| «Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.» |
|
LIBRE CIRCULATION DE L'INFORMATION Début de page
Le mandat
L’Acte constitutif de l’UNESCO met l’accent sur la nécessité de l’information et de la communication, tant à l’intérieur de chaque nation qu’entre les nations. Il rattache la libre circulation des idées à cet objectif plus large qu’est la prévention des guerres et la construction des «défenses de la paix». Car, comme il le rappelle, «l’incompréhension mutuelle des peuples a toujours été [···] à l’origine de la suspicion et de la méfiance entre nations», sources des désaccords qui dégénèrent trop souvent en conflits.
A travers les décennies, les activités de l’UNESCO en vue de promouvoir la libre circulation des idées ont évolué et elles se sont adaptées aux grandes mutations politiques, économiques et technologiques.
Promouvoir la libre circulation de l’information. L’UNESCO est appelée à promouvoir activement la liberté de la presse et son indépendance et à renforcer le pluralisme des médias. Entre autres choses, on demande à l’UNESCO d’aider les Etats membres à adapter leurs lois sur la presse aux règles démocratiques et à promouvoir l’indépendance éditoriale des médias publics et privés.
Renforcer les infrastructures de communication et les ressources humaines dans les pays en développement afin qu’ils puissent participer pleinement au processus de communication à l’échelle planétaire. L’UNESCO est chargée d’encourager la formation et de fournir l’expertise technique, ainsi qu’une aide matérielle et financière au développement de projets de médias à l’échelle nationale ou régionale, en particulier à travers le Programme international pour le développement de la communication (PIDC).
presse, l’indépendance et le pluralisme des médias A la suite de la chute du Mur de Berlin, l’UNESCO a organisé, en février 1990, une rencontre informelle Est-Ouest de professionnels des médias, afin de débattre et d’évaluer les problèmes et les besoins urgents de la presse d’Europe centrale et orientale nouvellement indépendante. Plus de 90 représentants de médias de la région ont rencontré des représentants des grands médias du Canada, des Etats-Unis et de l’Europe de l’Ouest. Une série de rencontres régionales visant à la promotion d’une presse indépendante et pluraliste a démarré en 1991. Ces rencontres ont porté sur les moyens de développer le respect du droit à la liberté d’expression et sur des thèmes comme la sécurité des journalistes, les obstacles juridiques à la libre circulation de l’information, les besoins en matériel et en formation des médias des différentes régions. Séminaire sur le développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste, Windhoek (Namibie) du 29 avril au 3 mai 1991 Les représentants de 35 pays africains et plusieurs organisations non gouvernementales se sont réunis à Windhoek pour débattre de la liberté de la presse, de l’indépendance et du pluralisme des médias. Organisé par l’UNESCO, les Nations Unies (département de l’information) et le PNUD, ce premier séminaire régional s’est conclu par l’adoption de la Déclaration de Windhoek, qui a mis l’accent sur le développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste et qui a servi de modèle à des déclarations similaires dans d’autres régions. La Déclaration proclame que « la création, le maintien et le renforcement d’une presse indépendante, pluraliste et libre sont indispensables au progrès et à la préservation de la démocratie dans un pays, ainsi qu’au développement économique». Après avoir défini le concept de "presse indépendante et pluraliste", la Déclaration signale que, dans de nombreux pays africains, les professionnels des médias sont encore victimes d’atteintes aux droits de l’homme et que leurs activités sont entravées par toutes sortes de pressions politiques et économiques, comme le rationnement du papier journal, les autorisations préalables à toute parution, les restrictions dans la délivrance de visas. Les signataires ont appelé les organisations internationales à appuyer financièrement les médias non-gouvernementaux qui « reflètent la société dans son ensemble et les divers points de vue des communautés qu’ils desservent». Les participants ont aussi recommandé que l’UNESCO et les Nations Unies proclament le 3 mai comme Journée mondiale de la liberté de la presse.
