LARGE SOUTIEN A L'INITIATIVE LANCEE PAR L'UNESCO 8 MARS : LES FEMMES FONT L'INFO
Paris, 28 février {N°2000-16} - De nombreux médias du monde entier - presse écrite, audiovisuelle ou sur Internet - ont annoncé leur participation à l'opération 8 mars : Les femmes font l'info, lancée par l'UNESCO à l'occasion de la Journée internationale de la femme (8 mars).
Le 30 janvier dernier, le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a demandé aux médias « que des femmes journalistes exercent les fonctions de rédacteur en chef de l'information dans le monde entier le 8 mars 2000, Journée internationale de la femme ».
Comme l'expliquait Koïchiro Matsuura dans son message aux médias, cette initiative visait à attirer l'attention « sur le plafond de verre qui limite encore l'accès des femmes aux positions éditoriales clés dans les médias ». Il soulignait que la Journée internationale de la femme était aussi « une occasion de manifester son engagement aux côtés des femmes et de chercher des réponses aux obstacles qu'elles rencontrent ».
L'initiative connaît un succès massif en Bolivie. L'ensemble des médias - 30 organes de la presse écrite, 600 radios et 80 télévisions ainsi que tous les médias électroniques - pourrait y participer. De même, tous les médias, écrits ou audiovisuels, de la ville argentine de Rio Tercero - desservant une population de 80 000 habitants - seront placés sous la responsabilité éditoriale de femmes et il semble que ce mouvement se propage dans d'autres parties de la province de Cordoba. En Asie centrale, neuf médias du Kirghizistan ont annoncé qu'ils se joignaient à l'initiative.
Des journaux, agences de presse, publications généralistes ou spécialisées, radios et télévisions, services d'information Internet, magazines - allant de la revue Nature (Royaume-Uni) aux journaux Khalg Gazeti (Azerbaïdjan) ou Le Soir (Belgique), en passant par CBS News (Etats-Unis), Radio Orient (France) ou par le quotidien sénégalais Le Soleil - se sont associés à cette opération à travers un large éventail d'initiatives. Certains ont annoncé qu'ils allaient confier la responsabilité éditoriale à des femmes, d'autres ont choisi de porter ce jour-là une attention particulière aux questions concernant les femmes.
En Tanzanie, la radio nationale Tanzania Dar es Salem va placer des femmes non seulement à la tête du service des informations mais aussi à celle des studios d'enregistrement et de diffusion, des stations de transmission et des services techniques.
Dans certains cas, des femmes occupant déjà des postes de responsabilité dans leurs médias ont proposé d'appuyer l'initiative en laissant leur place à des collègues n'exerçant pas des fonctions de ce niveau.
Plus de 70 médias des cinq continents ont déjà annoncé leur participation à l'opération et précisé la façon dont ils entendaient mettre en œuvre l'initiative. Ces informations figurent sur le site web créé par l'UNESCO pour soutenir cette opération de sensibilisation (www.unesco.org/march8). Toujours sur internet, l'UNESCO a établi des liens avec worldwoman.net qui propose pour le 8 mars un service spécial d'information pour les femmes, produit à partir de Glasgow, en Ecosse, ainsi qu'une retransmission en direct du Festival des femmes des médias d'Austin, au Texas.
A l'initiative de la parlementaire libanaise Bahia Hariri, les femmes parlementaires présentes à la conférence de l'Union parlementaire arabe qui s'est tenue récemment dans la capitale algérienne ont exhorté dans une déclaration commune « les médias du Monde arabe à adhérer à l'appel de l'UNESCO ». La déclaration souligne que l'initiative de l'UNESCO « confirme la confiance dans le rôle de la femme arabe et l'importance de sa participation aux activités du développement, de la stabilité et du progrès des sociétés arabes ».
De nombreuses organisations internationales ont apporté leur soutien à l'opération. Des messages dans ce sens sont parvenus du Secrétaire général des Nations Unies, de la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, du Secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie, de la Commissaire européenne à l'emploi et aux affaires sociales, ainsi que de responsables de la Fédération internationale des journalistes, de la Fondation internationale des femmes dans les médias et de l'Association internationale de femmes à la radio et à la télévision.
Les informations sur cette initiative, la liste actualisée des médias concernés, l'appel du Directeur général, les messages de soutien et un forum de discussion sont accessibles sur le site du 8 Mars.
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