LA 159e SESSION DU CONSEIL EXECUTIF S'ACHEVE SURE UN RENFORCEMENT DU ROLE DE L'UNESCO EN MATIERE D'EDUCATION DE BASE
Paris, 26 mai (N°2000-53) - La 159e session du Conseil exécutif de
l’UNESCO, présidé par Sonia Mendieta de Badaroux (Honduras), a pris fin
aujourd’hui après avoir adopté des décisions qui soutiennent le processus
de réforme lancé par le Directeur général, Koïchiro Matsuura, et qui
apportent un appui sans réserve à l’engagement renforcé de l’Organisation
en faveur de l’éducation de base, augmentant notamment les ressources
consacrées à ce secteur.
Dans ses remarques finales, Sonia Mendieta de Badaroux a
exprimé la détermination du Conseil exécutif à "remettre l’UNESCO sur
les rails" en apportant son concours au processus de réforme. Elle a
déclaré : "L’œuvre de réforme de l’UNESCO a progressé de façon
substantielle depuis son lancement il y a quelques mois et [···] nous avons
toutes les raisons de placer bien haut nos espoirs quant aux développements des
réformes".
Les Délégués se sont félicités de la confirmation - lors
du Forum mondial sur l’éducation, en avril, à Dakar - du rôle de l’UNESCO
comme chef de file dans la campagne menée par le système des Nations Unies
pour aider les Etats à assurer l’éducation de base pour tous d’ici 2015.
Pour le Directeur général - qui présentait à la session
les résultats du Forum mondial sur l’éducation et ses implications pour l’UNESCO
-, les priorités définies à Dakar doivent "se traduire rapidement en
politiques éducatives et en stratégies assurant une éducation de qualité
pour tous - filles et femmes, groupes marginalisés et vulnérables - à travers
l’éducation formelle et une éducation non formelle adaptée aux besoins et
se poursuivant tout au long de la vie", a-t-il déclaré. Pour y parvenir, il
a souligné la nécessité de renforcer la coopération avec les organisations
non gouvernementales, les autres agences des Nations Unies, les bailleurs de
fonds, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)
et avec les pays membres qui restent "maîtres à bord".
Koïchiro Matsuura a défini le rôle de l’UNESCO dans
cette marche mondiale vers l’éducation pour tous comme "un leadership à
travers le partenariat". Après avoir déclaré que "la nécessaire aide
technique et financière doit être accessible à tous nos Etats membres sans
exception", il a ajouté qu’il était résolu "à donner au suivi de
Dakar la plus haute priorité dans le programme et budget de l’UNESCO et à
placer l’éducation pour tous au cœur de notre programme". Il a appelé à
une mobilisation de l’ensemble des ressources, y compris "des formules d’allègement
et/ou d’annulation de la dette".
Afin de souligner cet engagement, près de 3 millions de
dollars - sur les 10,7 millions d’économies redéployés pour renforcer les
programmes - ont été affectés à un financement supplémentaire de l’éducation
de base.
La session qui a pris fin aujourd’hui a appuyé le
processus de réforme lancé par le Directeur général depuis son entrée en
fonction il y a six mois. Le Conseil a notamment apporté son soutien aux
mesures prises en matière de réduction du nombre de postes de haut niveau afin
de parvenir à une structure mieux équilibrée, ainsi qu’à celles visant à
développer la formation du personnel, à préparer la mise en place d’un
service de contrôle unique et à rationaliser la stratégie de l’UNESCO en
matière de bureaux hors siège.
Le Conseil exécutif a examiné les propositions de plusieurs
Etats membres concernant l’emplacement du nouvel Institut de Statistique de l’UNESCO
(ISU). Il a approuvé le choix de Montréal (Canada) pour héberger l’ISU,
après conclusion d’un accord approprié entre l’UNESCO et le Canada. L’Institut
a été créé l’an dernier pour fournir dans les domaines de l’éducation,
la science et la technologie, la culture et la communication, des statistiques
qui facilitent la prise de décision et qui soient récentes et fiables.
Durant cette 159e session, le 17 mai, le Conseil exécutif a
mené, à l’initiative de sa Présidente, Sonia Mendieta de Badaroux, un
débat thématique intitulé L’UNESCO à l’heure de la mondialisation.
Ce débat qui a compté avec la participation de Jean-Claude Trichet, Gouverneur
de la Banque de France, Mohammad Al Romaihi, écrivain koweïtien, et Luc
Montagnier, Président de la Fondation Mondiale Recherche et Prévention Sida, a
mis en relief les potentialités et les dangers que représente pour les
sociétés le processus de mondialisation actuellement en cours, processus où
la dimension économique est largement dominante.
Le Conseil
exécutif - qui compte 58 membres et dont la 159 session a commencé le 15 mai -
se réunit deux fois par an pour examiner la mise en œuvre du programme et du
budget adoptés par la Conférence générale qui se tient tous les deux ans.
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