LA COMMISSION OCEANOGRAPHIQUE INTERGOUVERNEMENTALE SE REUNIT DU 20 AU 30 JUIN A PARIS
Paris, 15 juin {N°2000-59} - La
session annuelle du Conseil exécutif de la Commission Océanographique
intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, qui se tiendra au siège de l’Organisation
du 20 au 30 juin, sera consacrée à des questions concernant les études
océanographiques et la gestion du milieu marin, notamment le risque d’assister
bientôt à des rejets de dioxyde de carbone dans les grands fonds marins, avec
leurs éventuels effets sur l’environnement marin et sur le climat.
Le Conseil exécutif, qui se
penchera sur le programme et le budget de la COI, traitera de la pollution du
milieu marin et de la prévention des catastrophes au cours de cette session qui
coïncide avec le 40e anniversaire de
la Commission, forte aujourd’hui de 128 Etats membres et dirigée par son
Secrétaire exécutif, Patricio Bernal. Ce 40e anniversaire sera marqué par une
conférence à la mémoire de Roger Revelle (mercredi 21 juin, 18h, Salle XIII),
pionnier américain de l’océanographie et un des fondateurs de la COI. La
conférence, prononcée par Peter Brewer, du Monterey Bay Aquarium (Etats-Unis),
portera sur les questions scientifiques que pose l’éventuel rejet de dioxyde
de carbone dans les grands fonds marins. Elle examinera l’impact sur l’environnement
de projets qui aboutiraient à de tels rejets. La conférence sera suivie d’un
débat.
Le choix du thème de la
conférence traduit l’inquiétude croissante à propos de cette question du
rejet de dioxyde de carbone dans les grands fonds marins. Le Conseil exécutif
devrait faire des propositions à ce sujet, propositions qui seront soumises à
l’Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique de la
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC),
avant la prochaine Conférence des parties à l’UNFCCC (octobre 2000).
Dans le prolongement de la
Décennie internationale de la prévention des catastrophes naturelles, qui a
pris fin le 31 décembre dernier, le Conseil exécutif va étudier des
activités de suivi susceptibles de poursuivre l’effort dans des domaines
clés, tels que la recherche et la capacité de réaction face aux tsunamis, aux
ondes de tempête et aux manifestations du phénomène El Niño. La session
abordera la création et le perfectionnement de systèmes d’alerte précoce,
la mise en oeuvre d’opérations de renforcement des capacités et la
fourniture de connaissances spécialisées.
Durant cette session - la 33e -,
les trente-six membres du Conseil exécutif se pencheront sur l’état d’avancement
de l’Inventaire de la vie marine, lancé en 1997 pour explorer l’éventail
de la faune et de la flore océaniques. Ils feront des recommandations sur la
participation future de la COI à ce programme qui devrait s’étendre sur 8-10
ans et qui est parrainé par la Fondation Alfred P. Sloan (Etats-Unis).
Le Conseil se penchera sur le
développement de la coopération avec des agences spatiales (CNES, NASA,
EUMETSAT) ainsi qu’avec la National Oceanic and Atmosperic Administration (NOAA,
Etats-Unis) en vue de créer un nouveau service satellitaire pleinement
opérationnel. Ses mesures, combinées avec des données recueillies en surface,
permettront l’établissement de modèles débouchant sur un large éventail de
produits sur mesure adaptés aux besoins des usagers. Ce point figurera aux
débats consacrés au programme clé de la COI, le Système mondial d’observation
de l’océan (GOOS). Dans ce cadre, le Conseil exécutif demandera des mesures
pour remédier au déclin constant des systèmes d’observation et exhortera
les Etats membres à pallier des insuffisances qui nuisent à l’établissement
de prévisions précises en matière de changement climatique, un des principaux
objectifs à long terme de la COI.
Les activités régionales
seront aussi examinées. Le Conseil fera des propositions concernant les
activités des Comités régionaux de la COI pour l’océan Indien central,
pour l’Atlantique du Centre-Est, et du Comité régional pour l’Etude en
commun du Nord et du Centre de l’océan Indien occidental. Les activités
concernant la Mer Caspienne et sa protection seront également étudiées, de
même que celles du Comité régional de la COI pour l’océan Austral.
Parmi les autres sujets abordés,
on note la mise en œuvre de mesures liées aux conventions des Nations Unies,
en particulier au Rapport sur l’évaluation internationale de l’état des
océans et à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS).
Les débats porteront aussi sur l’établissement, décidé par l’Assemblée
générale des Nations Unies, d’un processus consultatif visant à faciliter l’examen
annuel de l’évolution des affaires maritimes.
La COI a été créée en 1960
pour fournir aux Etats membres des Nations Unies un mécanisme de coopération,
au niveau mondial, en matière d’étude de l’océan et pour servir de
mécanisme commun de coordination entre les organismes et programmes des Nations
Unies qui traitent des affaires marines. La Commission a pour but de promouvoir
la coopération internationale et de coordonner les programmes de recherche, les
services et le renforcement des capacités afin d’accroître les connaissances
relatives à la nature et aux ressources des océans et des zones côtières et
d’appliquer ces connaissances à l’amélioration de la gestion, à la
protection du milieu marin et au processus de prise de décisions par ses Etats
membres.
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