EDUCATION EN AFRIQUE :
EDUCATION DE QUALITE POUR TOUS D'ICI 2015



Réforme de l'enseignement dans la perspective de l'éducation pour tous tout au long de la vie






Réforme de l'enseignement dans la perspective de l'éducation pour tous tout au long de la vie


Rénovation des systèmes éducatifs : politiques et plans nationaux d'éducation



Au cours de ce biennium, L'UNESCO a apporté un appui à la mise en œuvre du Programme décennal de développement de l'éducation au Mali (PRODEC). En collaboration avec le PNUD, l'UNESCO a assisté le Gouvernement dans la mise en œuvre de certaines composantes visant à accroître sensiblement le taux de scolarisation à tous les niveaux d'enseignement, notamment l'enseignement de base.

L'UNESCO a collaboré avec le PNUD et le BIT pour soutenir le Gouvernement du Tchad dans la mise en œuvre du Programme-cadre éducation, formation en liaison avec l'emploi (EFE) par le biais du Projet d'appui CHD/98/007 "Appui au Programme EFE", financé par le PNUD. Ce projet comporte divers domaines d'appui technique destinés au Secrétariat exécutif du Comité national EFE (SE/CONEFE) et aux sept ministères sectoriels chargés de l'éducation, de la formation professionnelle et de l'emploi, afin de leur permettre de piloter la mise en œuvre coordonnée des programmes d'investissement et de mobiliser le financement extérieur promis lors de la table ronde des bailleurs qui a été consacrée à ces trois grands secteurs.

L'UNESCO a apporté un appui institutionnel au SE/CONEFE d'une part, et des appuis techniques aux deux ministères en charge de l'éducation (Enseignements primaire et secondaire, et enseignement supérieur et recherche) d'autre part, dans les domaines de la traduction de la politique éducative en plans d'action correspondants, de la planification scolaire et universitaire, du développement institutionnel des structures des deux ministères et des institutions de formation et de recherche, du développement du système d'information statistique, de la formation des cadres à l'étranger et de l'achat de certains équipements à l'extérieur.

Elle a aussi appuyé le Gouvernement dans la réalisation de plusieurs études thématiques, nécessaires à la formulation et à l'amélioration de politiques sous-sectorielles en matière d'éducation et de formation, à savoir : l'articulation de l'enseignement secondaire général avec les autres niveaux d'enseignement, la professionnalisation de l'enseignement supérieur, le programme de formation des agents d'alphabétisation, la production de matériels didactiques non imprimés, l'audit de l'Université nationale, etc.

Par ailleurs, conformément à la demande du Ministre gabonais de l'éducation nationale, l'UNESCO a mobilisé ses ressources pour assister le Gouvernement dans l'élaboration d'un document Projet d'appui à l'élaboration d'un programme de réforme et de développement de l'éducation à la lumière des discussions et des consultations que la mission de l'UNESCO a eues avec les responsables nationaux et les partenaires extérieurs présents à Libreville.

Ce Projet d'appui, composé de trois chapitres (à savoir : l'état du système éducatif, les axes de réforme et le processus d'élaboration de la réforme, y compris les structures et les étapes de sa mise en œuvre, le coût du projet, etc.), a été soumis au Gouvernement, en mars 2000, qui l'a approuvé, mais sa mise en œuvre dépend de la mobilisation des ressources nécessaires pour son financement.

En coopération avec le Ministère de l'éducation nationale gabonais, le Bureau international de l'éducation (BIE) a organisé à Libreville, du 23 au 28 octobre 2000, un séminaire-atelier sur la Politique de refondation curriculaire, processus de développement curriculaire, réalités locales et défis du XXIème siècle. Neuf pays de l'Afrique Centrale et de l'Ouest y ont participé, à savoir : Bénin, Burkina Faso, Congo, Mali, République centrafricaine, Sénégal, Tchad et Togo. Une étude du Bureau international de l'éducation sur les programmes et les manuels scolaires, initialement effectuée dans les quatre pays d'Afrique de l'Ouest, sera étendue pour inclure tous les neuf pays qui ont participé à cet atelier. D'autre part, la préparation d'un cours de formation en programmes d'études pour les spécialistes de certains pays d'Afrique francophone est prévue, comme suite à cet atelier, au cours du quatrième trimestre 2001. Par ailleurs, un séminaire sur le développement des programmes d'enseignement pour les pays anglophones d'Afrique est prévu pour mai 2001 au Nigeria, et un autre séminaire pour les pays de langue portugaise, impliquant également les pays d'autres régions, est prévu pour avril 2001.

