Communiqué
de presse N°2002-92
LE GROUPE DE
HAUT NIVEAU EXHORTE LES ETATS A FAIRE DE L'EDUCATION POUR TOUS
UNE PRIORITE
Abuja, 20 novembre - Le Groupe
de haut niveau sur l'éducation pour tous, réuni
à Abuja ces deux derniers jours, a manifesté son
inquiétude devant le fait que 83 pays seulement, au vu
des tendances actuelles, ont atteint, ou sont bien placés
pour atteindre, les objectifs de l'accès universel à
l'enseignement primaire, l'égalité entre les sexes
dans l'éducation et la réduction de moitié
de leur taux d'analphabétisme.
Dans un communiqué publié
à l'issue de la réunion, le Groupe de haut niveau
- qui comprend 24 membres dont des ministres, des représentants
des bailleurs de fonds, d'agences des Nations Unies et d'organisations
non gouvernementales - a également exprimé sa préoccupation
face au déclin enregistré au cours des années
1990 par l'aide destinée à l'éducation. Selon
le communiqué, malgré de récents engagements
de quelques pays, la situation actuelle laisse penser que l'aide
internationale destinée à atteindre les objectifs
de l'Education pour tous (EPT) fera gravement défaut, bien
que les pays aient fait de grands efforts pour améliorer
mobilisation de ressources au plan national et efficacité.
Ces constatations figuraient dans
le récent Rapport de suivi sur l'éducation pour
tous 2002 : le monde est-il sur la bonne voie ?, rédigé
par un groupe indépendant, avec l'appui de l'UNESCO. Il
a servi de base aux discussions du Groupe de haut niveau sur l'éducation
pour tous.
Le communiqué exhorte la
communauté internationale à accélérer
la marche vers le respect des engagements pris au Forum mondial
sur l'éducation (Dakar, Sénégal 2000) et
à garantir qu'aucun pays ne sera handicapé par le
manque de ressources.
Les pays eux-mêmes ont également
besoin de renforcer leurs efforts, déclare le communiqué
qui insiste sur l'importance d'une bonne planification, tenant
compte du contexte économique des pays et des défis
que représentent la pandémie de sida et les conflits.
L'action visant à éliminer les inégalités
entre les sexes dans le primaire et le secondaire constitue une
autre priorité.
Le communiqué a également
souligné qu'il était important d'augmenter l'engagement
de la société civile en matière de planification,
de mise en uvre, de suivi et d'évaluation des efforts
déployés pour l'Education pour tous, ainsi que de
développer des compétences professionnelles afin
de parvenir à cet objectif.
L'amélioration des données
sur l'éducation est un autre grand sujet de préoccupation
pour le Groupe de haut niveau. La planification, le financement
et le développement de politiques pour l'éducation
dépendent en grande part de l'existence de données
fiables. Le communiqué pointe le besoin de disposer en
temps voulu de données qualitatives et quantitatives plus
exactes, plus fines ; il encourage les partenaires de l'Education
pour tous à intensifier leur soutien au renforcement des
capacités dans ce domaine.
Toutefois, le Groupe de haut niveau
a reconnu que des " avancées importantes " avaient
été réalisées et il espère
pouvoir constater une nette amélioration de la situation
lors de sa troisième rencontre, prévue pour l'année
prochaine en Inde.
" Cette deuxième réunion
a été particulièrement productive, a déclaré
le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro
Matsuura. Son travail a été intense et déterminé.
J'ai la certitude que nous avons aidé à remettre
l'Education pour tous sur les rails ".
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Contact
Sue Williams
Bureau de l'information du public, Section éditoriale
Tél. +33 (0)1 45 68 17 06. Email : s.williams@unesco.org
Le Rapport 2002
Education for all Global Monitoring Report : is the World on Track
? est disponible en format pdf à : www.unesco.org/education