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La stratégie de ce sous-programme concerne essentiellement la formation de formateurs en vue de les familiariser avec les nouvelles tendances et les innovations dans le domaine de l'enseignement universitaire en sciences fondamentales et en sciences de l'ingénieur. Aux termes d'un accord passé entre l'UNESCO et l'Islamic Call Society, un projet sur l'enseignement scientifique universitaire a été mis en place au Burkina Faso, au Tchad, au Mali et au Niger, et des manuels pédagogiques d'expérimentation microscientifique ainsi que de nouveaux matériels didactiques ont été distribués dans des universités des quatre pays. Des mallettes microscientifiques ont été fournies dans 120 établissements des pays participants. Plus de 300 spécialistes ont reçu une formation lors des trois stages organisés à Ouagadougou, Burkina Faso (janvier 2000), à Niamey, Niger (avril 2000) et à N'Djamena, Tchad (juin 2000).
Le Bureau de l'UNESCO à Nairobi a poursuivi son objectif, à savoir encourager la coopération entre les établissements de formation en tant que stratégie visant à renforcer l'enseignement des sciences fondamentales et des sciences de l'ingénieur. A cet égard, quatre bourses d'échange ont été attribuées afin de permettre à leurs bénéficiaires de se rendre dans d'autres établissements pour apporter un appui à la formation des étudiants préparant un premier diplôme de l'enseignement supérieur. Ce type de collaboration est très recherché à l'échelon régional, comme il ressort de la demande de bourses d'échange.
La Réunion du Groupe d'experts sur le financement et la gestion de l'enseignement des sciences de l'ingénieur en Afrique a été organisée à Gaberone, Botswana, en août 2000. Trente participants, dont des doyens de facultés des sciences de l'ingénieur et des vice-recteurs adjoints de plusieurs universités africaines, ont assisté à la réunion.
Par ailleurs, on continue de mettre l'accent dans la région Afrique sur les mesures tendant à faciliter l'échange de concepts et de connaissances dans le domaine de la recherche en veillant à faire participer des scientifiques à des réunions de haut niveau en mathématiques, physique et chimie. A cet égard, l'UNESCO a appuyé la Conférence internationale sur les mathématiques, organisée par la Southern African Mathematical Sciences Association (SAMSA) au Swaziland. D'autre part, l'UNESCO a organisé, en collaboration avec la Société ouest-africaine de chimie (SOA-CHIM), une réunion scientifique à Conakry, Guinée, en juillet-août 2000, sur le thème Chimie, agriculture et développement à l'intention de participants de pays francophones de l'Afrique de l'Ouest.
Une aide a été octroyée à quinze participants de pays en développement pour qu'ils assistent à la première réunion internationale de la Société pour la recherche sur les radicaux libres (SFRR)-Afrique, qui s'est tenue à Mpumalanga, Afrique du Sud, en juillet 2000. D'autre part, l'UNESCO a soutenu le neuvième Congrès de l'Association africaine pour la fixation biologique de l'azote, consacré au thème suivant : la recherche sur la fixation biologique de l'azote et ses applications en Afrique au XXIe siècle - Enjeux et impératifs, qui a eu lieu à Nairobi, Kenya, en septembre 2000.
D'autre part, la Revue africaine de science et de technologie (AJST) a été produite et diffusée sous les auspices de l'UNESCO dans le cadre du projet Réseau africain d'institutions scientifiques et techniques (RAIST).
