MESSAGE DU DIRECTEUR GENERAL A L'OCCASION
DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DU SOUVENIR
DE LA TRAITE NEGRIERE ET DE SON ABOLITION
Paris, 16 août {N°2001- 87}- A l'occasion de la Journée internationale du souvenir
de la traite négrière et de son abolition, célébrée le 23 août, le
Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a lancé le message
suivant :
" La commémoration, le 23 août, de la traite négrière et de son
abolition a lieu, cette année, à la veille de l'ouverture, le 31 août,
de la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale,
la xénophobie et l'intolérance qui y est associée, organisée par l'ONU à
Durban (Afrique du Sud) avec la participation active de tous les
organismes et institutions du système des Nations Unies, et notamment de
l'UNESCO.
Je voudrais donc, en cette occasion, rappeler que, si l'esclavage est un
phénomène universel dans l'histoire de l'humanité, la forme qu'il a
prise à la suite de la traite négrière présente trois spécificités : sa
durée (environ quatre siècles), son organisation juridique par les codes
noirs et, surtout, l'élaboration de théories de justification de
l'esclavage par le facteur racial. Ce lien profond entre esclavage et
racisme est généralement reconnu par les historiens. Le racisme comme un
des fondements idéologiques de l'esclavage fait l'objet de recherches et
de travaux scientifiques dans le cadre du projet de La route de
l'esclave, que la Conférence générale de l'UNESCO a approuvé à
l'unanimité en vue de l'étude des causes profondes, des modalités et des
conséquences de la traite négrière et de l'esclavage.
L'UNESCO attache la plus grande importance à la rigueur scientifique de
ces travaux et à la mise en lumière de la vérité historique afin que ces
recherches permettent d'universaliser la prise de conscience de la
tragédie de la traite négrière et de l'esclavage.
C'est dans cet esprit que j'invite tous les États membres et toutes les
organisations non gouvernementales concernées à marquer par la
réflexion, l'information et l'action, la Journée internationale du
souvenir de la traite négrière et de son abolition, en y associant en
particulier les jeunes, les éducateurs, les artistes et les
intellectuels, et en mettant plus spécialement l'accent sur la question
des relations entre esclavage et racisme ".
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