Communiqué
de presse N°2002-21
DES REPRESENTANTS
GOUVERNEMENTAUX DE 26 PAYS S'ATTAQUENT A LA FRACTURE NUMERIQUE
Paris,
15 avril
En
2000, seuls 0,4 % des habitants de l'Afrique sub-saharienne utilisaient
l'Internet, bien loin des 54,3 % d'usagers aux Etats-Unis (*).
Afin
d'essayer de remédier à ce déséquilibre,
des experts de 26 pays de toutes les régions du monde se
sont retrouvés aujourd'hui à Paris pour la première
réunion du Conseil intergouvernemental pour le Programme
Information pour tous.
Cette
réunion de trois jours au siège de l'UNESCO est
présidée par la Péruvienne Graciela Rodriguez
Baca. Le Conseil se réunira tous les ans. Il étudiera
des mesures visant à surmonter la fracture digitale et
proposera des activités qui pourront être mises en
uvre par le Programme Information pour tous de l'UNESCO.
Ce
programme a été mis en place en 2001 afin de nourrir
le débat sur les défis politiques, éthiques
et sociétaux suscités par l'émergence de
la société mondiale du savoir et de mettre en uvre
des projets favorisant un accès équitable à
l'information. Il reflète une prise de conscience du rôle
croissant joué par l'information dans la création
de richesses et dans le développement, et du fait que la
participation à la " société mondiale
du savoir " est essentielle pour le développement,
tant social qu'individuel.
Reconnaissant
la nécessité de promouvoir un accès aux informations
du domaine public, le Programme Information pour tous met l'accent
sur cinq aspects :
-
Elaboration de politiques internationales, régionales et
nationales de l'information, basées en particulier sur
l'obtention d'un consensus international sur la notion de droit
fondamental à un accès universel et équitable
à l'information ;
- Développement des ressources humaines et des capacités
pour les adapter à l'ère de l'information, grâce
en particulier à la formation et à la création
de réseaux de formation ;
- Renforcement des institutions servant de points d'accès
à l'information, notamment création d'un portail
de l'UNESCO vers les organismes d'information du monde entier
;
- Mise au point d'outils et de systèmes de traitement et
de gestion de l'information, y compris l'analyse des besoins régionaux
et la planification de politiques ;
- Technologies de l'information au service de l'éducation,
de la science, de la culture et de la communication pour aider
l'ensemble des programmes de l'UNESCO à formuler et prendre
des décisions fondées.
Le
Conseil étudiera notamment les mesures possibles en vue
de résoudre la question de plus en plus urgente de la conservation
du patrimoine numérique, alors que d'immenses quantités
d'information contenues sur Internet disparaissent chaque jour
sans laisser de trace.
Dans son discours d'ouverture, le Directeur général
de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura a déclaré :
" Nous devons dépasser l'aspect technique et le côté
gadget des TIC [Technologies de l'information et de la communication]
et d'Internet. Nous devons faire en sorte que ces réseaux
et outils puissants soient utilisés efficacement pour combattre
la pauvreté et renforcer le développement, pour
offrir des opportunités à l'éducation pour
tous, pour garantir la diversité culturelle et linguistique
et pour renforcer la société civile ".
"
Les sociétés du savoir que nous créons actuellement
doivent être inclusives ", a dit le Directeur général,
soulignant : " aujourd'hui, leur création est entravée
par de nombreuses barrières d'ordre économique,
éducatif et social aussi bien que technique ".
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Pour plus d'information : http://www.unesco.org/webworld/news/2002/020412_ifap.shtml
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(*)
Rapport mondial sur le développement humain 2001, Programme
des Nations Unies sur le développement