Ce second grand séminaire régional a rassemblé des professionnels des médias asiatiques et s’est terminé par l’adoption de la Déclaration d’Alma-Ata. La Déclaration souscrit aux principes fondamentaux proclamés à Windhoek et demande, elle aussi, une aide financière, technique et matérielle pour les professionnels des médias asiatiques. Mettant l’accent sur les besoins spécifiques des Etats nouvellement indépendants de la région, cette Déclaration a réclamé assistance et conseil pour l’élaboration de nouvelles lois visant d’une part à assurer le respect de la liberté d’information et la liberté de la presse, et d’autre part à abolir les barrières économiques et juridiques qui limitent la liberté de la presse, l’indépendance et le pluralisme des médias. Séminaire sur le développement des médias et la démocratie en Amérique latine et dans les Caraïbes, Santiago (Chili) du 2 au 6 mai 1994 Lors de ce troisième séminaire régional, les participants ont mis l’accent sur le développement des médias et la démocratie en Amérique latine et dans les Caraïbes. Le document final - intitulé Déclaration de Santiago - de ce séminaire a condamné les persécutions et la violence exercées à l’encontre des professionnels des médias et il a rappelé que, dans de nombreux cas, les responsables de ces crimes jouissaient d’une totale impunité. La Déclaration demande la création d’un prix mondial de la liberté de la presse qui récompenserait tous les ans des personnes, organisations ou institutions ayant contribué à faire progresser la liberté de l’information. Séminaire sur la promotion de médias arabes indépendants et pluralistes, Sana’a (Yémen) du 7 au 11 janvier 1996 Le quatrième séminaire régional, tenu à Sana’a, a rassemblé des professionnels des médias des pays arabes. Ils se sont penchés sur des problèmes spécifiques qui portent atteinte à l’indépendance et au pluralisme de la presse arabe. La Déclaration de Sana’a appelle notamment à la mise en place ou au renforcement de garanties constitutionnelles et légales en faveur de la liberté d’expression et de la liberté de la presse. La Déclaration demande aussi la mise en place, dans les pays arabes qui n’en disposent pas encore, d’associations et de syndicats de journalistes vraiment indépendants et représentatifs. De plus, elle exige que les litiges où les médias sont impliqués relèvent du droit civil, et non plus des procédures et codes criminels.
Cette rencontre, qui se tiendra en septembre prochain à Sofia, va clore la série de séminaires régionaux organisés conjointement par l’UNESCO et les Nations Unies (département de l’information). Elle regroupera des professionnels des médias de tout le continent pour un débat sur des thèmes comme: médias et démocratie; propriété des médias; lois sur la diffamation, l’insulte et la protection de la vie privée; violence contre les médias et tolérance.
des pays en développement Programme international pour le développement de la communication Le Programme international pour le développement de la communication (PIDC) de l’UNESCO a été créé en 1980 pour renforcer, grâce à l’aide internationale, les capacités de communication des pays en développement. Les fonds réunis pour ce programme sont affectés notamment à la création et à l’équipement d’agences de presse, de journaux, de stations de radio et de télévision, ainsi qu’à la formation de journalistes et de techniciens. En 1992, le PIDC a décidé de soutenir également des projets présentés par des organisations ou institutions privées, et de donner la priorité à des projets qui contribuent au pluralisme et à l’indépendance des médias, ce qui revient à adapter sa politique aux recommandations de la Déclaration de Windhoek. Activités en faveur du développement de la communication financées par des ressources extra-budgétaires En plus des contributions volontaires des Etats membres, le PIDC reçoit un apport financier substantiel grâce à une assistance bilatérale sous forme de fonds-en-dépôt. Pour 1997, l’UNESCO gère 32,6 millions de dollars à répartir entre 168 projets dans le monde (Voir tableau).
*Le nombre total de projets mis en oeuvre en 1997 est 168. Dans ce tableau, leur nombre plus élevé tient au fait que certains projets reçoivent des financements multiples.
Aide aux agences de presse
Le manque d’informations locales est une des principales préoccupations des pays en développement. L’UNESCO a soutenu, en 1976, la création de l’agence Caribbean News Agency (CANA) et des demandes du même type sont apparues dans d’autres régions. La Pan African News Agency (PANA), qui avait vu le jour en 1979, est en cours de restructuration avec l’aide de l’UNESCO. Grâce à ce plan de redressement, la PANA est en voie de rationalisation et son capital s’est ouvert à des investisseurs privés.
