DEUX ANS APRES LA CONFERENCE MONDIALE SUR L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR : PREMIER BILAN
Paris, 9 juin {N°2000-57} - Deux ans après les décisions de la communauté internationale en matière d’enseignement
supérieur - mesures visant à élargir l’accès sur la base du mérite, à
moderniser les systèmes et les structures, à accroître la pertinence pour la
société et à renforcer les liens avec le monde du travail -, l’UNESCO et
ses partenaires, parties prenantes de l’enseignement supérieur, vont examiner
les progrès réalisés dans ces domaines depuis la Conférence mondiale sur l’enseignement
supérieur de 1998, comparer les expériences et définir les nouvelles mesures
à prendre pour atteindre ces objectifs.
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C’est dans le cadre du suivi
de la Conférence mondiale que deux réunions se tiendront, ce mois-ci, au
siège de l’Organisation. La première, une Réunion des Partenaires de l’Enseignement
supérieur, aura lieu le 14 juin, de 9 h à 18 h, en Salle XII. Elle rassemblera
des représentants d’organisations internationales et intergouvernementales (organisations
professionnelles internationales, Banque mondiale, Commission européenne,
universités - étudiants et enseignants), le secteur privé et des
organisations non-gouvernementales impliquées dans l’enseignement dans le
monde entier, ainsi que des représentants de nombreux Etats membres de l’UNESCO.
Après le discours d’ouverture
de Jacques Hallak, Sous-Directeur général pour l’éducation (p.i.), la
réunion sera consacrée à la présentation de la stratégie et des activités
de suivi de la Conférence mondiale sur l’Enseignement supérieur (Paris,
octobre 1998) et inclura un échange d’expériences relatives au soutien des
projets dans l’enseignement supérieur. L’UNESCO présidera la séance du
matin ; celle de l’après-midi sera présidée par la Banque mondiale.
A 11 h 30, aura lieu une
présentation spéciale du Rapport conjoint de l’UNESCO et de la Banque
mondiale intitulé Higher Education in Developing Countries, Perils and
Promise (Enseignement supérieur dans les pays en développement : périls
et promesses). Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura,
introduira cette présentation. Le rapport, établi par un groupe d’experts
indépendants, de 13 pays, explore l’avenir de l’enseignement supérieur
dans le monde en développement. Fondé sur des travaux de recherche menés
pendant plus de deux ans, il diagnostique les problèmes spécifiques qui sont
communs à tous les pays en développement et suggère des solutions
potentielles. Le Rapport, qui a été présenté en premier lieu à Washington,
en mars dernier, par la Banque mondiale n’est pour l’instant disponible qu’en
anglais.
La deuxième réunion, qui aura
lieu les 26 et 27 juin (de 9 h 30 à 18 h, Salle IX), est la Réunion du Comité
international de suivi de la Conférence mondiale sur l’enseignement
supérieur qui rassemblera l’ensemble des membres du Comité. Le Comité,
nommé après la Conférence mondiale, compte
trois membres de plein droit, des représentants des six groupes régionaux (Afrique,
Pays Arabes, Asie et Pacifique, Europe/Amérique du Nord, Europe centrale et de
l’Est, Amérique latine et Caraïbes), sept organisations non-gouvernementales
internationales représentant le monde universitaire (enseignants et étudiants),
le Bureau international du Travail, et un représentant du secteur privé.
Après avoir examiné les
stratégies nationales et internationales de mise en œuvre de la Déclaration
mondiale sur l’Enseignement supérieur pour le XXIe siècle : Vision et Action
et du Cadre d’action prioritaire pour le changement et le développement de l’enseignement
supérieur, adoptés par la Conférence mondiale, le Comité fera des
recommandations sur les actions à entreprendre.
Les deux réunions reflètent l’importance
que l’UNESCO attache au suivi des grandes conférences sur l’éducation qu’elle
a organisé tout au long des années 1990, conférences traitant notamment de l’éducation
de base, de l’éducation des adultes, et de l’enseignement professionnel et
technique. Ces conférences ont permis à la communauté internationale de
mettre l’accent sur l’importance cruciale de toutes les formes d’éducation
dans la société qui est en train de naître, une société fondée sur le
savoir et où une éducation de qualité tout au long de la vie constitue une
condition sine qua non du développement individuel et social.
Un rapport d’activités sur le
suivi de la Conférence mondiale sur l’enseignement supérieur a été
préparé pour les deux réunions. Il propose un panorama des tendances et des
activités entreprises aux niveaux national, régional et international ainsi
que de celles menées par les Nations Unies, des organisations
intergouvernementales et non-gouvernementales. Enfin, le rapport examine les
actions entreprises par la communauté des bailleurs de fonds, la contribution
et le potentiel des technologies de l’information, et les partenariats futurs,
nécessaires à l’amélioration du financement et de la pertinence de l’enseignement
supérieur.
Dans le cadre du débat en cours
sur la nécessité de revitaliser l’enseignement supérieur partout dans le
monde, l’UNESCO - agence des Nations Unies chef de file pour l’éducation -
cherche à s’assurer que les engagements des Etats membres, des représentants
de la société civile et de la communauté des bailleurs de fonds se
concrétisent. L’Organisation s’intéresse également, en adéquation avec
la Déclaration mondiale et le Cadre d’action prioritaire, au fait que l’enseignement
supérieur bénéficie d’un partenariat plus étroit avec le secteur privé,
tout en restant un service public.
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