L'UNESCO a appuyé des programmes tendant à améliorer la qualité de l'enseignement, notamment une étude de faisabilité réalisée par une équipe d'experts des programmes d'enseignement en vue de mettre en place une base de données sous-régionale dans les pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), portant sur les programmes d'enseignement (bilan, réforme, connaissances spécialisées et recherche), l'objectif étant de renforcer la coopération et la collaboration entre les services et experts de la sous-région chargés de cette question. Un guide établi avec le concours de professeurs d'écoles normales ougandais a été utilisé dans trois établissements de formation pédagogique dans des zones rurales ougandaises et il est actuellement distribué à l'intention d'ateliers réunissant des professeurs d'écoles normales au Ghana et en Tanzanie.



Rénovation de l'enseignement secondaire général et professionnel



Projet d'amélioration de la qualité de l'enseignement secondaire au Tchad

Ce projet exécuté par le Gouvernement du Tchad avec l'assistance technique de l'UNESCO vise à renforcer les capacités de l'Institut national de formation de maîtres et de l'Institut Supérieur des Sciences de l'Education.

Les activités entreprises dans le cadre de ce projet en 2000 sont résumées ci-après:
(i) Protocole d'accord signé en avril 2000;
(ii) trois missions consultatives entreprises (avril 2000, juillet 2000 et janvier 2001);
(iii) un séminaire de formation pour des IGES et les CPES à N'Djaména, Tchad, du 22 mai au 2 juin 2000;
(iv) un séminaire de formation pour 21 agents d'entretien des bâtiments scolaires à N'Djaména du 1er au 27 octobre 2000;
(v) des stages pour huit Inspecteurs Généraux de l'Enseignement Secondaire IGES à l'IUFM de Lyon, France, du 13 novembre au 8 décembre 2000;
(vi) un séminaire de formation pour 30 professeurs certifiés de sciences de l'Enseignement Secondaire général (Mathématiques) à N'Djaména du 6 au 17 novembre 2000;
(vii) un séminaire de formation pour 30 professeurs certifiés de sciences de l'Enseignement Secondaire général (Sciences physiques) à N'Djaména du 4 au 15 décembre 2000;
(viii) une démultiplication du séminaire des Professeurs de Mathématiques, du 29 janvier au 9 février 2001, à Abéché, Tchad, pour 30 professeurs; une démultiplication du séminaire des Professeurs de Sciences physiques, du 19 février au 2 mars 2001, à N'Djaména pour 30 professeurs; et une démultiplication du séminaire des Professeurs de Mathématiques, du 19 au 30 mars 2001, à Moundou , Tchad.

Les activités planifiées sur toute l'année 2001 sont résumées ci-après :
(i) une première démultiplication du séminaire des CPES pour 33 professeurs, à N'Djamena du 9 au 23 avril 200;
(ii) un séminaire portant sur les techniques quantitatives de gestion et les techniques administratives organisé à l'ISSED du 6 au 17 avril 2001 pour 28-30 enseignants du LTC de N'Djamena et de Mondou;
(iii) un séminaire portant sur les techniques industrielles sera organisé à N'Djamena du 6 au 17 avril 2001, à l'ISSED pour des professeurs d'enseignement technique de diverses spécialités (mécanique, électromécanique, froid et climatisation, chaudronnerie, soudure);
(iv) un séminaire théorique d'une durée de trois semaines concernant quatre chefs de travaux et quatre adjoints à N'Djaména, en mars, et un stage pratique des quatre chefs de travaux, prévu pour une durée de deux mois à l'étranger en mai et juin ;
(v) un séminaire de deux semaines pour les Proviseurs de lycées pour 20 participants, à Kélo, Tchad, en mai,
(vi) un séminaire de deux semaines pour 20 chefs d'établissements de CEG à Mongo, Tchad, en juin;
(vii) un séminaire de deux semaines pour 20 Intendants de lycées et de CEG à Bongor, Tchad, en juin 2001