Les agences de presse nationales de 40 pays africains ont été renforcées à travers trois projets régionaux, financés principalement par l’Allemagne: le West Africa News Agency Development (WANAD), le Southern and East Africa News Agency Development (SEANAD) et le Central Africa News Agency Development (CANAD).
Le réseau Asian News Network, instauré sous les auspices de l’Organisation des agences de presse asiatiques et soutenu par l’UNESCO, fournit un nouveau système d’échanges de nouvelles dans la région de l’Asie et du Pacifique.
L’UNESCO a aussi appuyé United News of Bangladesh, une agence de presse privée, dans son initiative visant à installer un service d’information fonctionnant dans une langue locale.
L’UNESCO a enfin apporté sa contribution à l’informatisation des agences de presse algérienne, marocaine, syrienne et tunisienne, ainsi que celles de la plupart des pays africains.
Chaires UNESCO de communication
La première Chaire UNESCO de communication a été mise en place en 1990 auprès de l’Universitat Autonoma de Barcelona, en Espagne. Depuis, 16 autres chaires ont été créées en Australie, au Brésil, en Bulgarie, au Burkina Faso, au Canada, en Colombie, en Côte d’Ivoire, en Espagne (deux chaires), en France, en Hongrie, au Kazakhstan, en Lituanie, au Mexique, en Russie et en Uruguay. En mai 1994, ces chaires ont été reliées pour former un réseau international dénommé ORBICOM. Destiné à s’étendre à un total de 25 chaires et 300 membres associés, le réseau fournit un cadre pour l’échange d’information et pour des opérations conjointes entre les universités, les professionnels et les entreprises dans le domaine du journalisme, des nouvelles technologies, de la législation de la presse, de la déontologie, et de thèmes associant développement et communication.
Aide aux organisations professionnelles des médias
Le Media Institute of Southern Africa (MISA) a été installé en août 1992 à Windhoek, en Namibie, afin de promouvoir la liberté de la presse et le pluralisme dans les pays de l’Afrique australe. L’UNESCO a fourni des fonds au MISA pour ses activités qui s’étendent de la formation des professionnels jusqu’à la surveillance des menaces pesant sur la presse indépendante. Le MISA publie régulièrement des avis d’alerte - des rapports sur les violations de la liberté de la presse - à travers MISANET et le Système d’échange international pour la liberté d’expression (IFEX), un centre d’échange d’informations basé à Toronto et installé en 1992 avec l’appui de l’UNESCO.
Un autre institut du même genre, l’East Africa Media Institute, a été mis en place sur l’île Maurice en février 1997.
Avec l’aide financière du Danemark et de la France, l’UNESCO a participé en 1995 à l’installation de l’Institut cambodgien de la Communication. Plus de 1 800 journalistes et d’autres employés de la presse et professionnels de la communication ont déjà suivi des formations dans cet institut.
L’UNESCO a aussi appuyé le Media Resource Centre (MRC), créé en mai 1995 à Bishkek, au Kyrgyzstan. C’est le premier d’une série de centres qui doivent être installés en Asie centrale dans le cadre d’un projet régional intitulé "Médias dans une période de réformes et de transition". Le MRC met ses installations à la disposition des journalistes et autres professionnels; il leur offre aussi des possibilités de formation.
Aide aux efforts de reconstruction des médias
Ces dernières années, l’UNESCO a aidé à dresser des plans d’ensemble pour la restructuration de la radiodiffusion en Haïti et au Mozambique, dans le cadre de la réconciliation nationale. L’UNESCO a également porté assistance à l’installation de la Palestinian Broadcasting Corporation et à la modernisation de l’agence de presse palestinienne WAFA, en coopération avec des partenaires comme la France et l’Italie.
En Afrique du Sud, des programmes de formation et de restructuration ont été lancés pour adapter les médias à la société de l’après-apartheid. L’UNESCO a récemment entrepris un projet (d’un montant de 450 000 dollars, fournis par les Pays-Bas) visant à développer les ressources humaines des médias sud-africains. Les objectifs principaux sont: faciliter la transformation des structures des médias locaux afin de les rendre capables de servir tous les secteurs de la population, et en particulier les communautés marginalisées et déshéritées; favoriser le développement de médias libres et indépendants.
