MESSAGE DU DIRECTEUR GENERAL A L’OCCASION
DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA
FEMME
Paris, 6 mars (N°2001-34)
- Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a lancé un message
à l’occasion de la Journée internationale de la femme (8 mars). Voici le
texte intégral de ce message :
“ Au moment où nous entrons
dans le XXIe siècle, il m'est pénible d'écrire ce message car je ne devrais
pas avoir à le faire.
La violence continue à
s'exercer contre les femmes, et les sévices, notamment à l'égard des femmes
et des enfants, restent courants. Partout, nous constatons dans la société de
multiples formes de souffrances et d'humiliations, qui vont de la violence dans
la famille ou exercée par les pairs à la traite mondiale des êtres humains,
à la prostitution forcée, à l'esclavage et à la violence associée aux
conflits armés et à la guerre. Nous voyons même, dans certaines régions du
monde, des régimes malavisés nier aux femmes leurs droits fondamentaux les
plus élémentaires, ce que nous condamnons.
La pauvreté généralisée et
le déni des droits de l'homme sont au nombre des causes profondes de la
violence ; la pauvreté elle-même est de fait une forme de violence. Les
victimes de la pauvreté, nous le savons, sont avant tout les femmes et les
enfants. Notre devoir le plus urgent est donc de contribuer à l'élimination
totale de la pauvreté au moyen de politiques audacieuses qui permettent aux
pauvres, et notamment aux femmes et aux filles, de s'élever grâce à
l'éducation, de trouver un emploi décent et des moyens d'existence durables,
de bénéficier d'une part plus équitable des ressources, d'avoir pleinement
accès aux technologies de l'information et de la communication et, avant tout,
qui leur assurent sans concession le respect de leurs droits fondamentaux. La
tâche est difficile et nous ne la mènerons à bien qu'en mobilisant toutes nos
énergies, nos capacités et nos ressources.
Cinq ans après la Conférence
de Beijing, il faut dire de nouveau, haut et fort, qu'il ne peut y avoir de
développement durable, au niveau local ou mondial, si l'on ne tient pas compte
des capacités intellectuelles, du potentiel créatif, de l'ingéniosité et de
l'esprit d'initiative de plus de la moitié de la population du monde ou si on
l'empêche de les exploiter.
Je salue les particuliers et
les organisations qui nous guident et nous inspirent sur le chemin de
l'égalité entre les sexes. Leur contribution, qui est essentielle dans bien
des domaines - science, culture, éducation et communication - est pour nous un
exemple et nous donne l'obligation de faire mieux, le plus vite possible ”.
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Afin de marquer la Journée
internationale de la femme, l’UNESCO et la Fédération Internationale des
Journalistes (FIJ) ont lancé l’opération Les femmes font l’info 2001.
Informations sur le site
internet (www.unesco.org/march8).