Projet de réhabilitation de l'enseignement secondaire et de l'ISAE au Rwanda

Au terme de l'avenant signé entre le Gouvernement du Rwanda et l'UNESCO le 29 juin 2000, il été décidé que l'UNESCO fournirait les services (i) d'un spécialiste/administrateur pour la durée du projet qui doit prendre fin le 15 mars 2001; (ii) de deux consultants internationaux dans le cadre de la mise en place de la formation à distance des professeurs du secondaire organisée par le KIE.Ces missions ont été effectuées par un conseiller technique principal. Le projet a pris six mois de retard. Actuellement des pourparlers sont en cours avec le ministère pour obtenir une prolongation de six mois pour le projet, financé par la BAD. Les deux experts internationaux ont été successivement faire une enquête auprès des professeurs pour connaître leurs besoins et commencer la formation des formateurs du KIE et des professeurs étrangers recrutés pour concevoir les modules de formation de la FAD.

Projet d'aide à la revitalisation de l'enseignement technique et professionnel au Nigeria

Une mission de consultation a été entreprise à Abuja et Kaduna du 15 au 29 juillet 2000 en vue de préparer un avant-projet pour la revitalisation de l'enseignement technique et professionnel au Nigeria. Les activités décrites dans le projet final "Aide à la revitalisation de l'enseignement technique et professionnel au Nigeria" nécessitent un fonds de 3.072.200 de dollars des Etats-Unis. De cette somme, un million de dollars devait être apporté par l'UNESCO et le reliquat par les autorités du pays. Le projet final a été avalisé par le Ministre d'Etat chargé de l'Education. La première phase du projet est financée par des fonds-en-dépôt japonais, s'élevant à 361.000 dollars. La mise en œuvre de cette phase a débuté le 12 février 2001.




Enseignement scientifique et technologique


Réseau virtuel multimédia pour le renforcement et l'apprentissage des sciences, des mathématiques et de la technologie en Afrique subsaharienne

Lancé en 1999, ce projet est une action menée conjointement par l'UNESCO, la Banque mondiale et la Knowledge Enterprise (une entreprise privée américaine). Un accord a été signé entre l'UNESCO et la Banque mondiale pour la mise en œuvre de ce projet, dont l'objectif principal est la mise en place d'un réseau visant à porter assistance aux pays africains pour le renforcement de l'enseignement des sciences, des mathématiques et de la technologie. La première phase, en cours, est une phase préparatoire qui réunit six pays, dont trois anglophones qui sont le Kenya, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe, et trois francophones qui sont le Sénégal, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire.

Les activités de la première phase comprennent :
(i) une consultation préliminaire avec les six pays concernés;
(ii) l'orientation des gestionnaires de tâches au sein de la Banque mondiale;
(iii) et une analyse systématique visant à évaluer les contenus, les pratiques et les infrastructures pour l'enseignement des sciences, des mathématiques et de la technologie dans les six pays.

Projet spécial sur l'enseignement scientifique, technique et professionnel des filles en Afrique

Le but du projet est d'accroître la participation des filles et des jeunes femmes dans les activités scientifiques, techniques et professionnelles en Afrique, notamment dans le monde du travail.

Les activités entreprises en l'an 2000 sont :
(i) l'élaboration, en collaboration avec le Secteur des Sciences de trois documents préparatoires avec des modules d'enseignement opérationnels dans un cadre expérimental : 1) l'enseignement de l'astronomie ; 2) activités et expérimentations scientifiques tenant compte de l'équité entre les sexes (niveau primaire); 3) activités scientifiques tenant compte de l'équité entre les sexes (niveau secondaire).
(ii) Contribution à l'étude thématique sur l'éducation des filles, préparée dans le cadre de l'évaluation EPT 2000 et du Forum de Dakar.
(iii) Organisation conjointe avec le Secteur des Sciences et de l'AFIMA (Association des Femmes Ingénieurs du Mali) d'une rencontre régionale à Bamako, du 18 au 21 septembre 2000 sous le titre "Des journées de réflexion sur l'éducation scientifique des filles en Afrique" à Bamako, Mali, du 18 au 21 septembre 2000.
(iv) Accueil de la rencontre du Consortium des donateurs de la FEMSA au Siège de l'UNESCO le 21 octobre 2000.
Les activités en cours ou à entreprendre en 2001 sont résumées ci-après :
(i) finalisation, impression et distribution du kit UNESCO pour les enseignants "Gender-Sensitive and Low-Cost Science Activities and Equipments";
(ii) organisation conjointe avec le Secteur des Sciences du Congrès africain de l'UNESCO à Lusaka, Zambie, du 18 au 22 juin 2001 sur "L'éducation scientifique des filles", avec la participation de plus de 20 pays africains.

