LE PROGRAMME SUR L’HOMME
ET LA BIOSPHERE (MAB) DESIGNE LES NOUVELLES RESERVES DE BIOSPHERE
Paris, 9 novembre (N°2000-112)
- Le Conseil international de coordination du Programme sur l’Homme et la
biosphère (MAB) de l’UNESCO, réuni au siège de l’Organisation, a
désigné aujourd’hui 21 nouvelles réserves de biosphère situées dans 15
pays différents autour du monde portant le nombre total de réserves de
biosphère du Réseau mondial à 391 sites dans 94 pays.
Parmi les nouveaux sites
figurent : le Pantanal (Brésil), l’une des plus grandes zones humides d’eau
douce continentales, où des éleveurs de bétail commencent de nouvelles
activités économiques en développant l’écotourisme ; l’archipel San
Andrés (Colombie) qui couvre quelque 10 % de la mer des Caraïbes et doit faire
face au gigantesque défi de se développer et de préserver ses riches
ressources maritimes ; le Nilgiri dans les Ghats occidentales (Inde), dont les
restes de forêts rassemblant une faune et une flore très diversifiées au
centre d’une zone très dense d’activités humaines ; les oasis du Sud
marocain dont les très vieilles palmeraies irriguées forment un bastion contre
l’avancée du désert du Sahara, et le Cape West Coast, au Nord de la ville du
Cap (Afrique du Sud), exemple de planification biorégionale des montagnes jusqu’à
la mer.
Les réserves de biosphère
sont choisies sur leur potentiel à réconcilier la conservation de la
diversité biologique et l’utilisation durable des ressources biologiques. Ce
concept visionnaire a été initié par le Programme sur l’Homme et la
biosphère de l’UNESCO dans les années 1970. Aujourd’hui, il est plus
pertinent que jamais, les pays cherchant à remplir leurs obligations
internationales contenues dans les accords environnementaux multilatéraux
découlant du Sommet de la Terre de Rio (1992), telle que la Convention sur la
diversité biologique.
Les réserves de biosphère
sont désignées par les Etats membres après un processus de consultation et de
coordination entre agences gouvernementales, communautés locales, organisations
non gouvernementales et intérêts privés parties prenantes sur les zones
concernées. Elles demeurent sous la juridiction pleine et souveraine de leurs
pays respectifs. La participation locale et la coordination des différentes
activités locales sont les enjeux principaux de la gestion des réserves.
Parmi les avantages dont
bénéficient les sites désignés réserves de biosphère figurent : la
reconnaissance officielle par les Nations Unies des efforts locaux et nationaux
de promotion de la conservation et du développement durable ; un “ label d’excellence
” qui est d’une grande aide pour la collecte de fonds complémentaires ; l’appartenance
au Réseau mondial des réserves de biosphère qui facilite l’échange d’expériences
et des résultats des recherches.
Le Programme
intergouvernemental MAB encourage la coopération dans le domaine de la
recherche, de la formation et de l’enseignement sur la relation entre les
populations et leur environnement. Il est dirigé par un Conseil international
de coordination regroupant 34 pays et se réunissant tous les deux ans.
La liste des réserves de
biosphère telle qu’elle a été approuvée par le Conseil du MAB au cours de
sa session actuelle est la suivante :
Cape West Coast (Afrique du Sud);
Delta del Paraná (Argentine); Riacho Teuquito (Argentine); Grosses Walsertal (Autriche);
Pantanal (Brésil); Cerrado (extension à inclure dans la phase II) (Brésil);
Lac Saint-Pierre (Canada); Mount Arrowsmith (Canada) ; Gaoligong Mountain
(Chine); Baishuijiang (Chine); Huanglong (Chine); Seaflower/Archipel de San
Andrés (Colombie); Ciénaga Grande de Santa Marta (Colombie); Sumaco (Equateur);
Somiedo (Espagne); Muniellos (Espagne); Bardenas Reales (Espagne); Nilgiri (Inde);
Mount Mulanje (Malawi) ; Oasis du sud marocain (Maroc); Bosque Mbaracayú
(Paraguay); East Usambara (Tanzanie).
Des informations
complémentaires sur le Programme MAB sont disponibles sur www.unesco.org/mab.
****