L'UNESCO EN AFRIQUE
LES SCIENCES SOCIALES ET HUMAINES



TRANSFORMER L'ETRE EN PROFONDEUR : LES SCIENCES SOCIALES ET HUMAINES

  • SCIENCE,RECHERCHE ET POLITIQUE SOCIALE








  • Science, Recherche et Politique sociale


    Ethno-Net Africa


    Ethno-Net Africa est un réseau de spécialistes africains des sciences sociales qui s'intéressent à la recherche comparée, à l'analyse et à l'évaluation des conflits ethniques et du changement social en Afrique. Mené dans le cadre du Programme MOST de l'UNESCO et en coopération avec le Centre international pour la recherche appliquée et la formation en sciences sociales (ICASSRT) du Cameroun, le projet vise à proposer des solutions appropriées aux décideurs qui cherchent à résoudre les problèmes d'ethnie et de minorité. Le réseau a pour principal objectif de contribuer à une meilleure compréhension du phénomène et des conflits ethniques en Afrique en collectant, analysant et diffusant des données, dans le but de prévenir les conflits.

    Durant la première année du biennium, le projet a mis plus l'accent sur la mise à jour de la base de données Ethno-Net sur les conflits ethniques en Afrique et la préparation de plusieurs activités à entreprendre en 2001. Ces activités comprennent: (i) les débats MOST sur : (a) La question Bamiléké pendant l'ouverture démocratique au Cameroun par Dieudonné Zognong; (b) L'ethnicité et l'Etat en Afrique : le cas du Cameroun par Ibrahim Mouiche. (ii) Présentation de la politique MOST concernant la prévention des conflits ethniques et la construction de la paix en Afrique : leçons à partir du passé récent par Nantang Jua. (iii) Conférence sur les émergences politiques complexes en Afrique, Douala, Cameroun, 14-16 mai 2001. (iv) En coopération avec LIMSI-CNRS, un projet d'un " Système de supervision à travers un journal électronique sur les conflits ethniques et les transformations sociales en Afrique ". (v) Un site Web indépendant géré par le secrétariat du Cameroun. L'information sur le projet est disponible sur le site Web du Programme MOST à l'adresse suivante: http://www.unesco.org/most/p95.htm.

    En ce qui concerne l'activité transversale "Anticipation et études prospectives", le budget approuvé par la Conférence générale n'incluait pas de crédits décentralisés en Afrique. Bien qu'à proprement parler, aucune activité n'ait été mise en oeuvre en Afrique, le programme a cependant accordé une place toute particulière à l'Afrique et à la participation de grands experts africains à son exécution. Nous citerons à titre d'exemple les activités suivantes : (i) un chapitre du rapport prospectif mondial de l'UNESCO, un Monde nouveau (co-édition Odile Jacob/ éditions de l'UNESCO), est consacré à l'Afrique. Une version espagnole de ce rapport vient de paraître (co-édition de l'UNESCO/ Circulo de lectores/Galaxia Gutenberg). La version anglaise (The World Ahead : Our Future in the Making) sera publiée en co-édition (Zed Books/éditions de l'UNESCO) en avril-mai 2001, après avoir été diffusé en version-document en octobre-novembre 1999 à tous les partenaires principaux de l'UNESCO. (ii) L'ouvrage collectif Les Clés du XXIème siècle, première anthologie des Entretiens et des Dialogues du XXIème siècle publiée en mai 2000, contient également une section sur l'Afrique réalisée avec la participation de deux personnalités africaines de grand renon, Mme. Gertrude Mongella et le Général Amadou Toumani Touré. (iii) Le programme "2000", un cycle d'émissions mensuelles sur les grands problèmes mondiaux, proposées par RFI en collaboration avec l'UNESCO, a été clôturé, fin décembre 2000, par une émission sur l'Afrique, et a été largement diffusé en Afrique. (iv) De nombreux Africains ont d'ores et déjà participé aux Entretiens du XXIème siècle et aux Dialogues du XXIème siècle, tels que Mme. Gertrude Mongella, ancienne Secrétaire générale du Sommet de Pékin, Mme Ndioro Ndiaye, ancienne Ministre du Sénégal, le Général Amadou Toumani, ancien Président du Mali, Cheikh Modibo Diarra, Ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO, M. Pierre Sané, Secrétaire général d'Amnesty International, depuis lors nommé Sous-Directeur général de l'UNESCO pour les Sciences humaines et sociales, etc.