Amélioration de l'Enseignement des Sciences et de la Technologie au Nigeria Lancé au début de l'année 2000, ce projet est une entreprise commune entre le Gouvernement du Nigeria, l'UNESCO, le Centre International pour la Technologie et Education Network (CITEN - USA), qui vise à traiter les problèmes de l'enseignement des sciences et de la technologie au Nigeria.

Les principaux objectifs de ce projet sont : (i) promouvoir la réforme en installant des Centres d'excellence en éducation scientifique et technologique; (ii) construire une capacité institutionnelle, régionale et nationale plus forte en politique, en administration, en préparation des enseignants, en emploi, et appuyer les programmes d'enseignement des mathématiques, des sciences et de la technologie; (iii) développer, tester et mettre en place des matériels pédagogiques dans le domaine des sciences et de la technologie, y compris des modules d'enseignement et d'apprentissage dans les secteurs de la santé, de l'environnement, des communications, de l'ingénierie et de l'esprit d'entreprise qui doivent être intégrés dans une pratique éducative à l'école et au sein des instituts de formation des enseignants; (iv) améliorer les réseaux de l'enseignement des sciences et de la technologie à travers les télécommunications et autres médias.

Les principales activités déjà entreprises sont : (i) la signature d'un protocole d'accord entre l'UNESCO et le CITEN en vue de mener conjointement le projet; (ii) la mise sur pied d'une "Task Force" pour piloter le projet, et (iii) une étude d'évaluation de besoins en vue de déterminer les points forts et les faiblesses de l'enseignement des sciences et de la technologie au Nigeria.

Parmi les activités prévues pour 2001, on citera l'Atelier régional sur l'élaboration et la mise en place de matériels d'enseignement des sciences et de la technologie en Afrique qui aura lieu du 2 au 6 juin 2001 à Johannesburg, Afrique du Sud, et qui sera organisé en partenariat avec le Centre RADMASTE (Afrique du Sud), le Conseil International des Associations pour l'Enseignement des Sciences (ICASE) et l'UNESCO. Cette rencontre rassemblera douze pays d'Afrique australe.




Education aux valeurs universelles



Projet pilote sous-régional d'éducation à la paix, aux droits de l'homme et à la démocratie au Niger, en République centrafricaine et au Tchad

Le projet pilote sur l'éducation aux droits de l'homme et à la démocratie en Afrique australe -Mozambique, Namibie et Zimbabwe- qui est financé par la DANIDA et qui a été lancé en septembre 1997, a fait l'objet d'un rapport d'activité. Ce projet a contribué à renforcer les capacités des organismes d'exécution dans une mesure telle qu'au Mozambique et en Namibie leur personnel peut désormais organiser des stages de formation sans le concours, ou avec le concours limité, d'experts extérieurs.

Dans le contexte des programmes nationaux de culture de la paix, une évaluation externe du programme national du Burundi est en cours de réalisation. Son objectif est d'analyser les activités déjà entreprises par l'UNESCO ainsi que leur impact, en vue de l'élaboration de principes directeurs pour le développement ultérieur de ce programme national. Deux consultants ont été recrutés à cet effet, et ils ont effectué trois missions. Le rapport final d'évaluation devrait avoir été au cours du mois de mars 2001.

