LA
CONFERENCE GENERALE METTRA L’ACCENT SUR LA DIVERSITE
CULTURELLE, LA BIOETHIQUE
ET L’EDUCATION
POUR TOUS
Paris,
12 octobre (N°2001- 103) - Un nouvel instrument
juridique destiné à sauvegarder la diversité
culturelle à l’heure de la mondialisation, la
préparation de nouveaux instruments juridiques sur
les problèmes éthiques liés à la révolution
génétique, l’effort international visant à
fournir un accès universel à une éducation de base
de qualité, tels sont les principaux points de l’ordre
du jour de la 31e session de la Conférence générale,
l’organe décisionnel suprême de l’UNESCO, qui se
tiendra du 15 octobre au 3 novembre.
Quelque
3 000 participants - dont plusieurs chefs d’Etats et
près de 200 ministres - sont attendus à la
Conférence générale.
Les
188 Etats membres de l’UNESCO, réunis lors de cette
Conférence générale, seront invités à adopter une
Déclaration sur la diversité culturelle qui vise à
préserver la dignité humaine, à défendre et à
promouvoir la diversité culturelle, ainsi qu’un
Plan d’action organisant sa mise en oeuvre. Il s’agira
du premier instrument international dans ce domaine.
La Déclaration entend servir de repère pour l’élaboration
de politiques culturelles nationales. Elle souligne l’importance
d’une plus grande coopération entre les pays du
Nord et les pays en développement. L’accent est mis
sur la nécessité d’aider ces derniers à dynamiser
leurs industries culturelles, à constituer des
marchés locaux viables et à obtenir un accès aux
circuits de distribution internationaux.
Durant
la session, une cinquantaine de ministres ou vice-ministres
chargés de la science prendront part à une table
ronde intitulée La Bioéthique : un enjeu international
(22-23 octobre). Ce sera la première fois que se
tiendra à un tel niveau une réunion internationale
consacrée à ce sujet. Le débat des ministres
passera en revue les questions éthiques appelant une
réflexion et envisagera l’élaboration d’un texte
universel sur la bioéthique qui viendrait compléter
la Déclaration universelle sur le génome humain
et les droits de l’homme de l’UNESCO (1997),
premier instrument international dans ce domaine (*).
La
Conférence générale s’appuiera sur les travaux
réalisés par le Comité international de bioéthique
(CIB) et le Comité intergouvernemental de bioéthique
(CIGB) de l’UNESCO et envisagera l’élaboration d’un
instrument international sur les données génétiques
afin de garantir la confidentialité et de se
prémunir contre le risque de discriminations basées
sur le profil génétique de groupes ou d’individus.
Le
Groupe de haut niveau sur l’Education pour tous
réunira pour la première fois - les 29 et 30 octobre
- une trentaine de décideurs de premier plan, de
représentants des bailleurs de fonds, de la société
civile et des gouvernements, notamment des ministres
de l’Education. Après avoir évalué les progrès
enregistrés depuis le Forum mondial sur l’éducation
(Dakar, avril 2000), ils débattront des moyens de
maintenir l’engagement politique, de mobiliser des
ressources et de renforcer la participation de la
société civile et les partenariats afin de parvenir
à l’objectif fixé par le Forum de Dakar : fournir
à tous d’ici 2015 une éducation de base de
qualité.
Dans
le cadre de la mission normative de l’UNESCO, la
Conférence générale débattra de plusieurs autres
nouveaux instruments internationaux :
*
Un projet de convention sur la protection du
patrimoine culturel subaquatique, résultat de
quatre années de négociations menées par les
Etats membres sous l’égide de l’UNESCO. Cette
Convention vise à sauvegarder le patrimoine
culturel subaquatique et à interdire son
exploitation commerciale. Le texte recommande
avant tout la préservation in situ. Il
cherche à protéger le patrimoine situé dans les
eaux territoriales des Etats mais aussi plus loin
de leurs côtes, sur le plateau continental et
dans la zone économique exclusive, ainsi que dans
les grands fonds marins ;
*
La possibilité de création d’un nouvel
instrument normatif concernant la sauvegarde du
patrimoine culturel immatériel qui s’inscrira
dans le prolongement de la proclamation, en mai
dernier, des premiers chefs-d’œuvre du
patrimoine oral et immatériel de l’humanité,
une initiative destinée à préserver des espaces
culturels et des formes d’expression
considérés comme des composantes essentielles de
la diversité culturelle ;
*
Une définition des “ actes constituant un crime
contre le patrimoine commun de l’humanité ”
visant à améliorer la protection du patrimoine
face aux destructions délibérées. Suite à la
destruction par les taliban des bouddhas géants
de Bamiyan (Afghanistan), la Conférence
générale envisagera un renforcement de la
protection internationale du patrimoine culturel ;
*
Le projet de recommandation sur la promotion et l’usage
du multilinguisme et l’accès universel au
cyberespace, comprenant des mesures concrètes qui
pourraient être prises aux niveaux national et
international en vue d’encourager une société
de l’information multiculturelle et équitable.
Les recommandations ont été mises au point au
cours d’une série de conférences "infoéthique"
régionales qui se sont tenues l’an dernier.
Elles cherchent plus particulièrement à
promouvoir une coopération accrue entre les
secteurs public et privé en vue de développer l’accès
aux nouvelles technologies de l’information et
de la communication.
La
Conférence générale, qui rassemble les
représentants des 188 Etats membres de l’UNESCO,
adoptera le programme et le budget de l’Organisation
pour 2002-2003 et définira sa stratégie pour les
années 2002-2007.
Une
exposition sur la diversité culturelle se déroulera
pendant la Conférence générale, ainsi qu’une
série de trois représentations de six traditions
artistiques appartenant aux chefs-d’œuvre du
patrimoine oral et immatériel de l’humanité (les
16, 22 et 29 octobre). L’exposition, intitulée Patrimoine
commun, identités plurielles : Notre diversité
créatrice, sera ouverte au public du 5 au 9
novembre.
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Les
journalistes souhaitant couvrir la Conférence
générale doivent s’accréditer
auprès
du Service de presse de l’UNESCO, tél. 01 45 68 17
44 - fax 01 45 68 56 52
D’autres
informations sur la Conférence générale, y compris
son calendrier et les documents de travail, sont
disponibles à l’adresse : www.unesco.org/confgen/index.shtml
(*)
Texte intégral de la Déclaration disponible à l’adresse
:
www.unesco.org/human_rights/hrbc.htm