Communiqué
de presse N°2002-71
AUNG SAN SUU
KYI LAUREATE DU PRIX
UNESCO-MADANJEET SINGH POUR LA PROMOTION DE
LA TOLERANCE ET DE LA NON-VIOLENCE 2002
Paris, 4 octobre - La Birmane Aung
San Suu Kyi a été désignée aujourd'hui
par le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro
Matsuura, lauréate 2002 du Prix UNESCO -Madanjeet Singh
pour la promotion de la tolérance et de la non-violence,
sur recommandation unanime d'un jury international.
Le jury, présidé
par Nasser El-Ansary, Directeur général de l'Institut
du Monde Arabe (Paris), a déclaré : " Aung
San Suu Kyi a été lauréate du Prix Nobel
[de la Paix] en 1991 pour avoir tenté d'instaurer la démocratie
en Birmanie. Devenue le symbole international de la résistance
pacifique face à l'oppression, elle poursuit aujourd'hui
sa lutte non-violente pour la démocratie et la tolérance
au Myanmar ".
Le jury a également décidé
d'attribuer cinq Mentions d'honneur dont deux à titre posthume.
L'une au journaliste américain Daniel Pearl, " qui
a perdu la vie pour avoir tenté de dénoncer l'injustice
sous toutes ses formes ". Le journaliste, qui travaillait
pour The Wall Street Journal, a été assassiné
par ses ravisseurs après avoir été enlevé
le 23 janvier dernier à Karachi (Pakistan) alors qu'il
enquêtait sur les réseaux islamistes.
L'autre Mention d'honneur attribuée
à titre posthume est allée à neuf journalistes
tués en Afghanistan dans l'exercice de leurs fonctions
: Johanne Sutton (France, Radio France internationale), Pierre
Billaud (France, RTL), Volker Handloik (Allemagne, Stern), Ken
Hechtman (Canada, Montreal Mirror), Ulf Stromberg (Suède,
TV4), Maria Grazia Cutuli (Italie, Corriere della Sera), Harry
Burton (Australie, Reuters), Azizullah Haidar (Afghanistan, Reuters)
et Julio Fuentes (Espagne, El Mundo), tous disparus en novembre
2001.
Simon Wiesenthal et le Centre Simon
Wiesenthal, en Autriche reçoivent la troisième Mention
d'honneur " pour leur dénonciation des crimes commis
par les nazis lors de la Deuxième Guerre mondiale et leur
travail d'éducation à la tolérance et à
la non-violence ".
Une quatrième Mention d'honneur
a été accordée à la Ramakrishna Mission
(Inde) " pour ses efforts continus à promouvoir les
principes de tolérance et de non-violence en venant en
aide aux populations défavorisées ", et une
cinquième à Kids can free the children (Canada),
" un réseau de jeunes qui transforme les enfants en
acteurs de paix au niveau local et international ".
Le jury du Prix se compose de cinq
membres : Tanella Boni, écrivaine et professeur de philosophie
de l'Université d'Abidjan-Cocody (Côte d'Ivoire),
Nasser El-Ansary; Inder Gudjral, ancien Premier ministre indien;
le sociologue mexicain Julio Labastida Martin del Campo, ancien
Sous-Directeur général de l'UNESCO chargé
des sciences sociales et humaines; Anatoli Torkunov, Recteur de
l'Institut d'Etat des relations internationales (Moscou).
Le Prix, doté d'un montant
de 100 000 dollars, vise à développer l'esprit de
tolérance dans les arts, l'éducation, la culture,
la science et la communication. Il est décerné tous
les deux ans pour récompenser des réalisations exceptionnelles,
de personnes ou d'institutions, qui ont contribué à
promouvoir la tolérance. Le Prix a été créé
en 1995 grâce à la générosité
de l'écrivain et diplomate indien Madanjeet Singh, Ambassadeur
de bonne volonté de l'UNESCO.
En 2000, le Prix avait été
décerné au patriarche égyptien Chenouda III,
chef de l'Eglise copte orthodoxe, qui uvre en faveur du
dialogue inter-religieux en Egypte comme au plan international.
En 1998, il avait été attribué de façon
conjointe au Joint Action Committee for Peoples' Rights du Pakistan
et à Narayan Dasai, militant anti-nucléaire indien
et promoteur du dialogue inter-ethnique et inter-religieux.
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Contact :
Monique Perrot-Lanaud
tél. 33 (0)1 45 68 17 14
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