RENCONTRE DU DIRECTEUR GENERAL AVEC DES AMBASSADEURS DE BONNE
VOLONTE DE L’UNESCO
Paris, 27 juillet (N°2000-68) - Le Directeur général
de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a rencontré aujourd’hui au siège de l’Organisation
dix-huit Ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO pour procéder à un
échange de vues sur le rôle de ces derniers et leur faire part des priorités
de l’Organisation pour les années à venir.
Les Ambassadeurs José Antonio Abreu, Patrick Baudry, Pierre
Cardin, Claudia Cardinale, Marin Constantin, Cheick Modibo Diarra, Miguel Angel
Estrella, Vigdís Finnbogadóttir, la Princesse Firyal, Jean-Michel Jarre, Omer
Zülfü Livaneli, Kitín Muñoz, Kim Phuc, Susana Rinaldi, Sheikh Ghassan I.
Shaker, Zurab Tsereteli, Marianna Vardinoyannis et Julio Werthein ont participé
à cette rencontre.
Koïchiro Matsuura a déclaré aux Ambassadeurs : “ Vous
avez accepté de propager, grâce à votre talent et à votre notoriété, les
idéaux de l’UNESCO. Le rôle que vous pouvez jouer à cet égard est
inestimable […] De par l’intérêt que vous portez publiquement aux grandes
causes que défend l’UNESCO, de par la médiatisation dont vous êtes l’objet,
à travers votre carrière et votre notoriété, vous participez à mobiliser le
grand public afin de l’associer à cet effort collectif pour l’avènement d’un
monde plus juste ”. Il a ajouté : “ Les nobles idéaux de l’UNESCO sont
mal connus, voire mal aimés du grand public ”, précisant que cette situation
ne tenait pas à un manque de pertinence ou d’actualité mais plutôt au fait
que leur registre est celui de la prévention : “ Comment donner de la
visibilité à un conflit qui aurait pu se produire, mais qui a été évité
grâce à une éducation accessible à tous, à une presse indépendante ou à
une libre circulation des connaissances scientifiques ? ”.
Le Directeur général a poursuivi : “ Vous devez aider l’UNESCO
à mieux se faire connaître. Pour cela, je dois vous aider à mieux connaître
l’UNESCO ”. Les principaux défis que l’UNESCO doit relever pour humaniser
la mondialisation ont été évoqués lors de la rencontre, notamment les
menaces pesant actuellement sur les valeurs, les ressources et la diversité,
tant biologique que culturelle. L’accent a été mis sur le rôle de l’UNESCO
en matière de protection des droits et valeurs universels, vaste domaine qui va
de l’accès à l’eau à la préservation du patrimoine culturel, y compris
le patrimoine immatériel, et de la diversité. Il a aussi été suggéré que
chaque Ambassadeur se consacre plus particulièrement à un aspect ou à un
domaine des activités de l’UNESCO.
Lors des échanges, plusieurs intervenants et le Directeur
général ont souligné la nécessité d’un rapport collectif de l’Organisation
avec ses Ambassadeurs, et des Ambassadeurs entre eux. La complémentarité des
Ambassadeurs - reposant sur leur diversité tant culturelle que professionnelle
- a également été soulignée. Plusieurs projets ont été évoqués par des
Ambassadeurs, notamment la création à Bethléem et au Kosovo de centres d’aide
à l’enfance, la réunion d’un orchestre mondial de jeunes et d’enfants.
Pour sa part, l’UNESCO a annoncé le prochain lancement d’un site Internet
consacré aux Ambassadeurs de bonne volonté et proposant des informations sur
leurs activités.
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