Communiqué de presse N°2001-132
LE COMITE DU PATRIMOINE MONDIAL ANNONCERA LA SEMAINE PROCHAINE EN FINLANDE LES NOUVEAUX SITES INSCRITS SUR LA LISTE DU PATRIMOINE MONDIAL
Paris, 7 décembre - "Site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de
l'UNESCO", ce label prestigieux, objet de fierté nationale et porteur
d'une plus-value touristique, distingue aujourd'hui 690 sites d'une "
valeur universelle exceptionnelle ". Plusieurs autres sites - culturels,
naturels ou mixtes - vont s'y ajouter le 14 décembre à l'issue de la 25e
réunion annuelle du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, réunion
qui se tient cette année à Helsinki (Finlande).
Le Comité du patrimoine mondial, chargé de ces inscriptions mais aussi
du suivi de l'état de conservation des sites inscrits, a été créé par la
Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et
naturel, adoptée par l'UNESCO en 1972. Avec 167 Etats parties (5 Etats
s'y sont ajoutés en 2001 : le Bhutan, les Emirats arabes unis,
l'Erythrée, Nioué et Samoa), la Convention est l'un des instruments
internationaux qui réunit le plus grand nombre d'Etats.
Les 690 sites déjà protégés par la Convention de 1972 sont situés dans
122 pays et se répartissent comme suit : 529 sites culturels, 138 sites
naturels et 23 sites mixtes. Cinquante-quatre sites sont situés en
Afrique, 52 dans les Etats arabes, 343 en Europe et Amérique du Nord, 98
en Amérique latine et 143 en Asie et Pacifique.
Le Comité du patrimoine mondial est également responsable de la Liste du
patrimoine mondial en péril qui est destinée à attirer l'attention des
autorités et de l'opinion publique sur la nécessité de protéger certains
sites particulièrement menacés. Trente sites - des monuments
historiques, comme Angkor (Cambodge), mais aussi des parcs nationaux,
comme ceux de la République démocratique du Congo, menacés par le
braconnage et la prospection minière - y figurent. Cette liste sera elle
aussi révisée à Helsinki par le Comité qui peut en retirer des sites
désormais mieux protégés ou, au contraire, y ajouter de nouveaux sites.
Pour la Liste du patrimoine mondial, le Comité doit examiner cette année
41 propositions d'inscription, présentées par 28 pays, et 6 propositions
d'extension. Deux pays, le Botswana et Israël, pourraient voir un de
leurs sites inscrit pour la première fois.
Cette année, les pays présentant des candidatures à l'inscription sont :
l'Allemagne, l'Autriche, le Botswana, le Brésil, la Chine, Cuba,
l'Espagne, la Fédération de Russie, la France, la Géorgie, la Hongrie,
Israël, l'Italie, le Kenya, la Lettonie, Madagascar, le Maroc,
l'Ouganda, l'Ouzbékistan, la Pologne, le Portugal, la République
démocratique populaire lao, la République tchèque, le Royaume-Uni, la
Suède, la Suisse, la Turquie, l'Ukraine. L'Autriche et la Hongrie
présentent une candidature commune. La Chine, Chypre, l'Equateur,
l'Espagne, la Fédération de Russie, l'Italie et le Kenya proposent pour
leur part des extensions pour des sites déjà inscrits.
L'annonce des nouvelles inscriptions devrait intervenir le 13 décembre ;
d'éventuelles modifications de la Liste du patrimoine mondial en péril
peuvent intervenir le 12 ou le 13 décembre. La réunion du Comité -
actuellement présidé par le Finlandais Henrik Lilius - est précédée, les
7 et 8 décembre, d'une session extraordinaire du Bureau du Comité du
patrimoine mondial.
Le Comité du patrimoine mondial, un organisme intergouvernemental, se
compose de 21 Etats parties élus pour six ans par l'Assemblée générale
des Etats parties à la Convention de 1972. Il décide de l'inscription
des sites sur la base d'évaluations transmises par deux organismes
consultatifs : le Conseil international des monuments et des sites
(ICOMOS) pour les sites culturels ; l'Union mondiale pour la nature
(IUCN) pour les sites naturels. De plus, le Centre international
d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels
(ICCROM) fournit un avis sur la restauration des monuments et organise
des sessions de formation pour des spécialistes.
En adhérant à la Convention, les Etats parties s'engagent à assurer la
préservation des sites qu'ils ont eux-mêmes proposés et qui ont été
inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Le Comité du patrimoine
mondial examine les rapports sur l'état de conservation des sites déjà
inscrits et demande aux Etats parties de prendre des mesures lorsqu'ils
ne sont pas correctement gérés. Les Etats concernés doivent aussi
adopter des mesures législatives et réglementaires destinées à protéger
leurs sites.
C'est aussi le Comité du patrimoine mondial qui alloue les subventions
du Fonds du patrimoine mondial. Il peut financer une assistance
d'urgence afin de permettre la réparation de dommages causés par l'homme
ou par la nature. Le Comité soutient également la coopération technique
- intervention d'experts et aide matérielle - et la formation du
personnel. Le Fonds du patrimoine mondial dispose d'un budget annuel
d'un peu plus de 4 millions de dollars, provenant de contributions
obligatoires et volontaires des Etats parties.
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Pour davantage d'information sur
la Liste du patrimoine mondial et le Comité du patrimoine mondial :
http://www.unesco.org/whc/