D'autre part, dans le cadre du projet " Appui à la mise en œuvre du programme décennal de l'éducation" au Mali, financé par le PNUD pour une période de 5 ans, l'UNESCO est l'agence d'exécution en association avec le Gouvernement du Mali. Parmi les différentes composantes du projet, figure l'éducation à la culture de la paix dont les activités visent à introduire dans les programmes scolaires les notions relatives à la culture de la paix (niveaux primaire et secondaire). Le projet se concentre aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain et a comme domaines d'intervention la révision des manuels scolaires, la formation des enseignants et l'élaboration de matériels et supports pédagogiques. Un Plan d'action national pour l'éducation à la culture de la paix et aux droits de l'homme a été adopté à la suite d'une consultation nationale élargie, et un Comité national regroupant les représentants de la société civile, des institutions politiques et sociales a été mis en place. Il veillera à la coordination de toutes les actions de promotion d'une culture de la paix entreprises au niveau national en complément de celles envisagées dans le cadre de ce projet. Par ailleurs, une Cellule technique "Education et culture de la paix" a été également mise en place au sein de l'Institut pédagogique national.

En guise de contribution à l'Année internationale de la culture de la paix, l'UNESCO a produit de nombreux matériels pédagogiques et manuels scolaires sur la culture de la paix afin de fournir aux enseignants et au personnel éducatif des principes directeurs. La traduction et l'adaptation de ces manuels a commencé au Congo et en République centrafricaine pour la région Afrique. L'UNESCO a également appuyé la "Journée de réflexion sur la non-violence en milieu scolaire" à N'Djaména, Tchad, organisée à l'initiative d'un groupe de lycéens sous le patronage de l'"Association Tchad non-violence", dans le but de sensibiliser les élèves, les professeurs, les parents et le personnel scolaire aux effets de la violence croissante dans ce pays. Par ailleurs, un séminaire-atelier de sensibilisation sur la culture de la paix en milieu scolaire a été organisé à Niamey, Niger, en février 2001 par la Fédération nigérienne des Associations, Clubs et Centres UNESCO avec le soutien financier de l'UNESCO. Les objectifs du séminaire étaient de lutter contre la violence à l'école et de sensibiliser les élèves à devenir des "Ambassadeurs" pour la culture de la paix au sein de leurs écoles. Le rapport final du séminaire est actuellement en préparation.





Réseau du Système des Ecoles associées (RESEAU)



Sur les 6550 écoles participant au RéSEAU dans 166 pays, 1479 se trouvent dans 39 pays africains. Depuis le début du biennium, un pays supplémentaire a rejoint le RéSEAU : les Comores.

Dans la région Afrique, trois coordinations nationales du RESEAU ont reçu en 2000 le prix spécial UNESCO des coordonnateurs nationaux particulièrement remarquables, à savoir : l'Ethiopie, le Rwanda et le Mali.

Trois grands projets pilotes du RESEAU ont été menés en Afrique au cours du biennium, y compris l'expérimentation de prototypes de matériels éducatifs : la mallette "Peace Pack", le projet sur la traite négrière transatlantique et le projet sur l'éducation relative au patrimoine mondial. (i) Le "Peace Pack" de l'UNESCO a été élaboré à la suite d'une série de sept festivals sous-régionaux pour la culture de la paix en 1995 à l'intention des enfants. En Afrique ce festival s'est tenu au Zimbabwe en août 1995. Un millier de mallettes "Peace Pack" ont été produits à l'occasion du cinquantième anniversaire des Nations Unies et de l'UNESCO (1995). Ce matériel pédagogique a été testé avec succès dans 125 pays, y compris 26 en Afrique. En guise de contribution à le Décennie mondiale de la culture de la paix, l'UNESCO distribue actuellement le "Peace Pack" partout dans le monde, y compris dans toutes les écoles primaires associées en Afrique. Quant aux écoles élémentaires membres du RESEAU, une sélection des parties les plus pertinentes du "Peace Pack" a été préparée à leur attention en anglais, en français et en espagnol. (ii) Le projet sur la traite négrière transatlantique, lancé en 1998, vise à mettre fin au silence qui entoure la traite négrière tout en forgeant de nouvelles relations triangulaires -éducatives, culturelles et sociales- entre les écoles membres du RESEAU en Europe, en Afrique et dans la région Amérique/ Caraïbes. Les activités dans le cadre du projet comprennent l'élaboration de nouveaux matériels didactiques sur la traite et l'organisation d'un vaste éventail d'activités interculturelles pour les jeunes des trois régions, notamment la visite des lieux de mémoire de la traite des esclaves. Les pays africains dont les écoles participent au projet sont l'Angola, le Bénin, la Gambie, le Ghana, le Mozambique, le Nigeria et le Sénégal. Un atelier régional rassemblant les coordonnateurs du Projet a été organisé par la Commission nationale de la Gambie pour l'UNESCO, en coopération avec le Bureau de l'UNESCO à Dakar, du 26 février au 4 mars 2001. D'autre part, la Commission nationale nigérienne pour l'UNESCO, en étroite coopération avec le Bureau de l'UNESCO à Dakar, a organisé une rencontre régionale pour les jeunes au printemps 2001. L'Afrique du Sud, de sa part, a accueilli le deuxième atelier sous-régional sur "Teaching about our common past, building together a peaceful future" du 7 au 11 avril 2001 au Cap, avec l'objectif de lancer un projet similaire dans l'Océan Indien. (III) Le kit éducatif pour les enseignants "Le patrimoine et les jeunes" a été diffusé dans 23 pays d'Afrique afin d'être mis à l'essai dans les écoles associées de l'UNESCO et adapté, éventuellement, à la région. D'autre part, un atelier national sur l'"éducation à la préservation du patrimoine mondial" a eu lieu à Bangui, République centrafricaine, du 17 au 19 février 2000, rassemblant trente cinq enseignants du primaire et du secondaire.







