LE DIRECTEUR GENERAL DE L'UNESCO SIGNE LA CHARTE POUR UNE PRESSE LIBRE
Paris, 18 février {N°2000-13} - Le Président du Comité mondial pour la liberté de la
presse (World Press Freedom Committee, WPFC), James Ottaway, Jr., et le
Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, ont signé la "Charte pour
une presse libre", document en dix points adopté en 1987 à Londres lors
d'une conférence organisée par le WPFC avec la participation des principaux
groupes de défense de la liberté de la presse à travers le monde.
La Charte, signée hier à l'occasion de la première rencontre entre James
Ottaway et Koïchiro Matsuura au Siège de l'UNESCO, énonce les principes de
base indispensables pour assurer "une circulation sans entrave de
l'information à l'intérieur et au travers des frontières nationales".
Koïchiro Matsuura a déclaré: "L'existence d'une presse libre est une
condition sine qua non de la démocratie et du développement économique et
social. En souscrivant à la Charte pour une presse libre, l'UNESCO réaffirme
son attachement indéfectible à la liberté de la presse et à la liberté
d'expression. Nous sommes résolus à continuer d'oeuvrer en faveur de cette
cause, comme nous l'avons fait ces dernières années".
James Ottaway a rendu hommage à l'UNESCO pour avoir mis sur pied des
programmes efficaces d'assistance aux médias indépendants dans des zones
ayant été en proie à des conflits, notamment dans les pays de
l'ex-Yougoslavie, au Rwanda, au Burundi et au Timor oriental.
Le Comité mondial pour la liberté de la presse a également fait part des
préoccupations des groupes de défense de la liberté de la presse face aux
campagnes visant à introduire une réglementation internationale sur le plan
de l'éthique, des pratiques et du contenu, sur l'Internet et dans la
télédiffusion directe par satellite. Dans sa réponse, le Directeur général a
donné l'assurance à James Ottaway qu'en tant qu'organisation vouée à la
promotion de la liberté d'expression, l'UNESCO prêtera la plus grande
attention à ces questions, en n'oubliant jamais que son Acte constitutif lui
donne pour mission de favoriser la libre circulation de l'information.
Chaque fois que des crimes sont commis par le biais de l'Internet, "des
mesures doivent être prises contre les criminels et non contre le média", a
précisé Koïchiro Matsuura.
La Charte avait déjà reçu l'adhésion de Kofi Annan, Secrétaire général de
l'Organisation des Nations Unies, et de Federico Mayor, ancien Directeur
général de l'UNESCO.
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