Dans le cadre de l’Initiative Spéciale pour l’Afrique, lancée en 1996 par le système des Nations Unies, l’UNESCO mène l’action pour le développement d’une "communication pour la construction de la paix". Cette action vise à renforcer la coopération technique entre les médias, ainsi qu’à accroître les connaissances et le savoir-faire des professionnels afin que ces derniers soient mieux à même d’appuyer la construction de la paix et la promotion de la tolérance, de la démocratie et du respect des droits de l’homme en Afrique.
Aide aux médias indépendants en zones de conflit
En réponse à la montée des conflits ethniques et des guerres civiles au cours de ces dernières années, l’UNESCO a fourni son appui à des médias indépendants et à des initiatives spéciales - en faveur de la construction de la paix - impliquant des médias dans des zones de conflit.
Ex-Yougoslavie
En juin 1994, l’Appel inter-agences des Nations Unies a fait figurer, pour la première fois, "l’aide aux médias indépendants" dans la liste des besoins d’urgence de l’ex-Yougoslavie. Cette décision innovatrice a conduit à la désignation de l’UNESCO comme maître d’oeuvre de l’assistance aux médias indépendants pendant la période de reconstruction dans l’ex-Yougoslavie.
Avant cette décision et pendant les affrontements armés, l’UNESCO a fourni une aide matérielle à des médias indépendants de l’ex-Yougoslavie afin d’augmenter leurs chances de survie. Plusieurs tonnes de matériel ont été envoyées aux médias suivants:
- la radio-télévision de Bosnie-Herzégovine a reçu 5 caméras professionnelles et 800 kg d’équipement divers;
- Studio B, la dernière télévision indépendante, a reçu pour plus de 100 000 dollars d’équipement; A la demande des journalistes de la radio indépendante Studio 99, installée à Sarajevo, l’UNESCO a soutenu la création, en pleine guerre, de la première télévision indépendante de Bosnie-Herzégovine, NTV 99. Cette télévision a démarré ses émissions - avec des équipements de l’UNESCO - à partir d’une cave. L’Union européenne, les gouvernements allemand, britannique, norvégien, suédois et suisse lui ont fourni 700 000 dollars pour l’équipement, la production et la formation, afin de permettre une information pluraliste durant cette guerre. Depuis octobre 1995, un programme régional d’échange d’informations, installé par l’UNESCO et World Television News (WTN), rassemble des télévisions et des sociétés de production indépendantes de Bosnie-Herzégovine, de Croatie et de Serbie. Le programme est diffusé chaque vendredi, à 17h30 sur WTN, via Eutelsat II F1. Une vidéoconférence - mise en place par Internews-Europe, l’UNESCO et la société de production indépendante Vin, de Belgrade - a relié des journalistes et des artistes pour des débats en direct à partir de différents endroits de l’ex-Yougoslavie. Grâce à des fonds fournis par le gouvernement finlandais, l’UNESCO a nommé en juin 1996 un conseiller en médias, basé à Sarajevo. Avec l’appui financier des gouvernements finlandais, norvégien et suisse, l’UNESCO a créé en septembre 1996, à Sarajevo, une banque de programmes télévisés. En mettant plus de 200 heures de programmes de haute qualité - et libres de droits - à la disposition de toutes les télévisions de Bosnie-Herzégovine, la banque aide ces dernières à pallier au manque généralisé de programmes. Rwanda et Burundi En août 1994, l’UNESCO a aidé l’organisation non-gouvernementale Reporters sans frontières à mettre en place, au Rwanda, la radio humanitaire Agatashya. Gérée par un groupe de journalistes rwandais indépendants, cette station a diffusé à destination de plus d’un million et demi de réfugiés des informations indispensables à leur survie (concernant l’eau potable, la nourriture et l’hygiène) et a aidé les familles dans leur recherche de parents ou d’enfants perdus. L’UNESCO et le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme ont organisé à Kigali, en juin 1995, un séminaire sur la liberté de la presse, la tolérance et la paix. Cette rencontre a été suivie peu après par une autre du même type à Bujumbura, au Burundi. Les deux séminaires ont réuni des journalistes et d’autres professionnels des médias des deux pays. Suite aux recommandations des journalistes, l’UNESCO a installé à Kigali une "Maison de la presse" - et en installera bientôt une à Bujumbura - où ces derniers peuvent se rencontrer pour échanger leurs points de vue, suivre des formations et disposer de facilités techniques modernes. Lors d’une réunion en juin 1996 à l’UNESCO, des représentants des Nations Unies et des organisations professionnelles des médias, ainsi que des défenseurs de la liberté de la presse, se sont penchés sur l’implication de certains médias dans la propagande de la haine et du génocide au Rwanda. Un apport de 200 000 dollars par le gouvernement belge a permis à l’UNESCO de lancer un programme d’aide aux médias indépendants au Rwanda. Ce programme a reçu, par la suite, des contributions du Danemark (30 000 dollars) et de la Norvège (160 000 dollars).
