Claire Bernard-DeustCentre des archives diplômatiques de Nantes
La conférence tenue au Cap en novembre 2003 dans le cadre du cycle des CITRA de l’ICA, sur le thème « Archives et droits de l’homme », fut un moment d’intense émotion, mais aussi, pour certains d’entre nous, une véritable révélation sur un aspect méconnu de notre mission.
Ce rôle clef que nous pouvons être amenés à jouer dans la lutte contre la violation des droits de l’homme, en tant que professionnels, et dans le respect de notre code de déontologie, il s’agissait aussi de l’expliquer et d’en démontrer l’évidence au grand public.
Ainsi prit forme l’idée d’une exposition virtuelle proposée par Gabrielle Nishiguchi, archiviste canadienne, particulièrement sensibilisée à cette question puisqu'elle est issue de la minorité japonaise du Canada, qui fut brimée par les autorités canadiennes pendant la deuxième guerre mondiale.
L’objectif de cette exposition est de souligner le lien entre la connaissance des violations des droits de l'homme et les archives, et de mettre en relief le rôle vital de celles-ci comme instrument de la lutte contre la violation de ces droits.
Eléments de preuve, les archives permettent aux victimes de demander justice et réparation. Elles témoignent des violences infligées et des souffrances subies. L’exposition a aussi pour but d’affirmer la nécessité de la préservation des sources archivistiques relatives aux violations des droits de l’homme, comme outil indispensable dans la recherche de la vérité et dans les processus de reconstruction des sociétés divisées.
Il s'agit enfin d’aborder la question d’un point de vue éducatif, et de partager avec les générations futures la mémoire de ce qui s'est passé, pour que cela ne se reproduise plus.
Le groupe de travail de l’ICA chargé de réfléchir à ce projet a proposé de développer l’exposition selon un concept à la fois un et multiple : elle offre une structure unique mettant en valeur à la fois le lien entre archives et défense des droits de l’homme, à travers des événements historiques illustrant les violations des droits de l’homme, documentés par des fonds d’archives spécifiques et les fonds utilisés et l’institution qui les conserve.
Elle est également conçue comme une chaîne associant différents partenaires archivistiques impliqués dans la cause des droits de l’homme, et proposant autant de sections qu’il y aura de partenaires : il s'agit donc d'un projet évolutif.
Toute organisation qui souhaiterait, par la suite, participer à ce projet, peut prendre contact dès maintenant avec :
Christine Martinez, chef de projet
E-mail : christine.martinez@culture.gouv.fr
Claire Bernard-Deust, suivi éditorial. E-mail: claire.bernard-deust@diplomatie.gouv.fr
Lorsque la « chaîne » de l'exposition virtuelle proposera un parcours riche d'une douzaine de sections, le groupe de projet souhaiterait concevoir, en partenariat avec l'UNESCO, un catalogue enrichi d'articles de fond. Mais ceci est une autre étape...
Pour une présentation en français, en anglais et en espagnol de l'exposition, cliquez ici
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