Programme UNISPAR - Partenariat université-industrie-sciences Dans le domaine de la coopération pour le développement scientifique, le Bureau de l'UNESCO à Harare, en collaboration avec la Commission nationale du Zimbabwe pour l'UNESCO et le Ministère de l'enseignement supérieur et de la technologie, a élaboré une politique scientifique et technologique nationale pour le Zimbabwe qui devrait servir de modèle en Afrqiue australe puis dans d'autres pays africains. L'UNESCO a fourni des ressources humaines et financières pour aider les pouvoirs locaux à définir les buts, les objectifs, la vision et la mission de la politique nationale. Sciences biologiques et biotechnologiesDans le domaine des sciences biologiques et des biotechnologies, un stage UNESCO/ICRO de formation avancée en biologie cellulaire et moléculaire a été organisé en Afrique du Sud. Il a permis aux scientifiques participants de perfectionner leurs connaissances et leurs compétences et de s'initier aux nouvelles techniques dans différents domaines de pointe : recherche sur les mutations dans les maladies génétiques, bioprocessus et technologies des cellules animales, approches spectroscopiques et physiologiques en neurobiologie, concepts en biologie moléculaire et cellulaire et application à la reproduction humaine, méthodes de sélection des espèces en fonction de la tolérance à la sécheresse parmi les cultures vivrières. Dans le cadre de la lutte contre le SIDA, l'UNESCO a aidé à la mise en place de nouveaux projets au Cameroun, en Ouganda et au Burundi. L'UNESCO a par ailleurs participé activement à la 13éme Conférence internationale sur le SIDA, qui s'est tenue à Durban, Afrique du Sud, du 8 au 14 juillet 2000. D'autre part, à la demande du Directeur général de l'UNESCO, la Coordination SIDA a mobilisé le Bureau international de l'Education à Genève pour développer une coopération renforcée avec ONUSIDA. Un "projet phare" a été entamé, en réponse à la recommandation du Conseil exécutif concernant le document 31/C5 "que les programmes prioritaires en éducation prévoient des actions de conseil et d'orientation en particulier en ce qui concerne le VIH/SIDA". Ce projet intéressera l'ensemble de l'UNESCO et remplira une double fonction : de "clearinghouse" de l'information pour le développement des programmes, et celle de point focal pour la formation des formateurs dans ce domaine. Dans le cadre du partenariat UNESCO/American Chemical Society, il a été fait don de40 tonnes d'ouvrages et de revues scientifiques au Kenya et au Mali. D'autre part, par le truchement du centre MIRCEN sur la bio-informatique de Ljubljana (Slovénie), des CD-ROM contenant du matériel technique et du matériel de recherche et d'enseignement sur les bioremédiation, les biopesticides et la biotechnologie des champignons ont été réalisés aux fins d'utilisation par les réseaux UNESCO-BETCEN/MIRCEN en Afrique, entre autres régions.
Dans le cadre du projet spécial Les biologies au service du développement de l'Afrique,trois bourses ont été remises à des chercheurs du Bénin, du Nigéria et du Zimbabwe.
Programme solaire mondialDans le cadre du Programme solaire mondial (1996-2005), un document intitulé "Programme solaire mondial 1996-2005 : Afrique - Mécanismes de mise en oeuvre (une esquisse)" a été élaboré par l'UNESCO et communiqué aux autorités africaines en Afrique.
Deux Chaires UNESCO sur les énergies renouvelables ont été créées, l'une à l'Université du Bénin à Lomé, Togo, en août 1999, et l'autre à l'Université Abdou Moumouni à Niamey, Niger, en avril 2000, couvrant les domaines d'énergie solaire, énergie éolienne, biomasse et environnement. D'autre part, D'autre part, le deuxième cours d'été de l'UNESCO pour l'Afrique anglophone, consacré à l'énergie solaire aux fins de l'électrification rurale, a été organisé du 16 au 27 octobre 2000 à Harare, Zimbabwe, à l'intention de trente trois jeunes ingénieurs, directeurs de projets et techniciens venus de sept pays de la région de la SADC. Deux manuels d'apprentissage/enseignement sur les énergies renouvelables, s'appuyant principalement sur les meilleurs pratiques et le savoir-faire d'organisations oeuvrant dans ce domaine, ont été établis, et l'on compte qu'ils seront largement utilisés en Afrique australe.
L'UNESCO a joué un rôle actif dans la préparation de la réunion "Promotion des énergies renouvelables en Afrique" tenue à Niamey, Niger, du 22 au 25 janvier 2001 sous le haut patronage de S.Exc. M. Mamadou Tandja, Président du Niger et membre de la Commission solaire mondiale. Les principaux thèmes abordés à cette réunion sont les suivants : (i) la politique d'enseignement et de formation en matière d'énergies renouvelables, (ii) l'électrification rurale décentralisée et la protection de l'environnement, et (iii) les énergies renouvelables au service du développement.
