THE UNESCO WORKS OF ART COLLECTION

Anonymous

Turkey

    Anonymous
    CIRCULAR PLATE, 1981

    Siliceous ceramic of seldjoukide inspiration, with polychrome decor of branches, flowers and birds. Diameter 68 cm, depth 0,65 cm.
    Date of entry at UNESCO


    Donation made to UNESCO by Turkey

    Country of origin
      Turkey

    Donating country
      Turkey


    © All rights reserved
    © Photo: UNESCO/N. Aftis


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    Ce plat est une céramique turque d’inspiration seldjoukide. L’art de la céramique, considéré parmi les « arts du feu », est un des principaux médiums artistiques dans les pays islamiques et se divise en deux grandes familles : les pièces de forme (dont la vaisselle) et les carreaux de revêtement muraux. La céramique connaît aussi deux grandes évolutions entre le IXème et le XVème siècle. Sous le règne des Abbassides, (IXème-Xème siècles) le matériau de base était la pâte argileuse, constituée majoritairement d’argile et d’un dégraissant comme le sable par exemple. C’est néanmoins sous cette dynastie qu’apparaît pour la première fois deux techniques révolutionnaires. Tout d’abord, la faïence qui permet de recouvrir la pâte argileuse d’une glaçure opaque généralement bleue, dans le but d’imiter les porcelaines chinoises, très à la mode dans les pays européens. Une autre innovation va voir également le jour : le lustre métallique, qui a pour objectif d’imiter le métal en incorporant, dans un objet d’argile précuit, des sels métalliques. Le lustre peut ainsi prendre plusieurs couleurs, du brun jusqu'au rouge via le doré.
    Au cours du XIème siècle et jusqu’à la fin du XIIème siècle, des nomades originaires de Mongolie installent la dynastie des Seldjoukides, tout d’abord à Bagdad, puis en Iran. Cette dynastie marque l’apparition de la céramique à pâte siliceuse, d’où l’appellation du plat en terre cuite, « d’inspiration seldjoukide », qui indique donc la technique employée pour la céramique. A la pâte siliceuse, qui contient majoritairement du silice (sable) et seulement un peu d’argile, est ajoutée la technique du haftrang (signifiant « sept couleurs » en persan) qui permet de nuancer les teintes grâce à sept couleurs de base : le rouge, le blanc, le noir, l’or, le vert, le brun et le bleu.
    Ici, le plat en céramique siliceuse comporte trois couleurs dominantes : l’or, le rouge et le vert. Les fleurs sont à la base du décor ottoman. Ainsi les motifs sont plutôt destinés à la décoration et ne comportent pas de symbolique précise, ce qui les différencient de la céramique européenne.
    La pâte siliceuse va être utilisée jusqu’à son apogée située entre le XVIème et le XVIIème siècle avec l’apparition de la céramique d’Iznik. Sera produite dans la ville qui porte le même nom, la majorité de la production de céramique ottomane, avec une maîtrise parfaite des couleurs, et particulièrement les motifs de couleur bleue réalisée à partir de poudre de cobalt sur fond blanc.



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