    Projet " Growing Up in Cities "


    Le projet MOST Growing Up in Cities (Grandir en ville) vise à influencer la politique urbaine concernant les enfants dans les camps et leurs familles ainsi que ceux des quartiers déshérités. Ce projet encourage la recherche participative et le développement de politiques qui répondent aux conditions réelles des vies des enfants, ainsi qu'aux idées et aspirations des jeunes. L'un des sites les plus actifs du projet est situé à Johannesburg, où celui-ci a été mis en place en trois phases en 2000.

    La première phase a consisté en une recherche regroupant 15 enfants africains (âgés de 10 à 14 ans) à Canaansland, un campement d'environ 1.000 résidents qui vivaient sur un territoire d'une superficie de 1,48 acres (1 acre : environ ½ hectare) à proximité du centre ville de Johannesburg. Cette phase du projet a été dirigée par Jill Swart Kruger, anthropologue de l'Université d'Afrique du Sud et Peter Rich, architecte et conférencier de l'Université de Witwatersrand.

    Pendant la deuxième phase, le processus de " Grandir en ville " a été appliqué aux enfants musulmans dans les cités grandissantes à Ferreirasdrop, une banlieue située juste à l'ouest du centre de Johannesburg. Sous la direction de Afzal et Fatima Noor Mahomed, 25 enfants âgés de 10 à 14 ans ont témoigné de la manière dont ils utilisent et évaluent leur environnement local. Un an environ après la recherche à Ferreirasdorp et 18 mois après celle de Canaansland, une évaluation sur site à été effectuée sous la direction de R. Dev Griesel, un psychologue à l'Université de Natal.

    Puisque les destins des économies urbaines et rurales sont étroitement liés, une troisième phase du projet a été exécutée à Moutse, un village dans la province de Mpumalanga. Alors que les méthodes de " Grandir en ville " à Canaansland et Ferreirasdorp ont débuté comme un catalyseur du développement des communautés participantes de tous les âges, le travail à Moutse a mis l'accent sur l'organisation des femmes, dans le but d'intégrer les enfants dans la planification, une fois que les processus participatifs auraient été lancés.




    Projet "Villes, gestion des transformations sociales et de l'environnement"


    Le projet "Villes, gestion des transformations sociales et de l'environnement" est un projet de Recherche-Action associant les programmes MOST, MAB et CSI dans une approche intersectorielle entre les sciences sociales et les sciences naturelles. Il s'inscrit dans le cadre du suivi de la Conférence Habitat II.

    Le projet au Sénégal, sur les sites pilotes de Yembeul et Malika, a pour objectif l'amélioration des conditions de vie des habitants dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, en s'appuyant sur des dynamiques engagées par les habitants eux-mêmes, notamment les femmes et les jeunes, réunis dans le cadre d'ONG et d'organisations de base, pour améliorer leurs conditions de vie et leurs capacités de formation. Parmi les résultats atteints au cours du biennium 2000-2001, on citera: (i) l'extension du réseau d'eau potable; (ii) l'installation de 10 bornes-fontaines; (iii) la construction de 256 puisards; (iv) la mise en place de 10 charrettes tractées par des chevaux pour effectuer une pré-collecte des ordures ménagères pour les 100.000 habitants de Yembeul et Malika; (v) la création de 20 micro-entreprises par des femmes, notamment dans la transformation des produits agricoles; (vi) la formation de 20.000 femmes en matière d'éducation environnementale et sanitaire, notamment sur des thèmes liés à l'eau et à la gestion des déchets; (vii) la formation-apprentissage de 1000 jeunes pour la confection et l'entretien des ouvrages sanitaires et des espaces publics.

    L'atelier sous-régional "Gouvernance locale et gestion participative des villes en Afrique de l'Ouest", organisé à Dakar, Sénégal, les 10 et 11 mai 2001, a réuni une trentaine de participants, notamment des représentants de ministères chargés de la décentralisation, des maires et élus locaux d'Afrique de l'Ouest, des experts en développement local, des représentants de la société civile, des chercheurs et universitaires, et des représentants d'institutions de coopération internationale. Cet atelier vise les objectifs suivants : (i) identifier et analyser les expériences novatrices en matière de gestion participative locale en Afrique de l'Ouest; (ii) analyser les opportunités mais aussi les contraintes et obstacles à la mise en œuvre efficace des pratiques de bonne gouvernance et de gestion participative des institutions municipales; (iii) identifier les besoins des élus et acteurs de la société civile en matière de renforcement des capacités pour améliorer et développer la gestion urbaine concertée et participative; et (iv) élaborer un rapport pratique, à partir des résultats de l'atelier, à diffuser largement aux acteurs et partenaires du développement local en Afrique de l'Ouest pour promouvoir les principes de bonne gouvernance, de participation citoyenne et de partenariat d'action.

