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La langue, les danses et la musique des Garifuna

Belize (soutenu par le Honduras et le Nicaragua)

Les traditions des Garifuna proviennent de descendants d’esclaves africains sauvés de l’île Saint-Vincent où ils avaient été exilés au XVIIe siècle pour avoir combattu la domination anglaise et française. Des communautés au Belize, sur les côtes du Honduras, du Guatemala et du Nicaragua, partagent une même et unique culture Garifuna. Environ 11 500 personnes vivent au sein de 10 communautés sur la côte atlantique et continuent à parler la langue garifuna - ou black carib –, qui contient des restes de la langue parlée par les habitants de Saint-Vincent et des apports africains. Musique et danse sont des aspects centraux et remarquables des communautés garifunas. Des instruments traditionnels, tambours, maracas, guitares et carapaces de tortues, sont utilisés lors d'événements religieux ou laïcs.

Menaces : Le garifuna n'est enseigné comme langue maternelle que dans un seul village du Belize. Il n'existe pratiquement aucune documentation concernant cette langue. La survie de la culture garifuna est menacée par le manque de perspectives économiques, l'urbanisation, des mesures foncières discriminatoires et l'incapacité du système scolaire à prendre en compte la langue et la culture. L'exode, la discrimination et le manque de soutien gouvernemental et d’appui financier sont d'autres facteurs de risque.

Plan d'action : La Déclaration sur la politique linguistique de la Nation Garifuna, adoptée en 1977, cherche à obtenir la reconnaissance de la langue et de la culture par les gouvernements du Belize, du Honduras, du Nicaragua et du Guatemala. Des mesures sont destinées à étudier et développer cette langue. Le plan d'action Garifuna cherche à répondre aux préoccupations de la nation Garifuna grâce à des activités liées à la terre, à l'éducation, à la langue et à la culture, à la santé et à d'autres questions sociales ainsi qu'au soutien à la communauté et au développement économique.