Une aide a été octroyée à Madagascar pour créer un village solaire, prévoyant notamment l'électrification des bâtiments publics grâce à l'installation de systèmes photovoltaiques et la formation des villageois à la maintenance du matériel. Ce projet a été mené à terme en novembre 2000 et le gouvernement a demandé qu'il soit prorogé. Un accord a également été conclu avec le Centre de recherche national de Conakry-Rogbane, Guinée, pour mettre en place un projet de démonstration sur l'électrification solaire en milieu rural dans ce pays de l'Afrqiue de l'Ouest..
D'autre part, dans le cadre de l'activité intersectorielle "Culture de la maintenance", l'UNESCO est en train de préparer la mise en place d'un centre africain pour la maintenance et d'un réseau de maintenance.
Sciences de l'environnement et le programme sur L'homme et la biosphère (MAB)Un atelier technique AfriMAB s'adressant aux pays anglophones et lusophones d'Afrique a été organisé à Nairobi en septembre 2000, faisant suite à l'atelier analogue organisé à Dakar en 1999 pour les pays africains francophones. Il a réuni une cinquantaine de participants de quatorze pays et a débouché sur l'établissement d'un plan de travail pour la région, visant à renforcer la coopération entre les pays sur des questions telles que l'amélioration du fonctionnement des réserves de biosphère, les réserves de biosphère et les communautés locales, les réserves de biosphères transfrontières, la recherche, la formation, l'enseignement et la sensibilisation.
Dix bourses du MAB ont été attribuées par le CIC à de jeunes scientifiques, parmi lesquels l'Afrique était fort bien représentée (sept bourses sont allés à l'Afrique).
Le programme national de formation sur les réserves de biosphère organisé en Afrique du Sud en mai 2000 a été mené à bien, montrant que le concept de réserve de biosphère continue d'avoir un impact significatif sur les mesures nationales visant à concilier conservation et développement.
Sciences de la terreDes ateliers de terrain ont été organisés à Luanda, Angola, du 21 au 24 mai 2000 dans le but de promouvoir l'échange de géodonnées et la formation de spécialistes des géosciences.
D'autre part, les conférences et ateliers suivants ont eu lieu : (i) Conférence et atelier internationaux sur "Les bassins d'avant-pays des ceintures orogéniques néoprotérozoïques d'Afrique centrale et australe et d'Amérique du Sud", tenus à Rio de Janeiro les 9 et 10 août 2000; (ii) Atelier sur "Les lacs salins/alcalins en Afrique orientale et méridionale" tenu à Nairobi, Kenya, du 25 au 27 septembre 2000. Une aide a été octroyée aux participants à cet atelier régional international.
Hydrologie et mise en valeur des ressources en eau dans un environnement vulnérableLe projet relatif aux zones côtières et aux petites îles poursuit son action intersectorielle intégrée. Quinze étudiants sénégalais, mauritaniens et français ont assisté à un cours de troisième cycle d'une durée d'un an sur le développement durable des régions côtières dispensé par la Chaire UNESCO de l'Université de Dakar, Sénégal. Un nouveau cours d'informatique a également été mis en place. Les cours théoriques ont été complétés par des déplacements sur le terrain, sur la côte du Sénégal. Un site Web implanté à l'Université de Dakar a été créé pour cette chaire.
Dans le cadre du projet de "Lutte contre les inondations urbaines" à Lagos, Nigeria, des activités sur le terrain, relatives aux fossés de drainage dans les îles Ikoyi et Victoria, ont été achevées et le rapport correspondant a été publié. En juin 2000, le projet a été évalué et un atelier destiné aux représentants des médias nationaux a été organisé pour appeler l'attention des parties prenantes sur les mesures nécessaires pour réduire les répercussions des inondations sur la population.
