LE COMITE DU PATRIMOINE MONDIAL
ANNONCERA LA SEMAINE PROCHAINE EN
AUSTRALIE LES NOUVEAUX SITES
INSCRITS SUR LA LISTE DU
PATRIMOINE MONDIAL
Paris, 22 novembre - (N°2000-123)
Le Comité du patrimoine mondial
de l’UNESCO tiendra du 27 novembre au 2
décembre à Cairns (Australie) sa réunion annuelle - la 24ème
-, au cours de laquelle il inscrira de nouveaux sites culturels et naturels sur
la Liste du patrimoine mondial et réexaminera la Liste du patrimoine mondial en
péril.
Cette année, le Comité doit
examiner 71 propositions d’inscription, présentées par 43 pays. Deux pays, l’Azerbaïdjan
et la Malaisie, proposent des sites pour la première fois. L’annonce des
nouvelles inscriptions devrait intervenir le 30 novembre ; d’éventuelles
modifications de la Liste du patrimoine mondial en péril peuvent intervenir le
28 novembre. La réunion du Comité est précédée - du 23 au 28 novembre - d’un
Forum des jeunes sur le patrimoine mondial, le huitième du genre mais le
premier à avoir lieu dans la région Pacifique.
Le Comité du patrimoine
mondial, un organisme intergouvernemental, se compose de 21 Etats parties élus
pour six ans par l’Assemblée générale des 161Etats parties à la Convention
concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel (1972).
Il est responsable de la mise en œuvre de la Convention et décide de l’inscription
de sites sur la Liste du patrimoine mondial, sur la base d’évaluations
transmises par deux organismes consultatifs : le Conseil international des
monuments et des sites (ICOMOS) pour les sites culturels ; l’Union mondiale
pour la nature (IUCN) pour les sites naturels. De plus, le Centre international
d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM)
fournit un avis sur la restauration des monuments et organise des sessions de
formation pour des spécialistes.
La Convention concernant la
protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, protège actuellement
630 sites (480 sites culturels, 128 sites naturels et 22 sites mixtes) de “
valeur universelle exceptionnelle ”, dans 118 pays. Avec 161 Etats parties, la
Convention est l’un des instruments internationaux qui réunit le plus grand
nombre d’Etats. C’est le seul instrument pour la protection des sites
culturels et naturels encourageant la coopération entre les nations en faveur
de la sauvegarde du patrimoine commun.
En adhérant à la Convention,
les Etats parties s’engagent à assurer la préservation des sites qu’ils
ont eux-mêmes sélectionnés et qui ont été inscrits sur la Liste du
patrimoine mondial. Le Comité du patrimoine mondial examine les rapports sur l’état
de conservation des sites déjà inscrits et demande aux Etats parties de
prendre des mesures lorsqu’ils ne sont pas correctement gérés. Les Etats
concernés doivent aussi adopter des mesures législatives et réglementaires
destinées à protéger les sites.
C’est le Comité du
patrimoine mondial qui alloue les subventions du Fonds du patrimoine mondial. Il
peut financer une assistance d’urgence afin de permettre la réparation de
dommages causés par l’homme ou par la nature. Le Comité soutient également
la coopération technique - intervention d’experts et aide matérielle - et la
formation du personnel. Le Fonds du patrimoine mondial dispose d’un budget
annuel d’un peu plus de 4 millions de dollars, provenant de contributions
obligatoires et volontaires des Etats parties.