LA COLLECTION DES ŒUVRES D'ART DE L'UNESCO

TAKIS, Vassilakis (1925-)

Grèce

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TAKIS, Vassilakis (1925-)
SIGNAUX EOLIENS, 1993

Cinq sculptures monumentales mobiles en métal noir, avec extrémités des bras colorés

Date d'entrée à l'UNESCO


Donation faite à l'UNESCO par la Grèce

Pays d'origine
  Grèce

Pays donateur
  Grèce


© Adagp, Paris 2012
© Photo: UNESCO/C. Michel. Une des sculptures jaune de V. Takis


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Dimensions des cinq sculptures mobiles:
Sculpture verte: 500 x 500 x 31 cm
Sculpture jaune 1: 500 x 500 x 24 cm
Sculpture bleue: 630 x 500 x 38 cm
Sculpture jaune 2: 252 x 500 x 30 cm
Sculpture rouge: 630 x 500 x 38 cm



Ensemble composé de cinq sculptures placées entre le bâtiment Fontenoy et le jardin de la paix de Noguchi, les « Signaux éoliens » sont l’œuvre de Vassilakis Takis, artiste grec autodidacte.
A la manière des éoliennes, les cinq structures mobiles sont en perpétuel mouvement, grâce à l’intervention du vent. Ces sculptures sont caractérisées par leurs formes épurées et leurs couleurs primaires, chères à l’artiste. Ce dernier, au travers de ces recherches, exploite les énergies immatérielles (telles que le vent, le son, la lumière, …) afin qu’elles s’intègrent, à part entière, à ses créations. On ne peut que constater la force poétique de cette œuvre à travers la force créatrice développée par cet artiste.
Les premiers « Signaux » de Takis datent de 1954, et sont constitués de tiges faites avec des cordes de pianos qui créent des vibrations musicales lorsqu’elles s’entrechoquent au contact du vent. C’est à partir de 1980 qu’il commence à produire ces « Signaux » en grand format et à les installer à l’extérieur. Cela reflète également l’intérêt que porte Takis sur l’environnement urbain ; mise à part les « Signaux » du bâtiment de l’UNESCO, Takis a également installé une forêt de ses « éoliennes » sur la Place de la Défense à Paris, entre 1984 et 1987.


Biographie de l'artiste
Sculpteur grec, Panagiotti Vassilakis Takis est né en 1925 à Athènes. Il apprend auprès des artisans grecs le travail de la pierre. Dès 1946, il commence ses recherches sculpturales, avec des œuvres qui rappellent l'art antique et les personnages filiformes de Giacometti, puis évolue vers des formes toujours plus épurées. En 1954, il s’installe définitivement à Paris où il intègre l’atelier de Brancusi pour quelques mois. Dès lors il crée « les signaux », longues tiges métalliques surmontées d’ampoules, et il commence à exposer à Paris. Ses sculptures sont alors constituées d’objets trouvés et manufacturés, toute en leurs donnant un grand sens esthétique.
Passionné par le mouvement, il cherche à l’intégrer dans son travail. Il crée des compositions qu`il nomme «Tableau vibratif», «Télésculpture», «Télélumière», insérant ainsi la lumière, le mouvement et le son au sein même de ses compositions.
Il est l’un des rares rénovateurs de la sculpture après Brancusi et Giacometti. Cependant, son œuvre est inclassable. Jamais assimilée à une école, elle repose sur l'exploration des énergies. Les mouvements aléatoires traduisent dans son oeuvre son désir de mettre en exergue les sources d’énergie qui appartiennent à par entière aux œuvres de Takis.