LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA



Lutte contre le Sida en Afrique

  • LA LUTTE CONTRE LE SIDA EN AFRIQUE
  • EDUCATION PREVENTIVE CONTRE LE VIH/SIDA
  • APPROCHE CULTURELLE DE LA PREVENTION ET DU TRAITEMENT DU VIH/SIDA
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    Lutte contre le Sida en Afrique

    Le SIDA est actuellement la principale cause de mortalité en Afrique, selon l’Organisation Mondiale de la Santé. L’UNESCO collabore activement avec les autres agences des Nations Unies dans la mise en œuvre du Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA). L’éducation préventive sur le VIH/SIDA constitue l’une des stratégies accessibles et efficaces pour contenir l’épidémie dans les pays en développement. C’est ainsi que l’UNESCO, tirant profit de ses compétences dans les domaines de l’éducation, de la culture et de la communication, organise de nombreux ateliers et séminaires en Afrique afin de renforcer la prise de conscience de l’impact de cette pandémie, en particulier auprès des jeunes et des femmes, et de faire intégrer l’éducation préventive dans les systèmes scolaires. Les ONGs africaines sont associées à ces activités. Il faut souligner le projet pilote lancé en Côte d’Ivoire en partenariat avec la Fondation Mondiale Recherche et Prévention SIDA, présidée par le Professeur Luc Montagnier, relatif à la création d’un Centre intégré de Recherches Biocliniques sur le SIDA à Abidjan. Ce Centre, qui associe en un même lieu recherche fondamentale et appliquée au suivi clinique des patients, a pour objectifs prioritaires de transférer les connaissances scientifiques sur le SIDA dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, de contribuer à la formation du personnel scientifique et médical et de développer la recherche pour trouver des traitements plus adaptés aux patients de cette partie de l’Afrique particulièrement affectée par l’épidémie.
    Voir le site www.unaids.org.

     

    Education préventive contre le VIH/SIDA




    " Je voudrais m'arrêter un instant sur la question du SIDA. Face à ce fléau qualifié de "plus grande menace pour le développement" par un tout récent rapport de l'ONU, l'UNESCO peut jouer un rôle très spécifique, et crucial, à travers l'éducation préventive, aussi bien formelle que non formelle. L'objectif de l'Organisation doit être double : contribuer à réduire l'avancée de l'épidémie par l'éducation et l'information, mais aussi aider à faire face à l'impact de l'épidémie sur les systèmes éducatifs, qui sont dans certaines régions en situation de rupture totale du fait du nombre d'enseignants atteints par la maladie. Nos actions, bien que nombreuses, étaient jusqu'ici trop fragmentées. Le caractère multidisciplinaire de l'Organisation est un atout précieux. Nous disposons d'une expertise en termes de communication que nous devons mettre au service d'une éducation préventive, scientifiquement fondée et culturellement adaptée. (...)
    Ce que je veux donc vous proposer, c'est une stratégie globale de l'UNESCO dans la lutte contre le SIDA, notamment dans le domaine de l'éducation préventive. Je veux obtenir des résultats concrets et visibles, notamment en Afrique.
    "(Intervention du Directeur général de l'UNESCO à la réunion d'information du Conseil exécutif "Journée de dialogue", 23 février 2001)

    Le virus du SIDA affecte très sérieusement les systèmes éducatifs des pays d'Afrique. Son impact porte sur la demande d'éducation, sur l'offre et sur la qualité de l'enseignement. Les enfants devenus orphelins ou dont les parents sont malades ne peuvent plus aller à l'école ou ne le font que de manière irrégulière; les enseignants eux-mêmes sont très affectés: l'absentéisme et le nombre d'enseignants quittant la profession pour cause de décès ou de maladie atteignent des proportions alarmantes dans certains pays d'Afrique australe. Que faire pour protéger les systèmes éducatifs contre les ravages de la pandémie ?

    La décision adoptée par le Conseil exécutif de l'UNESCO à sa 159e session (mai 2000) invite à élaborer un "plan d'action stratégique axé sur des objectifs et des résultats, au titre de la contribution de l'UNESCO au plan stratégique d'action du système des Nations Unies concernant le VIH/SIDA pour 2001-2005". Dans cette décision 159 EX/7.1.2, le Conseil exécutif invite le Directeur général à "continuer d'accorder dans tous les domaines de compétence de l'Organisation, et plus particulièrement en matière d'éducation et de recherche scientifique, une très haute priorité aux activités destinées à répondre aux besoins spécifiques des pays dans la lutte contre le SIDA, en accordant une attention particulière aux pays les plus touchés par l'épidémie, en particulier en Afrique, dans le cadre du partenariat international contre le SIDA en Afrique". En application de cette décision, le Directeur général a accordé une haute priorité à la lutte contre le VIH/SIDA, en particulier par l'éducation préventive. Une nouvelle stratégie de l'UNESCO pour l'éducation préventive contre le VIH/SIDA a été établie et est distribuée comme document d'information générale au cours de la 161e session. Elle constituera l'un des volets de l'action des Nations Unies contre le VIH/SIDA, énoncée dans le plan stratégique du système des Nations Unies sur le VIH/SIDA et le budget et plan de travail intégrés de l'ONUSIDA. Dès lors, l'engagement de l'UNESCO, tel qu'il est exprimé dans cette nouvelle stratégie pour l'éducation préventive contre le VIH/SIDA doit avoir comme fondements la collaboration et la division du travail entre organismes des Nations Unies et la contribution spécifique que l'UNESCO peut apporter dans différents domaines.

