FACE AU SIDA LE DIRECTEUR
GENERAL SOULIGNE LA
NECESSITE DE CONJUGUER EDUCATION PREVENTIVE ET SOINS
Paris, 25 juin (n°2001-79) -
Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a dénoncé ce matin l’inégalité
en matière d’accès aux soins médicaux et souligné le rôle de l’UNESCO
en faveur de l’éducation préventive contre le sida, dans son discours d’ouverture
du 4 ème Congrès international Santé pour tous dans le monde :
progrès médical et qualité de vie au XXIe siècle, qui se tient au siège
de l’Organisation.
S’exprimant juste avant
de partir pour New York où il prendra part à une table ronde sur l’éducation
préventive, un des événements de la Session extraordinaire de l’Assemblée
générale des Nations Unies sur le VIH/Sida qui s’ouvre aujourd’hui,
Koïchiro Matsuura a déclaré qu’ “ on ne peut rester silencieux face aux
terribles disparités d’accès à ces progrès [médicaux], qui restent
inaccessibles à la majeure partie de l’humanité ”.
Le Directeur général a
particulièrement insisté sur le fait que le sida constitue un des exemples les
plus tragiques de l’inégalité face aux soins de santé : “ En l’espace
de deux décennies, le sida est devenu une véritable urgence internationale.
Mais nous ne sommes pas en présence d’un problème exclusivement médical,
loin s’en faut. Il s’agit d’une véritable catastrophe en termes de
développement qui va peser - et pèse déjà - très lourd sur la sécurité
mondiale. Ses conséquences seront très probablement analogues aux plus grands
des conflits mondiaux que nous ayons connus ”.
Le Directeur général a
souligné : “ Le sida n’est pourtant pas une fatalité. Si les moyens de son
traitement sont complexes et coûteux, ses modes de transmission sont connus, et
il est, somme toute, facile de l’éviter. Situation d’autant plus
révoltante qu’elle désigne par avance ses victimes : ceux qui n’ont pas
accès à ce savoir élémentaire ”. Il a ajouté : “ C’est pourquoi l’UNESCO
place au premier rang de ses priorités dans sa lutte contre le sida l’éducation,
une éducation pour tous, adaptée aux contextes culturels spécifiques, et qui
puisse offrir à chacun le moyen le plus sûr de préserver sa santé, et en l’occurrence
sa vie ”.
Au sein du système des Nations
Unies, l’UNESCO s’est vue assigner une responsabilité particulière dans le
domaine de l’éducation préventive en matière de VIH/Sida. Son approche de
cette question met l’accent sur cinq tâches : le plaidoyer à tous les
niveaux ; l’adaptation du message de prévention aux contextes des publics
visés ; la réduction des comportements à risque et de la vulnérabilité ;
les soins aux malades et la lutte contre les conséquences institutionnelles de
l’épidémie , notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
****
Pour davantage d’information
sur l’UNESCO et l’éducation préventive : http://www.unesco.org/bpi/eng/aidsfactsheet.html