Le projet sur la pollution urbaine des aquifères de surface et souterrains en Afrique a été lancé lors d'une réunion qui s'est tenue à Bamako, Mali, en décembre 2000. Il s'agit d'une activité conjointe, mise en oeuvre de concert par le Programme hydrologique international de l'UNESCO et la Division de pré-alerte et d'évaluation environnementale (DEWA) du PNUE, ayant pour grands objectifs d'établir un réseau sur la vulnérabilité des eaux souterraines urbaines et de mettre au point de nouvelles méthodes permettant une surveillance optimale de la contamination des aquifères de surface et souterrains dans les zones urbaines d'Afrique. Sept pays d'Afrique de l'Ouest, à savoir : le Mali, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Niger, la Guinée, le Bénin et le Sénégal y participent
Le Colloque international sur la "Gestion intégrée des ressources naturelles dans les zones inondables tropicales" a été élaboré et organisé conjointement, en juin 2000, par l'Institut français de recherche pour le développement (IRD), l'UNESCO et le Groupe de réflexion CERDIN. Cette rencontre, qui s'adressait aux pays d'Afrique occidentale et centrale, a réuni 150 participants venus de douze pays d'Afrique et d'organisations régionales (UICN, Wetlands International, WWF, PNUD, FAO). Le Comité directeur du Programme relatif aux zones tropicales humides s'est réuni à l'issue de ce colloque.
Les autres activités sont résumées ci-après : (i) Conférence internationale sur les réalisations du passé et les défis de l'avenir en matière d'eaux souterraines, qui s'est tenue en Afrique du Sud en décembre 2000; (ii) Cours de formation sur l'utilisation des isotopes dans l'étude des ressources en eau souterraines, qui a eu lieu en Afrique du Sud en novembre2000; (iii) Cours de formation sur l'évaluation et la modélisation de la reconstitution des eaux souterraines dans les zones arides et semi-arides d'Afrique, tenu à Niamey, Niger, du 3 au 15 juillet 2000.
Commission océanographique intergouvernementale Suivi de la Conférence panafricaine sur la gestion intégrée des zones côtières dans une perspective durable (PACSICOM)Comptes-rendus du PACSICOMLes rapports généraux des ateliers organisés lors de la Conférence panafricaine sur la gestion intégrée des zones côtières dans une perspective durable (PACSICOM) ont été imprimés en anglais et en français, sous l'intitulé : Rapport n°165 de l'Atelier de la COI. Les documents (341 pages en anglais et 363 en français) sont en train d'être distribués aux sponsors du PACSICOM et les autres parties concernées. Une fois la distribution effectuée, une quantité limitée de ces documents sera disponible uniquement sur demande. En outre, le document est disponible dans les e-bibliothèques de l'UNESCO et de la COI.
La PACSICOM, organisée à Maputo, Mozambique, du 18 au 24 juillet 1998, a été saluée à l'époque comme un événement majeur, qui s'attaque à plusieurs problèmes d'environnement et de développement auxquels les régions côtières d'Afrique sont confrontées, et essaie de les résoudre grâce à une approche intégrée et inter-sectorielle. L'événement a été organisé conjointement par l'UNESCO, les gouvernements respectifs du Mozambique et de la Finlande et le Programme des Nations Unies pour l'environnement. La conférence a été organisée en trois parties : (i) une série d'ateliers techniques, axés sur des sujets spécifiques en relation avec le thème de la conférence, auxquels ont assisté des spécialistes; (ii) une session pour examiner des questions intersectorielles ; et (iii) une réunion de 41 ministres ou de leurs représentants. Les rapports des ateliers techniques ont été soumis le 20 juillet 1998 à la réunion ministérielle du PACSICOM avec un rapport de synthèse et des recommandations. La réunion des ministres a adopté des résolutions qui prennent également en compte les aspects politiques et socio-économiques de la gestion côtière durable et intégrée d'Afrique (SICOM).
L'UNESCO a soutenu cet événement à travers plusieurs de ses programmes. Les secteurs et les unités qui ont organisé des ateliers sont : la COI, les Sciences de la Terre, l'Hydrologie et la plate-forme des Régions Côtières et des petites îles (CSI), cette dernière incluant des participations des programmes de l'éducation, de la culture et de la communication. Les résultats de deux ateliers ont été publiés séparément : l'atelier de la COI sur GOOS-Afrique : Un Système d'Observation Globale de l'Océan pour SICOM en Afrique (Rapport de l'atelier COI n° 152 en anglais et en français), et l'atelier CSI sur le rôle de l'éducation et la communication (CSI info n°7 en anglais et en français).
Le compte rendu général des séances de la COI sert de catalyseur pour l'ensemble des contributions des ateliers ainsi que les rapports résumés. Il englobe les documents relatifs à un atelier sponsorisé par la FAO. Au nom de l'UNESCO et des autres sponsors, la COI a offert cette compilation unique d'informations et de réflexions qui ont été partagées lors de l'événement Maputo. La production et la publication du document ont été facilitées grâce à une généreuse donation du Gouvernement finlandais.