Une campagne pour la liberté de la presse ne peut être efficace que si elle est appuyée par les décideurs et l’opinion publique. Le combat pour la liberté de la presse passe par des efforts visant à générer dans le public une prise de conscience des liens existants entre une presse libre et la démocratie, à le sensibiliser aux violations - partout dans le monde - du droit à la liberté d’expression. Journée mondiale de la liberté de la presse Dès 1991, la Conférence générale de l’UNESCO a recommandé que l’Assemblée générale des Nations Unies fasse du 3 mai la Journée mondiale de la liberté de la presse. Désormais, cette date est celle où l’on célèbre, à travers le monde, les principes fondamentaux de la liberté de la presse. Cette journée mondiale - qui coïncide avec l’anniversaire de la Déclaration de Windhoek - est l’occasion d’informer le public des atteintes à la liberté d’expression et de lui rappeler que des journalistes risquent la mort ou la prison pour fournir à chacun son lot quotidien d’informations. Groupe consultatif de l’UNESCO pour la liberté de la presse En 1995, le journaliste français et ancien Président-Directeur général de l’Agence France Presse (AFP), Claude Moisy, a mis en place - à la demande du Directeur général de l’UNESCO, Federico Mayor - un groupe autonome de professionnels des médias indépendants. Ce groupe assiste l’UNESCO dans la préparation de la Journée mondiale de la liberté de la presse et il encourage d’autres initiatives internationales visant à défendre la liberté de la presse. Le groupe est dirigé par Claude Moisy et composé de 16 autres journalistes et professionnels de renom, originaires des différentes régions du monde. Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano L’UNESCO va créer un prix mondial de la liberté de la presse qui sera décerné tous les ans. Ce prix UNESCO/Guillermo Cano (en hommage à un journaliste colombien assassiné il y a dix ans devant l’immeuble de son journal) entend récompenser une personne, organisation ou institution ayant contribué à la défense ou/et à la promotion de la liberté de la presse. Le Groupe consultatif de l’UNESCO pour la liberté de la presse est chargé de la pré-sélection des candidats, de l’annonce du lauréat et de la remise du prix, chaque 3 mai. Le prix (d’un montant de 25 000 dollars) sera décerné pour la première fois le 3 mai 1997. Partenaires pour une presse libre Des douzaines d’organisations non-gouvernementales étudient les évolutions qui affectent les professionnels des médias, surveillent et divulguent les atteintes à la liberté d’expression, interviennent auprès des gouvernements et des organisations internationales afin que la liberté de la presse soit mieux respectée. L’UNESCO maintient des relations étroites avec des organisations régionales et internationales de médias, ainsi qu’avec des groupes de défense de la liberté de la presse comme: Article 19, Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ), Commonwealth Press Union (CPU), Federación Latinoamericana de Periodistas (FELAP), Fédération des Journalistes arabes (FAJ), Index on Censorship, Association Inter-Américaine de la Presse (IAPA), International Association of Broadcasting (AIR), Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), Fédération Internationale de la Presse Périodique (FIPP), Organisation Internationale des Journalistes (OIJ), Institut International de la Presse (IPI), Pacific Islands News Association (PINA), Press Foundation of Asia (PFA), Reporters sans frontières (RSF), Association mondiale des journaux (FIEJ) et World Press Freedom Committee (WPFC).
