Communiqué
de presse N°2002-98
LES SEYCHELLES,
L'ILE MAURICE ET LE KENYA : CHAMPIONS D'AFRIQUE AUSTRALE, ORIENTALE
ET CENTRALE POUR LES MATHS ET LA LECTURE
Dar-es-Salaam, 4 décembre
- Les élèves en sixième année de scolarité
de l'Ile Maurice, du Kenya, des Seychelles et de la Tanzanie sont
les meilleurs de toute l'Afrique australe, orientale et centrale,
d'après une récente étude sur la qualité
de l'éducation, réalisée dans une quinzaine
de pays de ces trois régions.
Selon cette enquête menée
auprès de 45 560 élèves, accomplissant leur
sixième année de scolarité (moyenne d'âge,
13 ans), dans 2 493 écoles, les meilleurs lecteurs sont
ceux des Seychelles, immédiatement suivis par les Kenyans,
les Tanzaniens et les Mauritiens. Les résultats les moins
satisfaisants ont été obtenus au Lesotho, en Namibie
et en Ouganda.
En mathématiques, l'Ile
Maurice se trouve en tête de liste, précédant
le Kenya et les Seychelles. Les élèves de la Namibie,
du Lesotho et de l'Afrique du Sud ont obtenu les notes les plus
basses.
L'étude a été
rendue publique aujourd'hui, à Dar-es-Salaam (Tanzanie),
au cours d'une séance de la huitième Conférence
des ministres de l'Education des Etats d'Afrique (MINEDAF VIII).
Elle a été réalisée par le Consortium
sud-africain pour le suivi de la qualité de l'éducation
(SACMEQ), soutenu par l'UNESCO et dont sont notamment membres
les ministres de l'Education de l'Afrique du Sud, du Botswana,
de l'Ile Maurice, du Kenya, du Lesotho, de Malawi, du Mozambique,
de la Namibie, de l'Ouganda, des Seychelles, du Swaziland, de
la Tanzanie, de la Zambie, de Zanzibar et du Zimbabwe.
Se penchant sur les réussites
des systèmes scolaires de chacun des pays concernés,
l'enquête établit des critères de performance.
Selon ces derniers, les deux tiers ou plus des élèves
en sixième année de scolarité en Afrique
du Sud, au Lesotho, en Namibie et en Ouganda n'ont pas atteint
en lecture le niveau minimum requis pour leur permettre de "
juste survivre dans les classes supérieures ".
L'étude révèle
également de grandes disparités de résultats
entre les écoles d'un même pays. Les disparités
les moins frappantes ont été remarquées aux
Seychelles, ce qui témoigne d'un niveau relativement égal
de la qualité de l'enseignement à l'échelle
nationale. Les plus grandes disparités, désignées
par le rapport comme " inégalités majeures
", ont été observées en Afrique du Sud.
Outre les résultats dans
les connaissances de base, comme la lecture et le calcul, l'enquête
du SACMEQ examine une série d'autres facteurs qui peuvent
influencer la qualité de l'éducation : taux d'inscription,
budgets nationaux alloués à l'éducation,
différences linguistiques, nutrition des étudiants,
âge moyen et qualifications des enseignants, équipements
scolaires.
Dans tous les pays, presque la
moitié des élèves vont dans des écoles
qui, selon leurs directeurs, nécessitent des réparations
importantes ou doivent être entièrement reconstruites.
La situation la plus critique est celle de l'Ouganda et du Lesotho
où, respectivement, les trois quarts et un tiers des établissements
scolaires s'inscrivent dans cette catégorie.
Environ la moitié des élèves
vont dans des écoles sans électricité. En
revanche, seulement 15 % sont sans eau. Au Kenya et en Ouganda,
moins d'un quart des élèves ont leurs propres manuels
de lecture et de mathématiques. En Tanzanie, seulement
6% des élèves interrogés en possèdent.
Les budgets alloués à
l'éducation varient considérablement d'un pays à
l'autre. Le Swaziland, dont le budget alloué à l'éducation
est le plus élevé (28,5%), dépense quatre
fois plus que la Tanzanie (7%) qui enregistre le pourcentage le
plus faible. " Là où ces pourcentages sont
faibles, dit l'étude, on peut s'attendre à ce que
les sommes octroyées aux écoles soient en conséquence
les plus modestes, à moins que d'autres ressources financières
ne soient mobilisées ".
L'enquête montre que près
de la moitié de tous les élèves des pays
concernés ont redoublé une classe au moins une fois,
les Seychelles étant le seul pays où le redoublement
ne pose pas de problème majeur. Avec l'Afrique du Sud et
l'Ile Maurice, les Seychelles enregistrent également un
des taux d'inscription les plus élevés. Ce sont
les seuls pays où 90% des enfants de la tranche d'âge
concernée vont à l'école primaire.
Initié par une équipe
régionale de planificateurs en matière d'éducation,
le SACMEQ bénéficie d'un soutien technique de l'Institut
international pour la planification de l'éducation de l'UNESCO
(IIEP) basé à Paris et d'un soutien financier des
gouvernements d'Italie et des Pays-Bas. Son enquête est
la plus importante jamais menée sur la qualité de
l'éducation dans cette région. Elle vise à
fournir des données pratiques aux ministères de
l'Education, à les aider à déterminer les
domaines spécifiques où ils doivent concentrer leur
action afin d'améliorer leurs systèmes éducatifs.
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Contact
Jasmina Sopova
Bureau de l'information du public, Section éditoriale
Tél. : +33 (0)1 45 68 17 17
E-mail : j.sopova@unesco.org
à Dar-es-Salaam : (+ 255) 22 211 24 16
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Bureau de l'information du public, Section éditoriale
Tél. : +33 (0)1 45 68 17 06
E-mail : s.williams@unesco.org
à Dar-es-Salaam : (+ 255) 22 211 24 16
Portable (+255) (0) 7 44 61 30 74