Communiqué de presse N°2002-2
LE DIRECTEUR GENERAL S’INQUIETE POUR LA LIBERTE DE LA PRESSE DANS LES TERRITOIRES AUTONOMES PALESTINIENS
Paris, 24 janvier - Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, en visite au Brésil, a exprimé sa vive inquiétude au sujet des récentes mesures prises contre La Voix de la Palestine, la radio de l’Autorité nationale palestinienne, et la télévision officielle palestinienne, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie.
Koïchiro Matsuura a déclaré : “ Je suis très préoccupé par les récentes violations de la liberté de la presse dans la région. Je continuerai à soutenir la liberté d’expression et son corollaire, la liberté de la presse, à travers le monde entier, où qu’elles soient en danger. Je ne peux accepter que les médias et les journalistes puissent être pris pour cible pendant des conflits armés. L’UNESCO est très engagée dans la défense de la liberté d’expression, ainsi que dans celle de l’indépendance et du pluralisme des médias, inscrits dans notre Acte constitutif qui promeut "la libre circulation des idées, par le mot et l’image" ”.
Parmi les mesures qui ont suscité l’inquiétude de Koïchiro Matsuura figurent la confiscation et la destruction des équipements de radiodiffusion. Le Directeur général est également préoccupé par la politique du gouvernement israélien qui consiste à refuser de renouveler les cartes de presse des journalistes palestiniens, dont bon nombre travaillent pour des médias étrangers, les empêchant ainsi d’assurer la couverture des événements en Cisjordanie et à Gaza.
L’UNESCO a apporté une aide au développement des capacités et a fourni des infrastructures à la télévision PBC et à l’agence palestinienne WAFA. En 1998, l’UNESCO a aidé à créer le Forum des médias israélo-palestinien (IPMF) dont l’objectif est de bâtir, au niveau professionnel, un esprit de solidarité, d’encourager les échanges, et d’améliorer la qualité professionnelle des reportages sur des situations, événements et problèmes qui suscitent une préoccupation ou un intérêt communs. Bien que le Forum soit sévèrement handicapé par la montée de la violence, Koïchiro Matsuura a plaidé pour que son activité puisse continuer.
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