L’UNESCO publie régulièrement, ou finance des études et rapports, sur des sujets comme l’impact des nouvelles technologies sur les sociétés, l’accès à l’information, la législation sur la presse dans différents pays, la violence à l’écran, la radiodiffusion publique. Publications récentes
A paraître
EN 1996 DANS LE MONDE Début de page
« Aujourd’hui, un journal a cessé de paraître...un journaliste a été emprisonné...un média a dû fermer, ruiné par des saisies à répétition...de nouvelles restrictions de la presse ont été signalées par... ». Elle est longue la liste quotidienne des atteintes à la liberté de la presse fournie par le "courrier électronique" du Système d’Echange International pour la Liberté d’Expression (IFEX) qui centralise au plan mondial ce type d’information. En moyenne, IFEX recense 1 500 cas d’atteintes à la liberté de la presse par an. Des violations qui vont de la simple censure à l’attentat terroriste. pour la Liberté d’Expression (IFEX) Un centre d’échange d’informations et un réseau d’alerte Le Système d’Echange International pour la Liberté d’Expression a été mis en place comme un réseau d’alerte et de coordination par plusieurs organisations professionnelles et non-gouvernementales. Leur objectif était de mieux faire circuler l’information et d’accroître l’efficacité de leur réaction en cas de violation de la liberté de la presse. Opérationnel depuis septembre 1992, IFEX est géré par le Comité canadien pour la protection des journalistes, installé à Toronto, et il bénéficie du soutien de l’UNESCO et de son Programme international pour le développement de la communication (PIDC). Aujourd’hui, le réseau IFEX regroupe 260 souscripteurs dans 60 pays (dont Article 19, le Comité pour la protection des journalistes, le Fonds pour la libre expression, le Freedom of Expression Institute, Index on Censorship, la Fédération internationale des Pen clubs, la Fédération Internationale des Journalistes, Reporters sans frontières, l’Union des Journalistes de l’Afrique de l’Ouest (UJAO), le Media Institute of Southern Africa, et le World Press Freedom Committee). En 1992, l’objectif d’IFEX était de compter avec, au moins, 100 souscripteurs dans les pays en développement à la fin de 1995. Aidé dans sa tâche par le Programme international pour le développement de la communication, l’IFEX a dépassé cet objectif: dans le monde, le réseau compte quelque 260 adhérents - individus ou organisations - et 161 d’entre eux appartiennent aux pays en développement. Depuis sa création, il y a 5 ans, le réseau IFEX a permis d’améliorer à l’échelle mondiale la collecte, la production et la distribution d’informations sur tous les thèmes liés à la liberté de la presse, mais il a aussi renforcé les échanges Sud/Sud. IFEX publie 1 000 avis d’alerte par an, un communiqué hebdomadaire en trois langues et il lance des campagnes communes. La banque de données d’IFEX peut être consultée sur son site Internet (http:\\www.ifex.org).
* sauf Moyen-Orient et Afrique du Nord Source: IFEX, 1997
Atteintes non-individuelles, 1996
M/L/F=Médias/Livres/Films Source: IFEX, 1997
Atteintes individuelles, 1996
J/E=Journalists/Ecrivains Source: IFEX, 1997
Chaque fois qu’un journaliste est harcelé, menacé ou emprisonné, chaque fois qu’un cas d’atteinte à la liberté de la presse est signalé quelque part dans le monde, les organisations affiliées à IFEX réagissent. Dès qu’un avis d’alerte est lancé sur le réseau électronique, ces organisations adressent des lettres aux gouvernements, émettent des condamnations publiques ou lancent des campagnes de sensibilisation.
L’UNESCO, qui a apporté depuis le début son soutien financier et moral à IFEX, est souvent saisie par des organisations professionnelles - sur la base d’un dossier détaillé et soigneusement vérifié - pour renouer le dialogue et se poser en médiateur entre ces mêmes organisations et les autorités gouvernementales concernées. En cas de crise ou de menaces répétées, le Directeur général de l’UNESCO intervient personnellement, par voie diplomatique, ou publiquement, par voie de communiqué de presse. Mais, dans la majorité des cas, les Délégations permanentes auprès de l’UNESCO sont approchées, afin qu’elles intercèdent auprès de leurs gouvernements. Pour l’UNESCO, il s’agit d’agir en premier lieu dans la discrétion, en privilégiant le dialogue entre, d’une part, les acteurs de la société civile, les peuples ou les individus, et, d’autre part, les gouvernements de ses Etats membres. L’action des organisations non-gouvernementales et la médiation de l’UNESCO se rejoignent et se complètent. Dans le passé, ces efforts conjugués ont permis de résoudre des situations délicates: dans certains cas, des missions d’experts ont été dépêchées pour apporter aux autorités une assistance juridique, éthique ou professionnelle; et, dans d’autres cas, des journalistes détenus ont été relâchés.
