Communiqué
de presse N°2001-136
DEUX
NOUVEAUX SITES INSCRITS SUR LA LISTE DU PATRIMOINE MONDIAL EN
PERIL
Helsinki,
13 décembre – Deux sites, les rizières en terrasses des cordillères
des Philippines et Abu Mena, en Egypte, ont été inscrits aujourd’hui
sur la Liste du patrimoine mondial en péril par le Comité du patrimoine
mondial de l’UNESCO, réuni depuis le 11 décembre à Helsinki (Finlande)
et présidé par le Finlandais Henrik Lilius.
Au cours de la même réunion, le Parc national d’Iguaçu (Brésil)
a été retiré de cette Liste du patrimoine mondial en péril où
il figurait depuis 1999.
Les
rizières en terrasses des cordillères des Philippines. Inscrites
en 1995 sur la Liste du patrimoine mondial, ces rizières représentent
un paysage culturel évolutif et très fragile. L’absence de programme
de suivi et de plan de gestion d’ensemble ne permet pas, pour
l’instant, d’assurer la conservation et le développement
durable de ces rizières.
Abu
Mena (Egypte). Bâtie sur la tombe de Ménas d'Alexandrie,
cette ville sainte paléochrétienne a conservé
son église, son baptistère, ses basiliques et monastères
ainsique des maisons et ateliers. La sécheresse des sols
contribuait à cette préservation mais un programme
de mise en valeur des terres - pour l'agriculture - a entraîné
une élévation spectaculaire de la nappe phréatique.
Cet excès d'eau se traduit par de graves risques d'effondrement
de nombreux bâtiments, aujourd'hui fermés au public.
Abu Mena figure sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1979.
Le
Parc national d’Iguaçu (Brésil), inscrit en 1986 sur la Liste du patrimoine mondial et en 1999
sur la Liste du patrimoine mondial en péril, a été retiré de cette
dernière. Ce parc, d’où l’on peut admirer l’une des chutes d’eau
les plus grandes et les plus impressionnantes du monde, abrite
de nombreuses espèces rares et menacées de faune et de flore.
Il était menacé par des survols d’hélicoptères brésiliens et surtout
par l’ouverture illégale - par la population locale - d’une route
coupant le parc en deux. Les autorités brésiliennes ont pris les
mesures nécessaires et ont notamment fermé la route.
La
Liste du patrimoine mondial en péril compte désormais 31 sites
à travers le monde. Y figurent également : Butrint (Albanie),
les palais royaux d’Abomey (Bénin), la réserve naturelle de Srebarna
(Bulgarie), Angkor (Cambodge), le Parc national de Sangay (Equateur),
les Parcs nationaux des Everglades et de Yellowstone (Etats-Unis),
le Parc national du Simen (Ethiopie), la réserve naturelle du
mont Nimba (Guinée et Côte d’Ivoire), la réserve de biospère Rio
Platano (Honduras), le sanctuaire de faune de Manas et l’ensemble
monumental de Hampi (Inde), la vieille ville de Jérusalem et ses
remparts (site proposé par la Jordanie), Tombouctou (Mali), les
réserves naturelles de l’Aïr et du Ténéré (Niger), le Fort de
Bahla (Oman), les Monts Rwenzori (Ouganda), le Fort et les jardins
de Shalimar à Lahore (Pakistan), la zone archéologique de Chan
Chan (Pérou), le Parc national du Manovo-Gounda St. Floris (République
Centrafricaine), cinq parcs ou réserves de la République démocratique
du Congo, le Parc national des oiseaux du Djoudj (Sénégal), le
Parc national de l’Ichkeul (Tunisie), la ville historique de Zabid
(Yémen) et la contrée de Kotor (Yougoslavie).
Avec
la Liste du patrimoine mondial en péril, l’UNESCO entend attirer
l’attention des autorités et de l’opinion publique sur la nécessité
de protéger les sites culturels et naturels de valeur universelle
qui sont particulièrement menacés par des causes naturelles ou
par l’intervention humaine. L’inscription d’un site sur cette
liste doit également aider à ce que des mesures de préservation
soient entreprises et des fonds débloqués. La liste est révisée
tous les ans, lors de la réunion du Comité du patrimoine mondial
de l’UNESCO. La réunion de cette année se tient en Finlande. Le
Comité devrait annoncer aujourd’hui les nouveaux sites naturels
inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.
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Pour
plus d’informations, consultez le site : http://www.unesco.org/whc/