    Dans le cadre du partage des connaissances dans le domaine des sciences sociales et humaines, le Bureau de l'UNESCO à Windhoek, en collaboration avec le Centre des Droits de l'Homme et de Documentation de l'Université de Namibie, met en place un site Web sur "Research and Teaching of Human Rights, Gender Issues and Democracy in Southern Africa". On espère que ce site deviendra un important canal d'échange d'information et de préparation de projets communs, que ce soit sous forme d'un bulletin électronique, d'un outil commun d'enseignement ou d'un projet de recherche. Un certain nombre d'universités, d'instituts de recherche et d'ONG à travers les 14 pays de la Communauté de l'Afrique Australe pour le Développement (SADC) participent à ce site. Jusqu'à présent, les études portant sur le profil par pays et des informations sur la recherche et les programmes d'enseignement des universités, des instituts de recherche et des ONG ont été mis en place au Botswana, au Malawi, au Mozambique, à l'Ile Maurice, en Tanzanie, au Swaziland, en Afrique du Sud et en Zambie. Alors que des études sur la Namibie, le Lesotho, les Seychelles et le Zimbabwe sont en cours de préparation, les points focaux à travailler sur les contributions nationales en Angola et en République Démocratique du Congo restent à déterminer.




    Programme de lutte contre la pauvreté en Namibie

    L'UNESCO à Windhoek participe activement au Groupe thématique des Nations Unies pour la Réduction de la Pauvreté en Namibie et fournit un appui soutenu au Programme Pilote de l'Ohangwena pour la Réduction de la Pauvreté , une action conjointement menée avec le agences du système des Nations Unies et le Conseil Régional de l'Ohangwena. La contribution générale de l'UNESCO au Programme Pilote de l'Ohangwena pour la Réduction de la Pauvreté a pour but de promouvoir un développement participatif, la mobilisation et l'intégration des groupes marginalisés, ainsi que l'amélioration de la qualité de l'éducation et de la vie culturelle dans la région de l'Ohangwena. A cet égard, un mobilisateur communautaire a été associé à toutes les activités de la région et a été soutenu par le service Communication et Information et le Programme des Sciences Sociales et Humaines du Bureau de l'UNESCO à Windhoek. Il a régulièrement rendu visite aux communautés pilotes et a assisté à la définition et à la conduite d'initiatives d'aide auto-centrée.

    Dans le cadre du projet extrabudgétaire "Stratégie de mobilisation et d'autonomisation de la communauté pour lutter contre la pauvreté", l'UNESCO est l'agence des Nations Unies chargée de l'exécution technique. Ce projet, vise à préparer des plans de développement régionaux pour les régions d'Erango et d'Ohangwena en Namibie. Il s'inscrit dans le cadre de la contribution au processus national et régional de planification et à son renforcement. En outre, il fait partie de l'aide technique du PNUD et de l'UNESCO au Ministère du gouvernement local et de l'urbanisme, et à la Commission nationale de la planification. Dans ce cadre, une étude a été préparée, comprenant un rapport sur la situation actuelle et un cadre de développement. Le rapport sur la conjoncture actuelle couvre les caractéristiques physiques et démographiques de la région, les services d'infrastructure, les services sociaux, la sécurité sociale, les services de développement de l'habitat et les services urbains, l'analyse par secteur de la structure économique, le profil environnemental et les aspirations de la communauté. Quant au cadre de développement, il a mis l'accent sur les stratégies de développement, les programmes régionaux, le profil des projets par secteur et les aspects institutionnels.

    Une série d'ateliers de planification stratégique a eu lieu, impliquant toutes les parties prenantes. Le but des premiers ateliers était de revoir les listes proposées par les comités de développement à Ohangwena, et à Erango pour définir les priorités de chacun. Lors de cet atelier, un projet de développement pour la région a été élaboré. La deuxième série des ateliers consistait à faire part aux participants du projet de plan régional, permettant ainsi d'inclure de nouvelles propositions. Ainsi, les plans de développement régional définitifs approuvés par les conseils régionaux ont été soumis à la Commission nationale de la planification et au Ministère du gouvernement local et de l'urbanisme. Le Bureau de l'UNESCO à Windhoek prépare la publication des deux plans régionaux de développement.



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