REUNION DES ONG POUR EXPRIMER LEURS POINTS DE VUE SUR L’ EDUCATION
POUR TOUS
Paris, 2 mars (N°2001-32) - Le
Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a mis aujourd’hui l’accent
sur l’importance du rôle des organisations non gouvernementales (ONG) pour
parvenir à fournir une éducation de base pour tous (EPT) de qualité d’ici l’an
2015, but fixé par le Forum mondial sur l’éducation (Dakar, avril 2000). Il
s’exprimait lors de l’ouverture de la Consultation des ONG sur l’initiative
mondiale visant à réaliser cet objectif.
La Consultation a réuni
quelque 40 représentants de grandes ONG internationales travaillant dans l’éducation,
ainsi que des membres de la communauté des bailleurs de fonds internationaux,
représentants de gouvernements de pays riches et d’organisations
internationales telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire
international. Elle s’est tenue dans la foulée d’une réunion - de deux
jours - des bailleurs de fonds portant sur la stratégie en matière de
coopération internationale et de coopération inter-agences pour l’EPT.
A propos des efforts entrepris
pour améliorer les mécanismes de partenariat existants, Koïchiro Matsuura, a
déclaré : “ L’UNESCO souhaite voir s’établir un dialogue collectif
entre tous les partenaires de l’EPT et coordonner ce mouvement dans l’optique
d’une responsabilité partagée. Les ONG constituent un élément très
important de ce mouvement et nos mécanismes de partenariat sont d’importants
canaux de la communication et de l’action communes. Elles [les ONG]
représentent l’énergie et l’innovation. Elles travaillent au plus près du
terrain et des gens. […] Elles apportent une force essentielle et dynamique à
l’UNESCO en tant qu’organisation intergouvernementale, ainsi qu’à d’autres
agences multinationales et bilatérales qui travaillent au niveau de la
formulation politique, à travers des procédures compliquées et interminables
”.
Revenant sur les critiques
concernant la façon dont l’UNESCO mène le mouvement pour l’EPT, le
Directeur général a déclaré : “ Je ne partage pas l’opinion de ceux qui
reprochent à l’UNESCO d’aller trop lentement. Je crois en une action
mûrement réfléchie et je dois d’abord entendre toutes les parties
concernées. La communication et l’information sur ce que chacun fait sont
très importantes à cet égard ”.
“ Nous connaissons tous la
rude tâche qui nous attend. En tant que partenaires, nous devons être
réalistes sur ce que nous pouvons faire, quand et comment nous pouvons le
faire. L’UNESCO entend renforcer sa collaboration avec la communauté des ONG
et elle appréciera les propositions de cette communauté sur la meilleure
façon d’y arriver ”, a ajouté le Directeur général, avant de poursuivre
: “ J’apprécie l’esprit critique des ONG et leur travail de surveillance
vis-à-vis des gouvernements et des agences. Je crois fermement que les ONG ont
un important rôle à tenir, celui de défenseur de l’éducation, et qu’elles
renforcent le mouvement EPT grâce à leurs riches et innovantes expériences au
niveau local, mais aussi grâce à leurs relations étroites avec le reste de la
société civile. J’espère aussi que cette première et large consultation
pourra être la base de la meilleure coopération possible entre les ONG et les
autres partenaires de l’EPT, et en particulier avec l’UNESCO ”.
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