LE COMITE INTERNATIONAL DE
BIOETHIQUE SE
REUNIT DU 7 AU 9 NOVEMBRE A QUITO
Paris, 16 octobre (N°2000-102)
- Le Comité international de bioéthique de l’UNESCO (CIB) va se réunir, du
7 au 9 novembre, à Quito (Equateur) pour poursuivre sa réflexion sur les
enjeux éthiques et juridiques de la recherche dans le domaine des sciences de
la vie et de leurs applications.
Lors de cette septième
session, le CIB va examiner deux rapports préparés par des groupes de travail
mis en place lors de sa précédente session. Le premier rapport - présenté le
8 novembre - porte sur les aspects éthiques des recherches sur les cellules
souches embryonnaires et pose des questions comme : Faut-il considérer les
cellules souches embryonnaires au même titre que l’embryon ou ont-elles un
statut différent ? Faut-il autoriser le “ clonage thérapeutique ” ?
Le deuxième rapport -
présenté le 9 novembre - concerne la solidarité et la coopération
internationale entre les pays développés et les pays en développement en
matière de génome humain. Il comporte des propositions visant à favoriser
dans les pays en développement le financement de la recherche, de la formation
et de la diffusion des connaissances concernant le génome humain.
A la lumière des récentes
avancées du séquençage du génome humain, les aspects économiques de la
recherche sur le génome humain seront également examinés dans une séance
présidée par Michael Kirby, Juge à la Cour suprême d’Australie. Parmi les
participants figurent : le Français Pascal Brandys, président de Biotech
France, le Mexicain José Maria Cantú, président du Projet latino-américain
sur le génome humain (PLAGH), l’Américaine Maria Freire, directeur de l’Office
for Technology Transfer (NIH) et le Chinois Huanming Yang, directeur du Centre
sur le génome humain de l’Académie chinoise des sciences médicales et
secrétaire général du Projet chinois sur le génome humain.
Comme lors de leurs
précédentes réunions, les 36 membres du CIB vont se pencher durant cette
session sur les dernières avancées de la recherche. A Quito, les deux domaines
spécifiques de la recherche étudiés seront les neurosciences et le
vieillissement. Le CIB va aussi examiner les perspectives ouvertes par l’achèvement
de la cartographie du génome humain.
Le Comité se livrera
également à une consultation des associations de patients sur les questions
posées par l’application des principes contenus dans l’article 24 de la
Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme
(1997). Cette consultation réunira l’Association française pour les
myopathies (AFM), Patients’ Coalition for Urgent Research (Washington, DC),
European Parkinsonians (EUROPARK) et Inclusion international.
Une table ronde, animé par le
président du Comité italien de bioéthique, Giovanni Berlinguer, sera
consacrée à l’éducation à la bioéthique. Elle réunira Amnon Carmi,
président de la World Association for Medical Law (WAML), Myriam Cotler,
directeur du Département des sciences de la vie à la California State
University, Leonardo D. De Castro, Professeur de philosophie à l’Université
des Philippines, Fernando Lolas Stepke, directeur du Programme régional de
bioéthique de l’Organisation panaméricaine de la santé (PAHO), et Darryl
Macer, directeur du Eubios Ethics Institute (Université de Tsukuba, Japon).
Le Comité international de
bioéthique - actuellement présidé par Ryuichi Ida, Professeur de Droit à l’Université
de Kyoto (Japon) - a été créé en 1993 par l’UNESCO pour étudier les
implications éthiques et juridiques des manipulations génétiques et de la
recherche sur le génome humain. Le CIB œuvre également en faveur de l’accès
aux avancées de la biomédecine en matière de thérapies et de vaccins, tant
dans les pays développés que dans les pays en développement.
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