LES
MINISTRES DE L’EDUCATION PLAIDENT POUR DES REFORMES
AXEES SUR LA QUALITE DE L’EDUCATION
Genève,
8 septembre (No. 2001-96) - Quatre-vingt ministres de
l’Education et quelque 600 délégués de 127 pays
ont appelé aujourd’hui à des réformes de l’éducation,
notamment à un meilleur dialogue politique avec la
société civile, une plus grande implication des
enseignants dans l’élaboration de la politique
éducative et toute une série d’actions courageuses
visant à réduire le fossé entre les progrès
quantitatifs de la scolarisation et les améliorations
qualitatives de l’enseignement.
La 46e
Conférence internationale de l’éducation (CIE) -
la première réalisée depuis cinq ans - a pris fin
aujourd’hui avec l’adoption d’un document de
quatre pages qui illustre la nécessité de renforcer
la qualité de l’enseignement face aux progrès
scientifiques et technologiques, au multiculturalisme
et à la mondialisation.
Les
“ conclusions et propositions d’action ” de la
CIE appellent notamment à la formation des décideurs
des systèmes éducatifs en vue d’un dialogue plus
harmonieux avec les autres acteurs - notamment les
organisations de la société civile - afin de
définir des objectifs convergents, de rechercher le
consensus et de développer des partenariats efficaces.
Dans
un discours prononcé lors de l’ouverture de la
session spéciale L’implication de la société
civile dans l’action en faveur de l’éducation
pour tous, Le Directeur général de l’UNESCO,
Koïchiro Matsuura, a plaidé en faveur d’un
élargissement du rôle des organisations de la
société civile.
S’adressant
aux ministres de l’Education et aux délégués,
Koïchiro Matsuura a critiqué “ le fossé
idéologique ” existant entre les Etats et la
société civile et souligné le rôle joué par les
organisations de la société civile en tant qu’innovateurs,
critiques bien informés, défenseurs de l’éducation
mais aussi en tant que fournisseurs de services
alternatifs dans ce domaine. Il a mis l’accent sur
les actions de l’UNESCO au cours de cette année,
actions qui tentent de construire “ une nouvelle
culture de dialogue politique ”, impliquant les
organisations de la société civile et les
organisations non gouvernementales en tant que “
partenaires politiques ” à part entière, au même
titre que les 188 Etats membres de l’UNESCO.
Après
s’être engagés à pratiquer une plus large
coopération en matière de politique éducative, les
ministres et délégués ont insisté sur la
nécessité de reformuler et d’actualiser les
contenus éducatifs afin de tenir compte
des changements
économiques et sociaux engendrés par la
mondialisation, les migrations et la diversité
culturelle;
de la dimension
éthique des évolutions scientifiques et
technologiques;
de l’apport positif
que peut entraîner l’intégration des technologies
dans les processus d’apprentissage;
de l’importance
croissante de la communication, de l’expression, de
la capacité d’écoute et de dialogue, tout d’abord
dans la langue maternelle, puis dans la langue
officielle du pays ainsi que dans une ou plusieurs
langues étrangères;
de la nécessité de
développer les curricula de façon à assurer leur
pertinence à la fois sur les plans local, national et
international.
Le
document final de la Conférence demande à ceux qui
élaborent les politiques éducatives de faciliter à
travers la formation ou d’autres moyens une
implication véritable des enseignants et élèves
dans la prise de décision; il plaide pour une
recherche sur l’évolution des contenus et les
méthodologies relatives au thème Apprendre à
vivre ensemble qui constituait l’axe central de
la Conférence.
Le
Bureau international d’éducation de l’UNESCO,
installé à Genève, a organisé la CIE qui s’est
tenue du 5 au 8 septembre. Les conclusions et
propositions de la Conférence seront présentées à
la 31st session de la Conférence générale de l’UNESCO
(15 octobre au 3 novembre 2001).
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