Avis
aux médias N°2002-12
EXPLORER LA DERNIÈRE FRONTIÈRE
Paris, 10 mai - Les grands fonds
marins hébergeraient beaucoup plus d'espèces que
tous les autres environnements réunis. Et pourtant, à
ce jour, seul environ 0,0001 % de ces espèces vivantes
a fait l'objet d'études.
Il y a une vingtaine d'années,
des chercheurs américains découvraient des formes
de vie inconnues, capables de survivre à des températures
extrêmes, sans lumière et à des profondeurs
de plusieurs milliers de mètres. Le potentiel de ces découvertes
pour la médecine, l'alimentation et l'industrie est inimaginable.
Par ailleurs, les chercheurs estiment que de larges dépôts
de méthane congelé (hydrate de méthane) présents
au fond des océans pourraient apporter une solution aux
futurs besoins énergétiques de la planète.
Du 13 au 15 mai, la Commission
océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO
accueillera un atelier consacré à la faisabilité
d'une initiative mondiale en vue d'explorer cette "dernière
frontière" que sont les océans.
Parrainée par le Comité
d'études océanographiques (Ocean Studies Board)
du Conseil national de la Recherche des Académies nationales
(National Academies National Research Council) des Etats-Unis,
l'atelier IGOE (International Global Ocean Exploration) réunira
un panel d'experts provenant des instituts de recherches océanographiques
les plus prestigieux au monde, ainsi que des représentants
de gouvernements, de l'industrie, de la marine et d'institutions
intergouvernementales. Cette première rencontre permettra
d'aborder des questions correspondant aux différents intérêts
des pays dans ce type d'initiative, ainsi qu'aux ressources humaines
et techniques disponibles.
Ce projet, mené par les
Etats-Unis, fait suite à un rapport remis l'an dernier
au Congrès américain, concernant une stratégie
nord-américaine d'exploration des océans. Selon
les conclusions de ce rapport, une telle exploration à
l'échelle mondiale nécessitera des équipements
spécialisés permettant l'approche d'environnements
extrêmement hostiles, parmi lesquels des fosses océaniques
pouvant atteindre 11 000 mètres de profondeur, plongées
dans l'obscurité et avec des pressions plus de 1000 fois
supérieures à celle de l'atmosphère terrestre.
D'autres équipements, tels que brise-glaces, satellites
et bouées spécialement équipées, seront
également nécessaires.
Aucune nation ne peut prétendre
relever à elle seule ce défi, alors que la législation
internationale des mers et océans attribue aux nations
la souveraineté sur leurs propres eaux territoriales. Une
coopération internationale s'avère donc primordiale.
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Pour plus d'informations, contactez : Jodi Bachim, National Academies
Ocean Studies Board
Tél.: (1) 202 334-2628, Fax : (1) 202 334-2885 / E-mail
: jbachim@nas.edu
http://www4.nationalacademies.org/DEL/osb.nsf/web/Event003?/opendocument