LE CONSEIL
INTERNATIONAL DE COORDINATION DU PROGRAMME SUR L’HOMME ET LA BIOSPHERE (MAB)
SE REUNIT A PARIS
Paris, 6 novembre (N°2000-110)
– Le Conseil international de coordination du Programme de l’UNESCO sur
l’Homme et la biosphère (MAB) a commencé aujourd’hui sa 16e
session qui sera notamment consacrée aux moyens de renforcer la contribution du
réseau des réserves de biosphère à la stratégie mondiale de développement
durable adoptée à Séville (Espagne) il y a cinq ans.
Le Conseil de coordination, qui se réunit pour cinq jours au siège de
l’UNESCO, a été ouvert par le Directeur général de l’Organisation, Koïchiro
Matsuura, qui a souligné l’importance du Programme MAB et de son réseau de réserves
de biosphère qui regroupe 368 sites dans 91 pays et couvre une surface de plus
de deux millions de kilomètres carrés.
Le Conseil de coordination, rassemblant les représentants de 34 Etats
membres élus, se réunit tous les deux ans pour examiner et faire le point sur
le Programme MAB, programme interdisciplinaire de recherche et de formation.
Visant à préserver la biodiversité de la planète, le Programme promeut
l’utilisation rationnelle et la conservation des ressources de la biosphère,
et aide à améliorer, au niveau mondial, les relations entre les populations et
l’environnement.
Concernant le futur, M. Matsuura a déclaré que « dans le domaine
des sciences naturelles, nous
[l’UNESCO]
devons nous concentrer notamment sur les ressources en eau et les écosystèmes
aquatiques [et]
le Programme MAB a un rôle clé à jouer dans ce domaine ».
Koïchiro Matsuura a salué la décision d’examiner les façons de
« renforcer l’utilisation des réserves de biosphère et leur réseau en
tant que sites clés du développement durable » et d’« utiliser
les réserves pour la conservation, la recherche et l’éducation ». Il
s’est félicité des occasions de renforcer les activités interdisciplinaires,
notamment par la promotion des connaissances écologiques traditionnelles, comme
cela avait été recommandé par la Conférence mondiale sur la science
(Budapest, 1999). « Nous avons des tâches importantes à accomplir »,
a déclaré M. Matsuura, « pour être sûrs que les problèmes écologiques
du monde soient mieux compris et que des solutions pratiques soient trouvées ».
Un nouveau développement important du MAB doit être étudié lors de
cette réunion : la possibilité d’établir des réserves dans des zones
urbaines et périurbaines. Alors que les réserves de biosphère ont été
habituellement associées à des environnements non pollués et à peine peuplés,
l’inclusion de zones urbaines sera examinée dans le contexte de la stratégie
de mise en avant des objectifs de développement durable, et à la lumière de
préoccupations régionales, de conservation et de développement. Quelques réserves
de biosphère ont déjà été mises en place à l’extérieur de grandes
villes au Brésil, au Costa Rica, en Espagne et au Maroc.
La réunion examinera également la possibilité de créer un Programme Géoparc
pour des sites sélectionnés intégrant la préservation d’un patrimoine géologique
remarquable dans une stratégie de développement économique régional.
Parmi les points de l’ordre du jour figurent : rapports nationaux ;
examen périodique des réserves de biosphère désignées depuis plus de 10 ans ;
recommandations pour la mise en œuvre de la Stratégie de Séville (sur les
moyens de renforcer le rôle des réserves MAB dans le développement d’une
nouvelle manière d’envisager la relation entre conservation et développement) ;
et examen du développement futur du Programme MAB.
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