LE DIRECTEUR GENERAL RAPPELLE
QUE LA DECLARATION DE 1997 INTERDIT LE CLONAGE REPRODUCTIF D’ETRES HUMAINS
Paris, 2 avril (N°2001-51) -
Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a rappelé aujourd’hui
que le clonage à des fins de reproduction d’êtres humains a été banni par
la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme,
que la Conférence générale de l’UNESCO a adoptée en novembre 1997 et que l’Assemblée
générale des Nations Unies a fait sienne en 1998.
Au moment où une commission d’enquête
du Congrès américain se livrait à des auditions sur le clonage humain et où
une proposition de loi a été déposée pour interdire cette pratique aux
Etats-Unis, Koïchiro Matsuura a réagi aux propos tenus par des partisans du
clonage humain à des fins de reproduction.
Koïchiro Matsuura a déclaré
: “ Le clonage humain est déjà interdit dans 26 pays et dans une partie des
Etats-Unis. Certains proclament pourtant leur volonté de passer outre et de se
livrer à des expérimentations à la fois irresponsables et indignes. Je tiens
à rappeler l’article 11 de la Déclaration universelle sur le génome humain
et les droits de l’homme : "Des pratiques qui sont contraires à la
dignité humaine, telles que le clonage à des fins de reproduction d’êtres
humains, ne doivent pas être permises. Les Etats et les organisations
internationales compétentes sont invités à coopérer afin d’identifier de
telles pratiques et de prendre, au niveau national ou international, les mesures
qui s’imposent" ”.
Le Directeur général de l’UNESCO
a aussi souligné que la Déclaration de 1997, tout en réaffirmant le principe
de la liberté de la recherche, stipule que ni la recherche concernant le
génome humain, ni ses applications, ne doivent prévaloir sur le respect des
droits de l’homme, des libertés fondamentales et de la dignité humaine des
individus.
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