LA REUNION D'EXPERTS
GOUVERNEMENTAUX SUR LA PROTECTION DU PATRIMOINE CULTUREL SUBAQUATIQUE VA SE POURSUIVRE FIN JUIN-DEBUT JUILLET
Paris, 6 avril (N°2001-55) -
La quatrième Réunion d’experts gouvernementaux sur le projet de convention
sur la protection du patrimoine culturel subaquatique reprendra ses travaux fin
juin-début juillet. Cette prolongation a été proposée par le Directeur
général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, afin de permettre de nouvelles
consultations sur certains points encore en discussion.
Quelque 350 experts
gouvernementaux - représentant 100 Etats membres de l’UNESCO, deux
observateurs permanents, huit organisations non gouvernementales et la Division
des affaires maritimes et du droit de la mer (DOALOS) au Bureau des affaires
juridiques des Nations Unies - se sont réunis au siège de l’UNESCO du 26
mars au 6 avril.
Ces deux semaines de débats,
menés sous la présidence de Carsten Lund (Danemark), ont permis d’aboutir à
un consensus sur bon nombre de questions, notamment sur le caractère
prioritaire de la préservation in situ du patrimoine culturel
subaquatique, sur le principe de collaboration entre les Etats et celui du
partage de l’information, sur la relation avec le droit du sauvetage et le
droit des trouvailles, sur la nécessité d’une sensibilisation du public à
la valeur et à l’intérêt du patrimoine culturel subaquatique, et sur les
règles relatives aux interventions sur le patrimoine culturel subaquatique, qui
s’inspirent de la Charte du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS)
de 1996 sur la protection et la gestion du patrimoine culturel subaquatique.
Des points clés - telle la
responsabilité de l’Etat côtier au regard du patrimoine culturel situé sur
le plateau continental - restent pourtant à discuter au cours de la deuxième
phase de la réunion.
Pour arriver un accord sur le
projet de Convention, les participants sont confrontés au défi d'avoir à
intégrer différentes préoccupations : le respect de la législation
internationale existante sur le sujet, telle que la Convention des Nations Unies
sur le droit de la mer (UNCLOS) de 1982, les intérêts particuliers des Etats ;
les considérations scientifiques, culturelles, environnementales ou liées à
la recherche ; les droits du public et les intérêts du secteur privé.
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