MESSAGE DU PROGRAMME
COMMUN DES NATIONS UNIES SUR LE VIH/SIDA (ONUSIDA) A
L’OCCASION DE LA JOURNEE MONDIALE SIDA,
1 DECEMBRE 2001
Cette
année, cela fait 20 ans que le monde découvrait le
SIDA. Cette année, l’épidémie continue à se
propager inlassablement, puisque cinq millions de
personnes ont été infectées par le VIH. Enfin,
l’Assemblée générale a consacré une session
extraordinaire sans précédent au VIH/SIDA d’où
est issue une Déclaration d’engagement fixant des
objectifs mondiaux à la lutte contre la maladie.
Cette
année, la Campagne mondiale contre le SIDA – qui
culmine avec la Journée mondiale SIDA – vise à
nouveau les hommes, afin de souligner à la fois leur
vulnérabilité face à la maladie et les
responsabilités qu’ils détiennent vis-à-vis de la
prévention et des soins.
Nous
sommes à la croisée de chemins. Dans un monde chargé
en événements et en constante évolution, le défi
qui se présente à nous est de tirer les leçons de
deux décennies de travail acharné afin de déclencher
un recul décisif de l’épidémie. Notre tâche ne
consiste pas seulement à soutenir nos efforts, mais
à les intensifier. Nous savons désormais que le VIH/SIDA
est bien plus qu’une simple question de santé ou même
de développement, mais qu’il met en péril la sécurité
même de l’homme dans son sens le plus large, à
savoir son besoin fondamental de mener, où qu’il se
trouve, une vie productive, dont les préalables
essentiels sont la sécurité et la santé.
La
Déclaration d’engagement adoptée à l’unanimité
par les nations du monde démontre clairement que
mettre fin à la propagation de l’épidémie et
s’occuper des personnes qui vivent déjà avec le
VIH vont de pair et que les ripostes au VIH/SIDA ne
sauraient être
efficaces sans le respect des droits de l’homme et
l’abolition de toute discrimination. La Déclaration
en appelle aux gouvernements, aux entreprises
commerciales et aux communautés– en particulier aux
personnes vivant avec le VIH/SIDA – pour qu’ils
s’engagent tous ensemble et à tous les niveaux dans
un combat commun. En faisant abstraction des frontières
traditionnelles de la société et en travaillant de
concert, nous démontrons que nous avons le courage de
faire face à l’épidémie et d’introduire les
changements nécessaires.
Pour
stopper la propagation du VIH/SIDA, il est impératif
d’accroître l’accès à des stratégies globales
de lutte contre le SIDA. Tout le monde en effet
s’accorde à penser que la prévention, le soutien
et le traitement sont des mesures qui se
renforcent mutuellement.
Les ripostes à l’épidémie doivent donc
reposer sur une mise en œuvre effective et durable
des interventions qui ont fait leurs preuves. La prévention
du VIH doit être au centre des préoccupations et pénétrer
le tissu de la vie sociale. L’accès à
l’information et aux moyens de se protéger contre
le VIH sont à inscrire au nombre des droits de
l’homme, et les obstacles qui s’y opposent doivent
disparaître.
Le
succès de la riposte au VIH/SIDA dépend de la
solidité des alliances que nous construisons
collectivement. En regroupant il y a cinq ans les
activités de ses différentes institutions au sein
d’un programme commun, l’ONUSIDA, le système des
Nations Unies a créé un partenariat de fait en
faveur de la lutte contre le SIDA. Depuis, la famille
s’est agrandie, puisque cette année,
l’Organisation internationale du Travail (OIT) est
devenue le huitième coparrainant de l’ONUSIDA.
Deux
voies s’offrent à nous. Nous pouvons poursuivre nos
activités comme par le passé, et nous continuerons
à être débordés par l’épidémie et à voir des
souffrances indicibles se répandre sur la planète.
La deuxième voie est celle de l’espoir : nous
pouvons nous saisir de l’occasion qui se présente
aujourd’hui, grâce à l’existence d’objectifs
mondiaux consensuels contre le SIDA et de nouveaux
engagements visant à trouver les ressources nécessaires
à leur accomplissement.
Nous
finirons par vaincre cette épidémie. Nous le ferons
tous ensemble – le système des Nations Unies, les
Etats Membres, les groupements qui s’efforcent de prévenir
la propagation du VIH et tous ceux qui luttent pour
trouver des médicaments et mettre fin à la
discrimination, les communautés et les individus qui
démontrent jour après jour que, comme le proclame
notre Campagne, le SIDA les concerne.
Peter
Piot
Directeur exécutif
Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA)
Carol
Bellamy
Directrice générale
Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF)
Mark
Malloch Brown
Administrateur
Fonds des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
Pino
Arlacchi
Directeur exécutif
Programme des Nations Unies pour le Contrôle
international des Drogues (PNUCID)
Juan
Somavia
Directeur général
Organisation internationale du Travail (OIT)
Koichiro
Matsuura
Directeur général
Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la
science et la culture (UNESCO)
Gro
Harlem Brundtland
Directeur
général
Organisation mondiale de la Santé (OMS)
James
D. Wolfensohn
Président
Banque mondiale