DES EXPERTS GOUVERNEMENTAUX VONT
EXAMINER LE PROJET DE CONVENTION SUR
LA PROTECTION DU PATRIMOINE CULTUREL
SUBAQUATIQUE
Paris, 22 mars (N°2001-45)
- Des experts gouvernementaux représentant près de 100 Etats d’un peu
partout dans le monde vont se réunir au siège de l’UNESCO, du 26 mars au 7
avril, afin d’examiner le projet de Convention sur la protection du patrimoine
culturel subaquatique, destinée à protéger cet important patrimoine (épaves
et sites archéologiques) de plus en plus menacé par le pillage des chasseurs
de trésors qui bénéficient des progrès en matière d’équipements pour les
fouilles sous-marines.
Trop souvent, ce pillage s’est
traduit par la perte d’un matériel de très grande valeur pour l’étude des
origines et de l’histoire des civilisations. La protection du patrimoine
culturel subaquatique manque d’un instrument juridique universel approprié.
La législation maritime existante, notamment la Convention des Nations Unies
sur le droit de la mer (UNCLOS) de 1982, ne couvre pas de façon adéquate la
protection du patrimoine.
Trois réunions d’experts
gouvernementaux se sont déjà penchées (en 1998, 1999 et 2000) sur le projet
de Convention. Des progrès considérables ont déjà été enregistrés durant
ces rencontres mais d’autres consultations restaient nécessaires dans
certains domaines. Pour répondre au besoin urgent de protéger notre patrimoine
culturel, les experts vont devoir concilier différents aspects : le respect de
la législation internationale pré-éxistante, telle l’UNCLOS ; les
intérêts particuliers des Etats ; les considérations scientifiques,
culturelles, environnementales ou liées à la recherche ; les droits du public
et les intérêts d’entités du secteur privé.
Les experts participant à la
réunion comprennent des représentants de la Division des affaires maritimes et
du droit de la mer des Nations Unies (DOALOS), de l’Organisation maritime
internationale (OMI), de l’Autorité internationale des fonds marins (ISA), du
Centre international d’études pour la conservation et la restauration des
biens culturels (ICCROM), du Conseil international des musées (ICOM), du
Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), de l’Union mondiale
pour la nature (UICN), de la Confédération Mondiale des Activités
Subaquatiques (CMAS). Des organisations non gouvernementales concernées par les
thèmes marins seront également présentes.
Plusieurs questions importantes
doivent encore être débattues durant cette réunion, notamment l’application
de la Convention aux épaves de navires de guerre, le traitement des vestiges
situés sur le bouclier continental au-delà des 12 miles des eaux territoriales,
et l’application de la Convention aux rivières et aux lacs. Le Directeur
général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a exprimé l’espoir que cette
quatrième rencontre d’experts gouvernementaux soit celle qui aboutit et qu’elle
permette l’adoption du projet de Convention par les Etats membres de l’UNESCO,
lors de la 31ème session de la
Conférence générale, fin 2001.
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