L'UNESCO A LA CONFERENCE MONDIALE DE DURBAN
CONTRE LE RACISME ET LA XENOPHOBIE
Durban (Afrique du Sud), 28 août {Avis aux médias No.2001-88}- L'UNESCO participera à la Conférence mondiale contre le racisme et la xénophobie (Durban, Afrique du Sud, du 31 août au 7 septembre) où elle va organiser trois tables rondes qui mettront l'accent sur de nouvelles formes de discrimination - dont celles liées aux avancées de la génétique -, sur les conséquences de la traite négrière et sur le rôle des médias dans la lutte contre le racisme. L'UNESCO présente également une exposition sur sa longue lutte contre le racisme et la discrimination.
Le 3 septembre (de 10 à 12h, Centre international de conférences, Salle 3), l'UNESCO organise une table ronde sur Les nouveaux visages du racisme à l'ère de la mondialisation et de la révolution génétique. Le débat, qui sera dirigé par Jérôme Bindé, Directeur de la Division de l'anticipation et des études prospectives, traitera de nouvelles formes de racisme et de discrimination, alimentées par la mondialisation et les inégalités économiques croissantes. Il abordera plus particulièrement les nouvelles formes de racisme culturel et la menace d'une nouvelle forme d'eugénisme et de discrimination liée aux progrès de la génétique.
Les intervenants seront : Nadine Gordimer (Afrique du Sud), Prix Nobel de littérature en 1991 ; George J. Annas, Professeur de droit de la santé à la Boston School of Public Health (Etats-Unis) ; Axel Kahn (France), généticien et Directeur général de l'Institut Cochin de génétique moléculaire (Paris) ; Achille Mbembe (Cameroun), Professeur à l'Institute of Social and Economic Research à l'Université de Witwatersrand (Afrique du Sud) ; Elikia M'Bokolo (République démocratique du Congo), historien et Directeur de recherche à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (France).
Le 4 septembre (de 16 à 18h, Salle 7), la table ronde La Route de l'Esclave : esclavage et racisme examinera les causes et conséquences de la traite négrière, ainsi que ses fondements idéologiques et juridiques. Elle se penchera aussi sur les liens entre racisme et esclavage.
Participeront à cette table ronde : le poète Wally Serote, Président du Comité pour les arts, la culture, la langue, la science et la technologie du Parlement sud-africain et membre du Comité scientifique du Projet de l'UNESCO La Route de l'Esclave ; Rex Nettleford, Vice-Chancelier de l'University of the West Indies (Jamaïque), membre du Comité scientifique du Projet La Route de l'Esclave ; José Toribio (Guadeloupe), auteur d'un rapport sur l'esclavage en tant que crime contre l'humanité qui a été soumis aux Nations Unies l'an dernier ; Joseph Ki-Zerbo (Burkina Faso), historien ayant participé à l'Histoire générale de l'Afrique, publiée par l'UNESCO.
Le même jour, le Sous-Directeur général de l'UNESCO pour les sciences humaines et sociales, Pierre Sané, prendra part à une autre table ronde sur " Les droits de l'enfant à l'éducation " (de 10 à 13h, au Dome Exhibition Center), organisée par le Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme.
Mary Robinson, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme et Secrétaire générale de la Conférence mondiale, ainsi que des représentants de haut rang de l'UNICEF, des membres du Comité des droits de l'enfant et du Comité des droits économiques, sociaux et culturels participeront à ce panel.
La table ronde sur Racisme et rôle des médias, organisée conjointement avec le Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, se tiendra le 5 septembre (de 13h30 à 16h, Salle 3) et sera animée par Riz Khan, journaliste indépendant et notamment ancien responsable de l'émission Q&A with Riz Khan sur CNN International. Ce débat entend se centrer sur le rôle des médias face à la question complexe du racisme, de la discrimination raciale et de la xénophobie.
Y participeront : Mary Robinson ; le défenseur des droits de l'homme, Jesse Jackson (Etats-Unis) ; Aidan White (Irlande), Secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et membre du Groupe consultatif travaillant sur les droits de l'homme et les médias au sein du Conseil International pour l'Etude des Droits Humains ; Kwame Karikari (Ghana), Directeur et professeur à la School of Communication Studies de l'Université du Ghana, fondateur et Directeur exécutif de la Media Foundation for West Africa ; Abid Hussain (Inde), Rapporteur spécial des Nations Unies sur la protection et la promotion du droit à la liberté d'opinion et d'expression ; Maria Victoria Polanco (Colombie), Présidente de l'Association mondiale des radios communautaires, et Mohammad-Mahmoud Mohamedou (Mauritanie), Directeur de recherche au Conseil International pour l'Etude des Droits Humains (Genève) qui vient d'achever un projet de rapport sur les médias et les droits de l'homme.
L'UNESCO travaillera en coopération avec le Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme pour la mise en œuvre des décisions et recommandations de la Conférence, poursuivant ainsi l'effort qu'elle a entrepris dès ses premiers jours pour combattre le racisme et la discrimination. L'éducation jouera un rôle clé dans le travail de l'UNESCO et l'Organisation continuera de plaider pour une éducation qui développe le respect mutuel et la reconnaissance de valeurs universelles, telles que les droits de l'homme, la démocratie, la tolérance et la non violence, la solidarité et la compréhension interculturelle.
Dès 1951, la Déclaration sur la race et les différences raciales a souligné que les théories affirmant une supériorité raciale ne reposaient sur aucun fondement scientifique, rappelant que la race ne constituait pas un phénomène biologique mais une construction sociale. Les autres jalons dans ce travail de l'UNESCO comprennent : la Convention de 1960 concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement ; les Propositions sur les aspects biologiques de la question raciale (1964) et la Déclaration sur la race et les préjugés raciaux (1967) qui a contribué à élucider l'origine des théories racistes et des préjugés raciaux. En 1978, lors de la Conférence générale de l'UNESCO, les Etats membres de l'Organisation ont adopté la Déclaration sur la race et les préjugés raciaux, véritable instrument normatif. Cette Déclaration reconnaît le droit de chacun à avoir son propre style de vie, son droit d'être différent, tout en proclamant que ces différences ne peuvent pas servir de prétexte à une discrimination raciale.
La délégation de l'UNESCO à la Conférence mondiale sera conduite par le Sous-Directeur général pour les sciences sociales et humaines, Pierre Sané, ancien Secrétaire général de l'organisation non gouvernementale Amnesty International.
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Pour plus d'information : Pendant la Conférence à Durban : Roni Amelan 082 858 88 32
Service de presse de l'UNESCO : (+33 1) 45 68 17 44
Le Directeur du Bureau de l'UNESCO à Pretoria : Luis Honwana (+27) (12) 320 14 64/65