Le projet COI /ACOPS GEF pour le Développement et la Protection de l'Environnement Marin et Côtier en Afrique SubsaharienneLa COI a lancé, en coopération avec le Comité consultatif sur la protection des mers (ACOPS), un projet de taille moyenne du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) sur "Le développement et la protection du milieu côtier et marin en Afrique subsaharienne". Ce projet, qui a pour objectif d'aider les pays subsahariens à gérer durablement leur milieu côtier et marin et ses ressources, a été élaboré en guise de suivi aux résolutions de la Conférence panafricaine sur la gestion intégrée et durable des zones côtières (PACSICOM) et de la Conférence du Cap sur la coopération pour le développement et la protection du milieu marin et côtier en Afrique subsaharienne (1998). Le Fonds pour l'environnement mondial fournira les crédits de base nécessaires au projet qui sera cofinancé par l'ACOPS, la Commission océanographique de l'UNESCO, l'UICN, le Programme GPA du PNUD, le Royaume-Uni, les Etats-Unis d'Amérique et les pays participants d'Afrique (Côte d'Ivoire, Ghana, Kenya, Mozambique, Nigeria, Seychelles et Afrique du Sud). L'on s'efforce d'y faire participer d'autres pays.
Les objectifs spécifiques du projet sont : (i) identifier des régions, sites ou ressources qui relèvent d'une importance régionale ou globale et qui souffrent de dégradation palpable; (ii) déterminer les sources / causes de cette dégradation et l'importance des effets qui en découlent (sur les plans national, régional et global) afin de fournir une base de calcul de la progression aux niveaux régional et extra-régional; (iii) identifier des régions, sites ou ressources qui relèvent d'une importance régionale, bien qu'ils ne soient pas dégradés, qui soient menacés d'une dégradation future soit à cause de la sensibilité du récepteur ou de l'ampleur de l'activité menaçante; (iv) déterminer, à travers l'analyse de la chaîne causale, les causes socio-économiques fondamentales de la menace ou du danger en question. Ensuite, élaborer un programme d'interventions pour faire face aux problèmes qui relèvent d'une priorité régionale et qui peut être soumis à la Conférence sur le Partenariat.
Les principales activités qui seront mises en place afin d'atteindre les objectifs du projet sont : (i) activités préparatoires et identification de questions (détermination de l'ampleur et de l'envergure) élaborées dans le but d'estimer la sévérité des conséquences de ces problèmes sur chaque pays en utilisant une méthodologie simple et comparable sur le plan global. Elles servent également à centrer les études de suivi, les plus détaillées, sur les aspects identifiés comme étant hautement prioritaires. (ii) Evaluation des impacts : déterminer de manière quantitative la sévérité des impacts des problèmes sélectionnés par ordre de priorité à l'intérieur des systèmes choisis dans chaque pays. La méthodologie des impacts se penchera sur les impacts socio-économiques et environnementaux tout en accordant une importance particulière à leurs conséquences au-delà des frontières. (iii) Analyses des causes de dégâts et / ou des menaces sur l'environnement, en démontrant progressivement les causes profondes des problèmes. (iv) Classement des causes et sources de la dégradation de l'environnement par ordre de priorité et un affinage de la liste des régions environnementales. (v) Préparation du programme d'interventions en vue de le présenter à la Conférence sur le Partenariat.
Des équipes interdisciplinaires au sein de chaque pays participant effectuent ces activités. La COI / UNESCO, en consultation avec ACOPS, coordonne le travail des équipes nationales. Ces activités sont également un exemple concret de l'application des conventions d'Abidjan et de Nairobi.
En ce qui concerne le développement dans les régions côtières et les petites îles (CSI), les principaux domaines d'intérêt en Afrique -définis en coopération avec, entre autres, les secteurs de la communication et de l'information, de l'éducation et des sciences sociales et humaines- concernent les stratégies de communication et d'enseignement pour un développement durable des zones côtières, ce qui inclut les chaires UNESCO. Douze étudiants sénégalais et un français ont passé en décembre 2000 leur diplôme à l'issue d'une formation de troisième cycle relevant de la Chaire UNESCO de l'Université de Dakar au Sénégal.