    L'UNESCO s'emploiera à faire inscrire l'éducation préventive parmi les grandes priorités internationales de la lutte contre le VIH/SIDA. Elle collaborera étroitement avec l'ONUSIDA et ses co-parrainants au sein du système des Nations Unies. En outre, elle s'attachera, entre autres, à (i) mener des campagnes de sensibilisation en direction des organisations non gouvernementales, de la société civile et du secteur privé pour susciter un maximum d'appui à l'éducation préventive et concentrer les énergies et les ressources en ce sens; (ii) répondre aux besoins des régions les plus touchées comme l'Afrique australe; (iii) à renforcer la coopération et l'appui apportés à des organisations et initiatives régionales comme la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), le Cadre stratégique et programme d'action concernant le VIH/SIDA, l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADA) et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO); (iv) accorder une haute priorité à la question de l'égalité entre les sexes et de l'autonomisation des femmes et à travailler en collaboration étroite avec le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) sur ce sujet; (v) à associer étroitement les instituts de l'UNESCO, ses bureaux régionaux pour l'éducation, ses bureaux chargés d'un groupe de pays et ses bureaux nationaux à la mise en œuvre de l'éducation préventive, au partage de l'information et à la surveillance des effets de l'épidémie. Le principal résultat escompté est une baisse du nombre des jeunes infectés par le VIH/SIDA de 25 % d'ici à 2010. Cela étant, il est impératif d'atteindre tous les groupes sur différents plans. On attend de l'éducation préventive les résultats suivants : sensibilisation effective, production de matériels éducatifs adaptés au public visé, abandon des comportements à risque, amélioration de la prise en charge et meilleurs moyens de faire face aux effets de l'épidémie.

    D'autre part, l'UNESCO a fourni un soutien technique au séminaire organisé par l'Internationale de l'éducation à Durban, Afrique du Sud, en juillet 2000, qui a permis de renforcer les capacités des enseignants à faire face à l'épidémie de VIH/SIDA en Afrique australe. Ce séminaire a étudié et expérimenté sur le terrain un projet de manuel de formation destiné aux syndicats d'enseignants, et a également identifié les mesures devant être prises dans différents pays d'Afrique australe en ce qui concerne l'utilisation du manuel de formation et le rôle qui incombe aux participants à la tête des syndicats. D'autres programmes de formation pédagogiques, la révision des programmes d'enseignement sur le VIH/SIDA et l'élaboration de nouveaux programmes ainsi que des campagnes de prévention, tant du SIDA que de l'abus de drogues, ont été lancés pour et avec des jeunes en Afrique. Dans le cadre de la campagne internationale "Les jeunes se mobilisent pour un XXIème siècle libéré de drogues", l'exposition de l'UNESCO rassemblant des dessins de jeunes sur le thème de la drogue a été accueillie par le Togo.

    Une conférence internationale sur le thème "L'approche culturelle de la prévention et du traitement du VIH/SIDA" a été organisée du 2 au 4 octobre 2000 à Nairobi, Kenya, par ONUSIDA et les Bureaux de l'UNESCO à Luanda et Nairobi, en coopération avec la Commission kenyane pour l'UNESCO afin de tirer les enseignements des deux premières années du projet, d'analyser les activités en cours et de proposer un plan d'action

    Approche culturelle de la prévention et du traitement du VIH/SIDA

    Dans le cadre de ce projet extrabudgétaire (UNAIDS/UNESCO), cinq études nationales d'évaluation ont été effectuées en 1998-1999 sur les aspects socioculturels de la prévention du VIH/SIDA en Afrique (Angola, Malawi, Mozambique, Ouganda, Zimbabwe) en vue d'identifier les facteurs culturels qui doivent être pris en considération dans l'élaboration de stratégies et de programmes de prévention afin d'assurer leur pertinence aux contextes spécifiques et d'améliorer leur efficacité. Les rapports ont été publiés et mis sur le site Internet de l'UNESCO en 2000.

    En 2000-2001, deux ateliers sous-régionaux ont été organisés, en coopération avec le Collège itinérant Africain pour la Culture et le Développement: en Ouganda (mai 2000) et en Egypte (juin 2000). Ils avaient pour but de former des spécialistes de divers pays d'Afrique de l'Est et du Nord afin qu'à leur tour ils forment des planificateurs et d'autres professionnels à l'adoption d'approches culturelles dans leur travail. Deux autres ateliers, avec le même objectif, ont été organisés à Dakar (début mai 2001) à l'intention des pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale, et à Fès (fin Avril 2001) à l'intention des pays du Maghreb. D'autre part, un projet pilote a été lancé en Ouganda pour le test et la mise en place des méthodes proposées dans le manuel d'élaboration de projets.

    Par ailleurs, une conférence internationale sur l'Approche culturelle de la prévention du VIH/SIDA " a été organisée à Nairobi du 2 au 4 octobre 2000. Les 47 participants qui y ont été conviés sont originaires des pays africains, des Etats arabes, des Caraïbes et d'Asie (République centrafricaine, l'ethiopie, le Kenya, le Malawi, le Nigeria, le Sénégal, l'Afrique du sud, l'Ouganda, et le Zimbabwe pour la région Afrique) ainsi que des représentants de l'UNAIDS, de l'IUNFPA, de l'UNICEF, de l'UNDCP, du PNUD, de l'OMS, de l'organisation Internationale de la Migration, de l'Organisation Pan Américaine de la Santé, de la Banque mondiale, et de diverses ONG et communautés religieuses.

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