L’UNESCO PUBLIE LE RAPPORT DU
COMITE INTERNATIONAL DE BIOETHIQUE SUR LES CELLULES SOUCHES EMBRYONNAIRES
Paris 17 avril (N°2001-57) -
Le Directeur général, Koïchiro Matsuura, s’est félicité aujourd’hui des
conclusions auxquelles est parvenu le Comité international de bioéthique de l’UNESCO
(CIB) dans son rapport sur “ L’utilisation des cellules souches
embryonnaires pour la recherche thérapeutique ” qui vient d’être rendu
public.
Koïchiro Matsuura a déclaré
: “ La question de l’utilisation des cellules souches embryonnaires pour la
recherche thérapeutique est à l’ordre du jour, notamment depuis les
récentes avancées technologiques permettant, par exemple, la production de ce
type de cellules par transfert de noyau et frayant ainsi la voie à des
possibilités thérapeutiques inédites ”.
“ Je me félicite que le CIB
ait pu parvenir à un consensus malgré la diversité des opinions
représentées au sein de ce Comité, dont les membres ont des approches
culturelles ou philosophiques et des convictions religieuses ou spirituelles
fort différentes ”, a ajouté le Directeur général. Il a poursuivi : “ En
explicitant les considérations éthiques à prendre en compte, le CIB a
parfaitement joué le rôle de veille éthique qui lui incombe aux termes,
notamment, de l’Article 24 de la Déclaration universelle sur le génome
humain et les droits de l’homme ”.
Koïchiro Matsuura a conclu :
“ J’espère que ce rapport incitera le plus grand nombre possible de pays à
se saisir de cette question et à prolonger eux-mêmes la réflexion éthique à
la lumière de leurs propres exigences nationales, le cas échéant, selon des
modalités juridiques appropriées ”.
De fait, les prises de position
se sont multipliées ces derniers mois. On peut notamment citer : en France,
celles qui se sont tout récemment exprimées à l’occasion de la révision
des lois de bioéthique de 1994 ; au Royaume-Uni, la loi du 23 janvier 2001,
modifiant celle du 1er novembre 1990 sur l’embryologie et la fécondation
humaine ; aux Etats-Unis, le rapport de la National Bioethics Advisory
Commission (NBAC) de 1999 intitulé “ Ethical Issues in Human Stem Cell
Research ” ; en Italie, l’avis du 27 octobre 2000 du Comité national de
bioéthique et, au niveau régional, l’avis n° 15 du 14 novembre 2000 du
Groupe européen d’éthique des sciences et des nouvelles technologies auprès
de la Commission européenne.
Le rapport sur “ L’utilisation
des cellules souches embryonnaires pour la recherche thérapeutique ” a été
discuté par le CIB à sa septième session (Quito, Equateur, 7-9 novembre 2000)
et finalisé après une réunion de son groupe de travail élargi sur les
aspects éthiques des recherches sur les cellules souches embryonnaires (UNESCO,
29 janvier et 2 février 2001). Dans ses conclusions, le CIB reconnaît la
pluralité des opinions existant sur cette question, opinions qui prennent
nécessairement en compte le fond culturel, philosophique ou religieux de chacun.
Tout en laissant à chaque société le soin de déterminer si elle autorise ou
non les recherches sur les cellules souches embryonnaires, le CIB fixe, dans son
rapport, le cadre éthique dans lequel devraient s’inscrire de telles
recherches. Le rapport est disponible (en français et anglais) sur le site :
www.unesco.org/ethics
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