Vers une histoire transnationale des organisations internationales : Méthodologie/Epistémologie

Université de Cambridge, 6-7 avril 2009


La conférence s’intéressera en particulier à l’UNESCO comme étude de cas et adoptera une vue plus large des questions méthodologiques en rapport avec l’étude de l’histoire des organisations internationales. Le séminaire s'est tenu au "Centre for History and Economics" du King's College, Université de Cambridge, Royaume-Uni le 6 et 7 avril 2009.

© UNESCO

Résumé
Depuis sa création en 1945, l'UNESCO n'a cessé de faire progresser le débat méthodologique et épistémologique dans le domaine des études historiques, depuis le lancement de son projet " Histoire de l'humanité ", au sortir de la Seconde Guerre mondiale, jusqu'à sa participation actuelle à l'histoire transatlantique de l'esclavage et des migrations, en passant par le premier Journal of World History. Ce séminaire réunira des chercheurs qui se penchent sur de nouvelles interrogations liées à la méthodologie historique telle qu'appliquée à l'étude des organisations internationales, l'accent étant mis, mais pas exclusivement, sur l'UNESCO.

Si l'approche transnationale de l'histoire a désormais droit de cité dans de nombreuses spécialités, remettant ainsi en cause la domination de l'État-nation comme cadre de référence pour l'investigation de vies, d'expériences et d'événements appartenant au passé, elle n'en est qu'à ses premiers pas dans le domaine traditionnel des études internationales. La réflexion sur le contexte transnational dans lequel les organisations internationales ont vu le jour et fonctionnent suscite un certain nombre d'interrogations fondamentales, en relation non seulement avec les études nationales, mais aussi avec l'histoire internationale et diplomatique. L'environnement dans lequel des organisations telles que l'UNESCO ont vu le jour est mis en relief : fermement ancrées dans le dispositif pérenne qui accorde la prééminence aux États-nations, mais inspirées par d'autres sphères politiques, sociales et culturelles à la fois architectes de la société et détentrices de savoir, dont ces organisations dépendent. L'objectif du séminaire est d'encourager des travaux novateurs, qui rapprochent l'étude de l'UNESCO et d'autres organisations internationales de l'axe dominant sur lequel s'articulent les histoires internationales et nationales et les approches interdisciplinaires.