Education préventive contre le VIH/SIDA




" Je voudrais m'arrêter un instant sur la question du SIDA. Face à ce fléau qualifié de "plus grande menace pour le développement" par un tout récent rapport de l'ONU, l'UNESCO peut jouer un rôle très spécifique, et crucial, à travers l'éducation préventive, aussi bien formelle que non formelle. L'objectif de l'Organisation doit être double : contribuer à réduire l'avancée de l'épidémie par l'éducation et l'information, mais aussi aider à faire face à l'impact de l'épidémie sur les systèmes éducatifs, qui sont dans certaines régions en situation de rupture totale du fait du nombre d'enseignants atteints par la maladie. Nos actions, bien que nombreuses, étaient jusqu'ici trop fragmentées. Le caractère multidisciplinaire de l'Organisation est un atout précieux. Nous disposons d'une expertise en termes de communication que nous devons mettre au service d'une éducation préventive, scientifiquement fondée et culturellement adaptée. (...)
Ce que je veux donc vous proposer, c'est une stratégie globale de l'UNESCO dans la lutte contre le SIDA, notamment dans le domaine de l'éducation préventive. Je veux obtenir des résultats concrets et visibles, notamment en Afrique.
"
(Intervention du Directeur général de l'UNESCO à la réunion d'information du Conseil exécutif "Journée de dialogue", 23 février 2001)

Le virus du SIDA affecte très sérieusement les systèmes éducatifs des pays d'Afrique. Son impact porte sur la demande d'éducation, sur l'offre et sur la qualité de l'enseignement. Les enfants devenus orphelins ou dont les parents sont malades ne peuvent plus aller à l'école ou ne le font que de manière irrégulière; les enseignants eux-mêmes sont très affectés: l'absentéisme et le nombre d'enseignants quittant la profession pour cause de décès ou de maladie atteignent des proportions alarmantes dans certains pays d'Afrique australe. Que faire pour protéger les systèmes éducatifs contre les ravages de la pandémie ?

