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La Convention
concernant la protection du patrimoine mondial, culturel
et naturel, qui donna lieu à l'établissement
de cette Liste, fête ses trente ans. Adoptée
à Paris le 16 novembre 1972, elle est entrée
en vigueur en décembre 1975, après avoir
été ratifiée par vingt pays. Aujourd'hui,
elle compte 175 Etats parties, ce qui en fait l'instrument
juridique de l'UNESCO le plus universellement accepté.
Pour commémorer dignement cet anniversaire, l'UNESCO
organise à Venise, avec le concours du gouvernement
italien, un Congrès international placé
sous le parrainage de la Ville de Venise.
La rencontre,
intitulée " Héritage commun, responsabilité
partagée ", réunira, du 14 au 16 novembre,
quelque 500 experts dans les locaux de la Fondation Cini,
sur l'île de San Giorgio Maggiore. Son objectif
est triple : analyser les succès remportés
et les difficultés rencontrées au cours
des trente ans d'existence de la Convention ; promouvoir
la Convention en améliorant sa visibilité
et celle des actions que l'Unesco met en œuvre pour
protéger le patrimoine mondial ; déterminer
de nouvelles orientations. Ce troisième grand thème
de débat à l'ordre du jour à Venise
consistera à envisager de nouveaux partenariats
entre les secteurs public et privé susceptibles
d'aider à la préservation du patrimoine
mondial.
" La
Convention du patrimoine mondial est une force noble et
vitale du monde, qui encourage une coexistence pacifique
et honore notre passé tout comme notre avenir ",
affirme Koïchiro Matsuura, le Directeur général
de l'UNESCO.
En effet,
l'appellation convoitée de " patrimoine mondial
" est bien plus qu'un titre prestigieux. Elle accroît,
bien sûr, la popularité d'un site inscrit
sur la Liste, mais elle le place aussi sous protection
internationale et lui permet par conséquent de
bénéficier d'une aide collective si l'Etat
sur le territoire duquel il se trouve en fait la demande
à la communauté internationale.
Le Fonds du
patrimoine mondial investit ainsi près de quatre
millions de dollars par an pour aider les Etats parties
à préparer des candidatures de sites, pour
envoyer des missions de techniciens et d'experts et pour
accorder à des sites touchés par des catastrophes,
naturelles ou non, des aides d'urgence.
La ville de
Venise, inscrite - avec sa lagune - sur la Liste du patrimoine
mondial depuis 1987, constituera un cadre des plus adéquats
pour évaluer la trajectoire de la Convention dont
l'importance est marquée dès son préambule
qui affirme que " la dégradation ou la disparition
d'un bien du patrimoine culturel et naturel constitue
un appauvrissement néfaste du patrimoine commun
de tous les peuples du monde ".
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Pour plus
d'information : World
Heritage 2002
Contact :Lucia Iglesias Kuntz
Bureau de l'information du public, Section éditoriale
tél. : + 33 (0)1 45 68 17 02
e-mail: l.iglesias@unesco.org
Les journalistes
de la presse audiovisuelle souhaitant disposer d'images
peuvent s'adresser à Carole Darmouni
tél. : + 33 (0)1 45 68 17 38 ou 33 (0)6 18 01 88
82
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Pour obtenir
des photographies, s'adresser à Ariane Bailey
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E-mail: a.bailey@unesco.org
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