LE
PRESIDENT DE LITUANIE SOULIGNE LE ROLE DE L’UNESCO
EN TANT QUE FORUM DE DIALOGUE
Paris, 19
octobre (N°2001-
110) –
L’importance du rôle de l’UNESCO en tant que
forum de dialogue après les attaques du 11 septembre
sur New York et Washington a été soulignée
aujourd’hui par le Président lituanien, Valdas
Adamkus, dans un discours prononcé lors de la 31e
session de la Conférence générale, l’organe décisionnel
suprême de l’Organisation.
S’adressant
aux représentants des 188 Etats membres, Valdas
Adamkus a déclaré que l’UNESCO doit s’imposer
comme « la voix éthique des pays du monde »
et que, face à la nouvelle réalité, son rôle a
acquis « une signification particulière ».
Le Président
Adamkus a rappelé que les Nations Unies avaient
proclamé l’année 2001 Année pour le dialogue
entre les civilisations et il a évoqué la conférence
internationale consacrée à ce thème, organisée par
son pays et l’UNESCO en avril dernier à Vilnius.
Les
événements du 11 septembre « constituent un défi
et une menace pour la coexistence des civilisations et
pour l’avenir pacifique des nations », a déclaré
Valdas Adamkus avant d’ajouter : « Aujourd’hui,
nous devons répondre à cette menace en mobilisant la
sagesse et la bonne volonté de toutes les nations ».
« La
diversité culturelle ne doit pas devenir un
instrument de conflit armé », a-t-il averti.
« La victoire sur le terrorisme est l’objectif
de toutes les cultures et de toutes les civilisations
[…]. Nous partageons une responsabilité, celle d’éviter
que - aujourd’hui et dans le futur - la lutte contre
le terrorisme ne devienne une guerre contre une
culture, une religion ou une nation, ou qu’il ne dégénère
en conflit de civilisations ».
« Si
nous voulons vaincre le terrorisme, a déclaré Valdas
Adamkus, nous devons combattre ensemble la pauvreté,
l’exclusion, le racisme et l’intolérance, le désespoir
et la haine ». Il a poursuivi : « Je
suis convaincu qu’après ces récents événements,
l’UNESCO pourrait commencer à élaborer de
nouvelles mesures visant à renforcer la confiance réciproque
et les principes moraux ».
Le Président
a apporté son soutien à la proposition du Directeur
général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, de réunir
un sommet de chefs d’Etat afin d’évaluer les résultats
de l’Année pour le dialogue entre les civilisations.
Appuyant
également l’engagement pris par la communauté
internationale de fournir à tous une éducation de
base d’ici 2015, Valdas Adamkus a insisté :
« Nous devons aussi nous préoccuper de la
qualité de l’éducation afin de garantir une bonne
transmission des valeurs et de l’expérience des générations
passées. […] Des systèmes éducatifs modernes ne
contribueront à instaurer une meilleure vie partout
et pour tous que s’ils encouragent de façon
soutenue et s’ils poursuivent le dialogue entre les
civilisations ».
Manifestant
aussi son soutien à l’action de l’UNESCO dans les
domaines de la bioéthique et de l’éthique de la
communication et de l’information, le Président
Adamkus a déclaré : « Le rôle futur de
l’UNESCO dans la définition des nouveaux défis posés
à l’humanité et dans l’élaboration de solutions
a aujourd’hui acquis une importance fondamentale.
Les avancées permanentes de la science, des
technologies et de la communication posent à
l’humanité de graves problèmes éthiques. C’est
pourquoi l’UNESCO doit continuer d’agir en tant
que forum mondial où on débat, élabore et défend
des critères moraux et des principes communs ».
« Avec
les récents événements, le rôle de l’UNESCO a
acquis une signification fondamentale. Elle doit
demeurer le principal forum de discussions
intellectuelles et éthiques. Elle doit continuer sans
relâche à bâtir mais aussi à défendre l’avenir
de l’humanité ».
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