Prix mondial pour la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano

Depuis sa création en 1997, le Prix mondial pour la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano est destiné à distinguer chaque année une personne, une organisation ou une institution qui a contribué d'une manière notable à la défense et/ou à la promotion de la liberté de la presse oú que ce soit dans le monde, surtout si pour cela elle a pris des risques.

Créé sur l'initiative du Conseil exécutif de l'UNESCO, il est remis solennellement par le Directeur général de l'UNESCO, Federico Mayor, lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse le 3 mai.

Ce prix a été dénommé ainsi en l'honneur de Guillermo Cano Isaza, journaliste colombien assassiné par les cartels de la drogue à Bogota, le 17 décembre 1986, devant l'entrée de son journal El Espectador.

Le destin de Guillermo Cano symbolise le prix payé par les journalistes à travers le monde car, chaque jour, des journalistes sont emprisonnés et maltraités en raison de leur profession. L'impunité dont bénéficie une grande majorité de ces crimes est très inquiétante ; c'est pourquoi l'accent est mis aujourd'hui sur ce problème grave.

Le prix UNESCO/Guillermo Cano, doté d'un montant de $25.000 est attribué sur recommandation d'un jury indépendant de 14 professionnels de l'information, présidé par Claude Moisy, président du Groupe consultatif de l'UNESCO pour la liberté de la presse.

Les candidatures sont présentées par les organisations régionales et internationales non gouvernementales travaillant pour la liberté de la presse et par les Etats membres de l'UNESCO.

Pour sa première édition, le Prix UNESCO/ Guillermo Cano a été décerné à GAO YU, journaliste chinoise emprisonnée de 1993 à 1999 pour la publication d'articles dans les journaux de Hongkong, The Mirror Monthly et The Overseas China Daily. Elle a été libérée le 15 février 1999 "pour raison médicale".

La journaliste nigériane Christina ANYANWU est la lauréate du prix UNESCO/ Guillermo Cano 1998. Directrice et rédactrice en chef du Sunday Magazine, journal reconnu pour son indépendance et aujourd'hui disparu, elle a été emprisonnée dans des conditions particulièrement difficiles dès 1995, pour avoir voulu exercer son métier et publier la nouvelle d'une tentative de coup d'Etat. Christina Anyanwu a été libérée en juin 1998.



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