Aide au Secrétariat du Comité Préparatoire de la Conférence sur le PartenariatLa COI fournit une assistance à la préparation de la Conférence sur le Partenariat en accordant une aide financière au secrétariat du Comité Préparatoire basé au Cap (10.000 dollars des Etats-Unis ). Un devis concernant l'équipement informatique a été soumis au Secrétariat et les fonds ont été adressés au Bureau de l'UNESCO à Pretoria. En outre, la COI fournit une aide pour le développement d'un site Internet.
Les autres programmes de la COIRéseau d'échange de données et d'informations océanographiques pour l'Afrique - Deuxième phase (ODINAFRICA -II)Faisant suite à la mise en œuvre réussie de ODINAFRICA-I (1998-2000), en particulier en Afrique de l'Est, le Gouvernement des Flandres (Royaume de Belgique) a approuvé le projet proposé pour la deuxième phase du projet ODINAFRICA, et va apporter un soutien financier s'élevant à 2.300.000 dollars des Etats-Unis sur une période de trois ans (2000-2003).
Les objectifs du projet sont : (i) fournir une assistance au développement et au fonctionnement des Centres nationaux de données (et d'informations) océanographiques et établir leur réseau en Afrique; (ii) fournir des possibilités de formation en gestion de données et informations marines en appliquant des formats et des méthodologies standards tels que définis par l'IODE; (iii) fournir une assistance au développement et à la maintenance des méta données, informations et bases de données marines nationales, régionales et panafricaines; (iv) aide au développement et à la dissémination des données marines et côtières et des produits d'informations qui répondent aux besoins d'une grande variété de groupes d'utilisateurs en ayant recours aux réseaux nationaux et régionaux.
Ces objectifs répondent directement aux recommandations faites par les ateliers PACSICOM. Le document relatif au projet ODINAFRICA a été préparé conjointement par des experts ressortissants de dix huit Etats membres africains.
Le premier atelier de planification ODINAFRICA II a été organisé au Bureau de l'UNESCO pour l'Education en Afrique à Dakar, Sénégal, du 2 au 4 mai 2000. Parmi les participants figuraient les pays africains suivants : Bénin, Cameroun, Iles Comores, Côte d'Ivoire, Gabon, Ghana, Guinée, Kenya, Madagascar, Ile Maurice, Mozambique, Nigeria, Sénégal, Seychelles, Afrique du Sud, Tanzanie et Togo. Il y avait également des représentants de l'OUA et des institutions australiennes et belges, qui se chargeront de fournir une expertise externe au projet. L'atelier a revu le document du projet et a adopté un plan de travail, un budget et une structure de gestion qui sera utilisée pour la mise en place du projet. Les partenaires ont décidé d'accepter l'adhésion du Togo et des Iles Comores au projet Partenariat, le nombre total de partenaires atteint ainsi 20 membres. Par ailleurs, les partenaires ont également nommé deux coordinateurs régionaux, en l'occurrence le Dr. Sekou Cisse (Guinée) pour la région d'Afrique de l'Ouest (COIEA) et M. Mika Odido (Kenya) pour la région d'Afrique de l'Est et en Afrique du Sud (COIINCWIO). Par la suite, les deux coordinateurs ont été engagés par la COI en qualité de consultants. L'exécution de ODINAFRICA-II a débuté le 1er septembre 2000.
Le réseau panafricain établi grâce au projet ODINAFRICA peut s'avérer une excellente plate-forme pour la dissémination d'informations sur le processus africain auprès du plus grand nombre des partenaires. Le réseau peut également contribuer à réunir les experts africains au sein de groupes de travail afin de rédiger des propositions de projets à soumettre aux donateurs de la Conférence sur le Partenariat.
