ethiopie, Libéria et Mali). Il convient de souligner que le manque de ressources a considérablement ralenti la mise en oeuvre de cette composante. Toutefois, l'UNESCO espère passer à la réalisation du projet en 2000, grâce à des fonds-en-dépôt de la DANIDA.
C. L'informatique au service du développement 14. Depuis le dernier rapport, l'UNESCO a entrepris une série d'activités dans ce domaine. Les deux projets pilotes de centres de télécommunication communautaires polyvalents, au Mali et en Ouganda, mentionnés dans ce rapport sont en cours de réalisation avec le soutien de la DANIDA ; les trois autres projets concernant le Bénin, le Mozambique et la Tanzanie ont été mis au point, l'exécution devant démarrer au début de 1999. 15. Des stages sous-régionaux de formation à la création de réseaux ont été organisés à Bulawayo (Zimbabwe, août 1998), à Libreville (Gabon, octobre 1998) et à Niamey (Niger, novembre 1998), ces deux derniers stages se déroulant sous l'égide de l'Institut africain d'informatique. Un cours sous-régional de formation à l'Internet pour l'Afrique orientale est prévu en août 1999 à Nairobi, en coopération avec l'Institut africain de formation de niveau supérieur dans le domaine des télécomunications (AFRALTI) et la Commission économique pour l'Afrique (CEA). L'UNESCO a intensifié ses efforts portant sur la formation de formateurs dans le domaine de l'informatique et de la télématique afin d'aider les professeurs d'informatique du secondaire. Un deuxième projet pilote sur la création de réseaux d'apprentissage pour les enseignants africains a été lancé au Sénégal et un contrat a été conclu pour élaborer un site Web présentant les cinquante meilleurs sites africains dans les domaines de compétence de l'UNESCO. Quarante et un Etats membres africains participent désormais au Réseau informatique régional pour l'Afrique (RINAF), qui offre un cadre pour promouvoir la télématique au service du développement en Afrique, en liaison avec l'Initiative pour une société africaine de l'information (AISI) et l'UNSIA. L'UNESCO a parrainé une Journée RINAF et une réunion de coordonnateurs du RINAF à Dakar les 16 et 17 octobre 1998, en marge de la quatrième Conférence africaine sur la recherche en informatique (CARI'98). 16. L'UNESCO et la CEA ont fourni une aide aux autorités rwandaises pour organiser un atelier national sur les politiques en matière de télématique (30 novembre - 4 décembre 1998). Enfin, il faut mentionner que l'anthologie électronique sur le Sahel a été achevée. La première édition du CD-ROM "SAHEL point DOC", publiée par l'UNESCO dans la série Publica du patrimoine documentaire électronique, est disponible gratuitement. Cette anthologie électronique concernant la mise en valeur de la zone du Sahel, réalisée en collaboration avec l'AISI, comporte plus de 200 textes appartenant au domaine public ou diffusés avec autorisation, qui traitent des aspects suivants : agriculture, sylviculture et élevage ; environnement, eau et énergie ; culture, information et communication. Des fonds-en-dépôt de la DANIDA (167.500 dollars) ont été obtenus pour poursuivre ce projet au cours de la période 1999-2001. Il est donc prévu de réaliser la deuxième version de "SAHEL point DOC" et un CD-ROM analogue pour l'Afrique orientale, d'installer ces outils, à titre expérimental, dans 20 bibliothèques publiques à travers les deux sous-régions et d'évaluer leur utilisation, tout en mettant en place des mécanismes durables pour les tenir à jour et assurer leur diffusion, avec le concours actif des pouvoirs publics, des bibliothèques publiques et des organisations de la société civile.
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