La décision adoptée par le Conseil exécutif de l'UNESCO à sa 159e session (mai 2000) invite à élaborer un "plan d'action stratégique axé sur des objectifs et des résultats, au titre de la contribution de l'UNESCO au plan stratégique d'action du système des Nations Unies concernant le VIH/SIDA pour 2001-2005". Dans cette décision 159 EX/7.1.2, le Conseil exécutif invite le Directeur général à "continuer d'accorder dans tous les domaines de compétence de l'Organisation, et plus particulièrement en matière d'éducation et de recherche scientifique, une très haute priorité aux activités destinées à répondre aux besoins spécifiques des pays dans la lutte contre le SIDA, en accordant une attention particulière aux pays les plus touchés par l'épidémie, en particulier en Afrique, dans le cadre du partenariat international contre le SIDA en Afrique". En application de cette décision, le Directeur général a accordé une haute priorité à la lutte contre le VIH/SIDA, en particulier par l'éducation préventive. Une nouvelle stratégie de l'UNESCO pour l'éducation préventive contre le VIH/SIDA a été établie et est distribuée comme document d'information générale au cours de la 161e session. Elle constituera l'un des volets de l'action des Nations Unies contre le VIH/SIDA, énoncée dans le plan stratégique du système des Nations Unies sur le VIH/SIDA et le budget et plan de travail intégrés de l'ONUSIDA. Dès lors, l'engagement de l'UNESCO, tel qu'il est exprimé dans cette nouvelle stratégie pour l'éducation préventive contre le VIH/SIDA doit avoir comme fondements la collaboration et la division du travail entre organismes des Nations Unies et la contribution spécifique que l'UNESCO peut apporter dans différents domaines.

L'UNESCO s'emploiera à faire inscrire l'éducation préventive parmi les grandes priorités internationales de la lutte contre le VIH/SIDA. Elle collaborera étroitement avec l'ONUSIDA et ses co-parrainants au sein du système des Nations Unies. En outre, elle s'attachera, entre autres, à (i) mener des campagnes de sensibilisation en direction des organisations non gouvernementales, de la société civile et du secteur privé pour susciter un maximum d'appui à l'éducation préventive et concentrer les énergies et les ressources en ce sens; (ii) répondre aux besoins des régions les plus touchées comme l'Afrique australe; (iii) à renforcer la coopération et l'appui apportés à des organisations et initiatives régionales comme la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), le Cadre stratégique et programme d'action concernant le VIH/SIDA, l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADA) et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO); (iv) accorder une haute priorité à la question de l'égalité entre les sexes et de l'autonomisation des femmes et à travailler en collaboration étroite avec le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) sur ce sujet; (v) à associer étroitement les instituts de l'UNESCO, ses bureaux régionaux pour l'éducation, ses bureaux chargés d'un groupe de pays et ses bureaux nationaux à la mise en œuvre de l'éducation préventive, au partage de l'information et à la surveillance des effets de l'épidémie. Le principal résultat escompté est une baisse du nombre des jeunes infectés par le VIH/SIDA de 25 % d'ici à 2010. Cela étant, il est impératif d'atteindre tous les groupes sur différents plans. On attend de l'éducation préventive les résultats suivants : sensibilisation effective, production de matériels éducatifs adaptés au public visé, abandon des comportements à risque, amélioration de la prise en charge et meilleurs moyens de faire face aux effets de l'épidémie.

D'autre part, l'UNESCO a fourni un soutien technique au séminaire organisé par l'Internationale de l'éducation à Durban, Afrique du Sud, en juillet 2000, qui a permis de renforcer les capacités des enseignants à faire face à l'épidémie de VIH/SIDA en Afrique australe. Ce séminaire a étudié et expérimenté sur le terrain un projet de manuel de formation destiné aux syndicats d'enseignants, et a également identifié les mesures devant être prises dans différents pays d'Afrique australe en ce qui concerne l'utilisation du manuel de formation et le rôle qui incombe aux participants à la tête des syndicats. D'autres programmes de formation pédagogiques, la révision des programmes d'enseignement sur le VIH/SIDA et l'élaboration de nouveaux programmes ainsi que des campagnes de prévention, tant du SIDA que de l'abus de drogues, ont été lancés pour et avec des jeunes en Afrique. Dans le cadre de la campagne internationale "Les jeunes se mobilisent pour un XXIème siècle libéré de drogues", l'exposition de l'UNESCO rassemblant des dessins de jeunes sur le thème de la drogue a été accueillie par le Togo.

Une conférence internationale sur le thème "L'approche culturelle de la prévention et du traitement du VIH/SIDA" a été organisée du 2 au 4 octobre 2000 à Nairobi, Kenya, par ONUSIDA et les Bureaux de l'UNESCO à Luanda et Nairobi, en coopération avec la Commission kenyane pour l'UNESCO afin de tirer les enseignements des deux premières années du projet, d'analyser les activités en cours et de proposer un plan d'action



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