Cinquième session du Comité Régional COI pour l'Atlantique Central Est (COIEA-V)La cinquième session du Comité Régional COI pour l'Atlantique Central Est a été organisée à Dakar, Sénégal, entre le 5 et le 11 mai 2000. Afin de promouvoir le processus africain dans la région, la COI a convié son excellence Mme Rejoyce T. Mabudafhasi, en sa qualité de Présidente du Comité préparatoire, à s'adresser à la session. Les Etats membres de la COIEA ont invité les agences de l'ONU à soutenir le processus africain, en insistant plus particulièrement sur le suivi des ateliers techniques de l'UNESCO. En outre, il a été demandé aux secrétariats de la COI et du Comité Préparatoire d'assurer la participation de la délégation de la COIEA à la Conférence sur le Partenariat pour la présentation de l'ensemble des projets proposés dans la région. Le Comité Régional s'est engagé à accorder son aide au processus et a demandé à ce que son approche, qui consiste à faire appel aux spécialistes africains pour le développement et l'exécution des projets de développement sur le continent africain, serve de modèle aux programmes lancés par les organisations internationales, la COI y compris.
Un plan de travail a été élaboré et adopté par les Etats membres de la région. Il comprend des actions spécifiques concernant : (i) la coordination et le renforcement des activités de la COI dans la région de la COIEA.; (ii) le suivi du PACSICOM et du Processus africain; (iii) le renforcement des projets des grands écosystèmes marins dans la région de la COIEA; (iv) le partenariat entre la COI et les institutions régionales pour le développement à long terme de l'océanographie et des sciences marines dans la région COIEA; (v) une gestion durable des ressources marines et la protection de la biodiversité; (vi) les dynamiques de l'océan et les impacts sur les processus côtiers; (vii) la pollution marine et côtière; (viii) les études sur les flux sédimentaires dans les estuaires côtiers.
Ce plan de travail sera mis en œuvre par la COI en collaboration avec des organisations régionales et internationales, ainsi qu'avec l'aide des Etats membres à l'intérieur et à l'extérieur de la région.
GOOS - AFRIQUEGOOS-Afrique est un comité de coordination, mis en place en juillet 1998 dans le but de promouvoir le développement de GOOS en Afrique. Avec l'aide du Comité de Coordination de GOOS-AFRIQUE, présidé par Prof. Geoff Brundritt de l'Université du Cap, la COI a organisé un atelier MedGOOS (en Méditerranée) à l'attention des pays d'Afrique du Nord et de la méditerranée à Rabat en novembre 1999. Il a aboutit à une proposition qui vient juste d'être soumise à la Commission européenne afin que celle-ci contribue à la mise en place d'un système de gestion de données et d'informations. L'étape suivante dans le programme concerne la tenue d'une réunion pour l'Afrique de l'Est au printemps-été 2001, afin de développer davantage le projet des "Applications marines de l'Océan Ouest Indien (WIOMAP)", qui a été mis en place en 1997. Une proposition, émanant du WIOMAP, a été développée récemment par les pays de la région et sera finalisée et transmise à GEF et aux autres donateurs pour financement. Cette rencontre sera organisée en association avec une réunion de la COIINWIO et / ou ODINAFRICA. GOOS-AFRIQUE vise à développer plus de propositions afin de mettre en place les recommandations de la Conférence PACSICOM, en l'occurrence à améliorer le réseau d'indicateur du courant pour la mesure du niveau de la mer autour de l'Afrique, ainsi que l'accès et la formation à l'utilisation des données océanographiques obtenues à distance grâce aux satellites. Ces sujets seront traités au sein des ateliers d'Afrique de l'Est.
GOSS-AFRIQUE a également travaillé avec les pays d'Afrique de l'Ouest afin de stimuler la participation au projet PIRATA qui utilise des balises flottantes dans l'atlantique tropical pour détecter et prévoir les changements climatiques pour le Brésil et l'Afrique de l'Ouest. Des réunions d'extension de PIRATA ont été organisées à Casablanca et au Cap durant la période 1999-2000. Il est prévu que ces efforts se poursuivent.
De plus, GOOS a été inclus dans l'ordre du jour de la réunion de la COIEA en mars 2000. Cette réunion contribuera à ce que les pays de la région fournissent davantage d'efforts dans le développement des aspects de GOOS. Un atelier d'aide à ce processus est prévu pour l'Afrique de l'Ouest en 2002. En outre, d'autres aides pour GOOS en Afrique ont été disponibles à travers des centres de données au sein de ODINAFRICA et grâce aux stages de formation GLOSS dans le domaine de la mesure du niveau de la mer, au Cap en 1999.
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