|
|
Début de page "En ce 3 mai, c’est sur un triste fond d’atteintes persistantes à la liberté d’expression que nous célébrons la Journée mondiale de la liberté de la presse. En 1996, des journalistes, photographes, caméramans et autres professionnels des médias ont encore fait l’objet de pratiques d’intimidation et de harcèlement: beaucoup ont été arbitrairement détenus, séquestrés, ou menacés physiquement. Dans de nombreux pays, le droit à la liberté d’expression a été violé par le biais de la censure, de saisies et de licenciements. "Les organisations non gouvernementales qui veillent partout dans le monde à la liberté de la presse ont relevé, en 1996, entre quarante et cinquante cas de journalistes ou autres professionnels des médias assassinés dans l’exercice de leur métier. En 1995, le nombre des victimes était, certes, encore plus élevé, mais la baisse reste toute relative et d’autres facteurs viennent assombrir ce tableau. Nous devons en effet noter certains phénomènes nouveaux. L’un d’entre eux, le plus alarmant, est la violence exercée contre des journalistes par des trafiquants de drogue, par la mafia et d’autres associations de criminels, ou par des groupes qui professent des idées politiques ou religieuses extrémistes et intolérantes. Nous avons aussi déploré que des gouvernements tentent de prendre le contrôle de médias, portant ainsi atteinte au pluralisme de l’information. En revanche, nous nous sommes réjouis de voir des foules immenses protester spontanément et pacifiquement contre un tel contrôle étatique. "Une presse libre est une condition sine qua non de la démocratie. Tout recul de la liberté de la presse est un recul de la démocratie elle-même. En ce 3 mai 1997, je réitère l’engagement de l’UNESCO en faveur de cette liberté et du pluralisme partout dans le monde. Nous continuerons à soutenir les professionnels des médias et nous explorerons avec eux tous les moyens de faire mieux respecter les principes qui fondent cet aspect de la démocratie. Ensemble, y compris avec l’aide et le soutien des Etats membres de l’UNESCO, nous réussirons."
|
|
Définition
But
Montant et financement
Présentation de candidatures
Jury
Présélection
Calendrier
Procédure de vote
Modifications du règlement
* Ce règlement sera soumis au Conseil exécutif de l'UNESCO à sa 151éme session (26 mai - 11 juin 1997) debut
|
|
l’Office de l’information du public de l’UNESCO Service de presse/ Presse écrite Fax: (33-1) 45.68.56.52 Tél: (33-1) 45.68.17.44 /45/46 et 45.68.16.70 Télévision Fax: (33-1) 45.68.56.55 Tél: (33-1) 45.68.16.85 Radio Tél: (33-1) 45.68.16.92 Photo Tél: (33-1) 45.68.16.91
|
|
|
Journée mondiale de liberté de la presse, UNESCO, 3 mai 1997 Journée mondiale de liberté de la presse, UNESCO, 3 mai 1997 Journée mondiale de liberté de la presse, UNESCO, 3 mai 1997 Journée mondiale de liberté de la presse, UNESCO, 3 mai 1997 Journée mondiale de liberté de la presse, UNESCO, 3 mai 1997 Journée mondiale de liberté de la presse, UNESCO, 3 mai 1997 Journée mondiale de liberté de la presse, UNESCO, 3 mai 1997 Journée mondiale de liberté de la presse, UNESCO, 3 mai 1997 Journée mondiale de liberté de la presse, UNESCO, 3 mai 1997
Kati Dabbagh Jo Hironaka Kati Dabbagh Jo Hironaka Kati Dabbagh and Jo Hironaka