1998 Année internationale de l'océan

L'océan, essentiel au maintien de la vie sur Terre, joue également un rôle déterminant dans le changement climatique. Or, selon Gunnar Kullenberg, Secrétaire exécutif de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO 1, "les questions relatives à l'océan ne reçoivent pas l'attention qu'elles devraient recevoir".

L'océan, ressource moins bien connue que certaines planètes lointaines, recèle indubitablement un potentiel de richesses encore partiellement inexploité. Mais cette ressource est limitée, tant du point de vue de sa quantité que de celui de sa capacité à absorber les effets d'un développement sauvage et de la pollution. Des signes de tensions sont déjà visibles, en particulier dans les zones côtières basses et dans les petites îles.

Le bilan de santé de l'océan qui ressort des observations réalisées de par le monde n'est guère rassurant. Au nombre des symptômes constatés figurent la pollution, l'épuisement des ressources halieutiques, la disparition des lignes de côte, l'élévation du niveau de la mer, une hausse des températures de surface qui menace les courants pélagiques, des tempêtes plus fréquentes, la fonte des calottes glaciaires...

Lorsque nous comprendrons mieux le système océanique, nous serons en mesure de prédire quelques-uns des changements attendus au cours du siècle prochain et, espérons-le, d'y remédier par une coopération intelligente. A plus court terme, des observations de meilleure qualité, plus systématiques de l'océan nous permettront de prévoir les catastrophes imminentes telles tempêtes, inondations et sécheresses et d'en atténuer les conséquences, en alertant les populations à risque.

L'Année internationale de l'océan vise à attirer sur 1 ' es questions relatives à l'océan l'attention des décideurs et du grand public. Il s'agit à l'origine d'une idée de la COI, approuvée par la Conférence générale de l'UNESCO en 1993. L'Assemblée générale des Nations Unies a de son côté adopté la proposition de la COI un an plus tard, en décembre 1994.

L'Année internationale de l'océan se traduira par une collaboration étroite avec d'autres institutions des Nations Unies, en particulier l'Organisation météorologique mondiale (OMM), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation maritime internationale (OMI), l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et la Division des affaires maritimes et du droit de la mer des Nations Unies, ainsi que le Conseil international des unions scientifiques (CIUS). L'UNESCO est le chef de file pour la mise en oeuvre de cette initiative.

Les objectifs de l'Année internationale de l'océan

  • L'Année internationale de l'océan vise à faire prendre conscience du fait que les océans et les zones côtières sont des richesses économiques limitées;
  • L'Année internationale de l'océan vise également à obtenir des gouvernements l'engagement de prendre des mesures, de fournir des moyens d'action suffisants et d'accorder aux océans la priorité qu'ils méritent;
  • parallèlement, l'Année internationale de l'océan fera ressortir le fait que c'est uniquement par une coopération scientifique à l'échelle mondiale que nous pourrons commencer à approfondir notre compréhension du fonctionnement des océans. Les fruits de ce savoir et de cette coopération ont déjà sauvé bien des vies humaines (ainsi, en avertissant de l'imminence des "raz-de-marée" que sont les tsumanis et des ondes de tempête) et des économies régionales (par exemple, par la prévision des sécheresses ou des inondations).



La Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO est un organe jouissant de l'autonomie fonctionnelle au sein de l'Organisation (voir fiche de renseignements séparée) site web de l'Année internationale de l'océan : http://www.unesco.org/ioc/iyo/iyohome.htm site web de la COI: http://www.unesco.org/ioc/iochome.htm