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L’UNESCO ET LE HAUT
COMMISSARIAT POUR LES DROITS DE L’HOMME CONDAMNENT LA DECISION DES TALIBAN D’IMPOSER
LE PORT D’UN SIGNE DISTINCTIF AUX NON MUSULMANS
Paris, 23 mai (n°2001-72)
- Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, Mary
Robinson, et le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, se sont
déclarés indignés par le décret des taliban imposant aux non-musulmans le
port d’un signe distinctif.
Dans une déclaration commune,
Mary Robinson et Koïchiro Matsuura ont dénoncé ce décret qui “ nous
ramène aux périodes les plus noires de l’histoire humaine ”.
“ Imposer à certains groupes
une façon de s’habiller ou un signe distinctif qui les rende aisément
identifiable, c’est - pour le moins - discriminatoire. Par le passé, de
telles pratiques - de l’Allemagne nazie des années 1930 au Rwanda du début
des années 90 - ont conduit aux crimes les plus horribles ”, ont-ils
déclaré.
Mary Robinson et Koïchiro
Matsuura ont ajouté que la réalisation de l’objectif prétendument visé par
le décret des taliban, à savoir la protection des groupes minoritaires, serait
mieux assurée par un strict respect des principes des droits de l’homme
reconnus au plan international.
Dans leur déclaration, ils
affirment que le décret des taliban “ souligne de façon très nette l’urgente
nécessité de combattre les préjugés et la discrimination, qui constituent le
terreau des pires violations des droits de l’homme ”.
“ Nous appelons les taliban
à reconsidérer de toute urgence leur position qui constitue un nouveau recul
pour un peuple qui endure déjà de dures épreuves, notamment en matière de
privation des droits aussi élémentaires que l’éducation ”, ont-ils
poursuivi.
Mary Robinson et Koïchiro
Matsuura ont ajouté : “ Nous appelons aussi les nations pouvant avoir une
quelconque influence sur les autorités de Kaboul à tout faire pour qu’elles
prennent conscience au plus vite de l’erreur qu’elles sont en train
commettre ”.
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