CELEBRATION A WINDHOEK (NAMIBIE)
DE LA JOURNEE MONDIALE DE LA LIBERTE
DE LA PRESSE
Paris, 5 avril (N°2001-53)
- La Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai, sera
marquée cette année par deux événements qui se dérouleront à Windhoek (Namibie)
: la cérémonie de remise du Prix mondial de la liberté de la presse
UNESCO/Guillermo Cano 2001 et la tenue, du 3 au 5 mai, d’une conférence
consacrée à l’impact du séminaire sur l’indépendance et le pluralisme
des médias, organisé à Windhoek en 1991.
En choisissant Windhoek pour l’édition
2001 de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’UNESCO a voulu
rappeler que c’est dans la capitale namibienne que s’est tenu en 1991 le
Séminaire pour le développement d’une presse africaine indépendante et
pluraliste, qui a marqué une date pour les médias en Afrique et dans le monde.
L’impact de la Déclaration de Windhoek, adoptée le 3 mai 1991,
avait été tel que l’Assemblée générale des Nations Unies a choisi en
décembre 1993 cette date anniversaire comme Journée mondiale de la liberté de
la presse.
La cérémonie de remise du
Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/ Guillermo Cano 2001 aura lieu
le 3 mai au matin, en présence du Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro
Matsuura, des plus hautes autorités namibiennes, de Louise Frechette,
Secrétaire général adjoint des Nations Unies, Jyoti Shankar Singh,
représentant le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, et
Ana Maria Busquets de Cano, Présidente de la Fondation Cano.
Le lauréat 2001 du Prix est le
journaliste birman U Win Tin, actuellement détenu. Ancien rédacteur en chef du
quotidien birman Hanthawati et fondateur de la Ligue nationale pour la
démocratie, U Win Tin a été arrêté en juillet 1989 et condamné à 14 ans
de prison pour son appartenance supposée au Parti communiste du Myanmar
interdit. En 1996, U Win Tin a été jugé à l’intérieur même de la prison
Insein (Rangoon) et condamné à 5 ans supplémentaires pour avoir eu en sa
possession de quoi écrire, en infraction avec le règlement de la prison. Cette
même année, il a été transféré à la prison de Myingyan, au nord de
Rangoon, où sa famille et ses amis ne pouvaient plus lui rendre visite ou lui
faire parvenir nourriture et médicaments. Malade, il a été transféré en
1997 à l’hôpital de Rangoon où il se trouve toujours et où son état est
jugé très grave.
C’est Prescott Low,
représentant de l’Association mondiale des journaux (AMJ), qui recevra le
Prix au nom du journaliste birman emprisonné. Le Prix mondial de la liberté de
la presse UNESCO/Guillermo Cano - doté d’un montant de 25.000 dollars - est
attribué chaque année sur recommandation d’un jury indépendant.
La remise du Prix sera suivie,
du 3 au 5 mai, de la Conférence Dix ans après : évaluation, défis
et perspectives qui réunira près de 300 journalistes, rédacteurs en chef,
représentants d’organisations non gouvernementales et associations
professionnelles d’Afrique mais aussi d’autres régions du monde.
Des thèmes comme les obstacles
à la liberté de la presse en Afrique, une étude sur la liberté d’expression
sur l’Internet, les défis économiques des entreprises de presse, le statut
des journalistes et les organisations des professionnels de la presse, seront
traités en séances plénières les 3 et 4 mai. Trois ateliers qui se
dérouleront le 5 mai porteront sur : les obstacles politiques, sociaux et
économiques - législation de la presse, propriété, indépendance et
pluralisme ; les nouvelles technologies de la communication et de l’information
; le statut des journalistes et les organisations des professionnels de la
presse. Juste avant la clôture, une séance se penchera sur l’impact de la Déclaration
de Windhoek.
Outre la cérémonie et le
séminaire de Windhoek, d’autres activités célébreront un peu partout dans
le monde la Journée mondiale de la liberté de la presse dont le thème est
cette année le racisme puisque 2001 est l’Année internationale de la
mobilisation contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance.
Un message conjoint du
Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, du Directeur général de l’UNESCO,
Koïchiro Matsuura, et du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme,
Mary Robinson, sera diffusé à cette occasion.
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Un dossier de presse est
disponible au Service de presse : tél. 33 (0)1 45 68 17 48
Pour plus d’informations, consultez le site : http://www.unesco.org/webworld/com_media/wpfd/index.html